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Moristovari

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« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
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Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 26 août 2009 11:38

    La réalité n’est ni la mode ni les médias, il existe plus qu’un gouffre entre le monde vanté par la mode ou narré par les médias et la réalité même. S’informer, se tenir au courant des nouvelles du monde, par journal, radio, télé, internet, c’est important, mais au final il n’existe qu’une seule réalité, celle que nous vivons tous les jours.

    Que vois-je dans celle-ci ? Des femmes qui se maquillent, plus ou moins selon leur profession. Étonnant. Des hommes qui en général se contentent d’un déodorant. Etonnant. Les rares suicides apprit ont tous de meilleures raisons d’être que la laideur ou le « carcan social ».

    Les médias vendent du sensationnel et du rêve. Par conséquent ils offrent à notre curiosité de l’outrance. L’époque est aux émissions pressentant des cas particuliers affligeants : super-nanny, le coach, queer, on a échangé nos mamans et consorts. En elles-mêmes ces émissions sont inoffensives. Est néfaste par contre l’amalgame qu’on peut faire entre ce particularisme et la réalité même. Amalgame d’autant plus difficile a éviter que cette tendance des médias atteint aussi l’information d’actualité. Difficile alors d’avoir une idée juste du monde, de la réalité.

    Trois paragraphes pour dire que la réalité, pour peu qu’on la découvre par soi-même, qu’on quitte celle que nous offre un écran quelconque, est moins déraisonnable que ce qu’on veut nous faire croire.

    Il existe cependant une catégorie sociale propice à mélanger fiction et réalité : l’étudiant. Enfant cherchant à devenir adulte mais ne connaissant guère la réalité adulte, l’étudiant est en quête de repères et par malheur prend souvent les « adultes » improbables bêtifies par les médias pour modèles à suivre. On en apprend souvent les conséquences : boulimies, anorexies, violences, suicides : les médias se délectent des fruits de leur œuvres.



  • Moristovari Moristovari 25 août 2009 18:34

    Étrange situation : cet article qui se fait le chantre de la beauté intérieure est anorexique par sa forme et simplet par son contenu.

    Le goût humain pour la beauté n’est pas une dictature des sens ou de l’esprit, c’est une attitude naturelle à défaut d’être juste, cela fait partie de notre bagage d’humanité. Critiquer la pauvreté, la maladie, l’autorité, c’est là de justes causes. Critiquer l’inégalité engendré par la beauté, cela fait bien partie d’une certaine vision du monde rejetant toute différence au point de devenir indifférente à tout. Morice l’expliqua fort bien à une jeune activiste de sos racisme venue dans son émission : l’important n’est pas de ne plus faire de différence, d’ignorer la couleur de peau de son interlocuteur, mais d’en prendre note et de l’accepter.

    L’humanité, ce n’est pas que des qualités et ce ne doit pas être que des qualités. Le problème posé ici est moins le « culte des apparences » que la méconnaissance que l’Homme a de lui-même. « Connais-toi toi-même », c’est là une instruction fondamentale et pourtant oubliée par toutes les éducations nationales. Dans sa quête de beauté l’Homme nuit souvent aux autres, volontairement ou involontairement. Cet « involontairement » peut être résolu.



  • Moristovari Moristovari 24 août 2009 21:41

    « Aujourd’hui, on a le droit d’être en colère, mais faut le demander gentiment »

    J’apprécie beaucoup les articles de type philosophique, si rare en cette contrée ancrée dans le présent, cependant celui-ci est un peu fourre-tout, bazaroïde. Finalement il est difficile d’apporter un commentaire tant les problématiques sont nombreuses.

    A défaut, voilà une vidéo qui pourrait vous intéresser et que vous avez peut-être déjà vue récemment, sur agoravox tv :

    Les fondements moraux des libéraux et des conservateurs

    Car l’un des problèmes fondamentaux de votre article, c’est : « Pourquoi, à l’heure où l’Homme occidental a toute les clés pour être libre, responsable et maître de lui, continue-t-il à faire preuve d’une inexcusable inconscience vis-à-vis du futur ? »

    J’encourage aussi la lecture d’’éloge de la fuite" d’Henri Laborit. Cordialement.



  • Moristovari Moristovari 22 août 2009 14:55

    La communication humaine à toujours été limitée par ses sens et par le monde. L’évolution à fait que la vue et l’ouïe sont au centre de notre système communicatif. La technologie communicative n’eut jamais qu’un but : libérer les sens humains du temps et de l’espace.

    L’écriture, l’imprimerie, le téléphone, internet, la visiophonie mobile, permettent à l’Homme de tromper le temps et l’espace. Mais, avec ou sans téléphone ou internet, quand des individus communiquent, c’est toujours l’homme face à l’homme et il n’y aurait pas de communication sans l’existence d’un langage. La technologie, en tant qu’outil, est par delà bien et mal, n’améliore pas le langage : la technologie à une influence quantitative sur la communication, non qualitative. Avec ou sans technologie, le schéma de Jakobson reste le même.

    Oui, l’Homme ne peut se dépasser que par l’éducation. Mais la technologie n’est que le support des idées. Plus authentique univers démocratique existant, internet reste majoritairement encombré par la pub, les blogs, la pornographie et les jeux. Internet n’a pas réveillé une majorité de consciences malgré son omniprésence et la visiophonie ne fera pas mieux. Au final, pour qui souhaite améliorer l’éducation, la technologie importe moins que la recherche des travers de la linguistique et du comportement humain.

    Votre article possède de nombreux défauts. D’avance un amateurisme confirmé par des raisonnements simplistes et de nombreuses suppositions gratuites, élogieuses voir dithyrambiques. Puis une vision du monde réductrice à la limite du scientiste. Enfin une philosophie de comptoir malvenue. C’est là l’article d’un gourou, pas d’un scientifique ou d’un philosophe.



  • Moristovari Moristovari 21 août 2009 13:47

    Effectivement, l’Histoire montre que toute révolution est d’abord intellectuelle, culturelle : ainsi les lumières rendirent possible la réalité de 1789, le marxisme celle de 1917... Mais les révolutions des masses, toujours, trahissent celles des idées et finissent mal. D’où le mot de Deleuze : « toutes les révolutions ont échouées ».

    Pulsion de vivre ensemble : ce ne peut être qu’un oxymore. Toute pulsion à pour origine et but l’individu. La solidarité nationale allemande des décennies 30-40 fut tout sauf une fraternité. Les nations vainqueurs de la grande guerre eurent un temps de fraternité due à la victoire (tout comme la courte unité nationale française après la coupe du monde 98) ; l’Allemagne perdante fit ce que fait tout mauvais perdant : trouver un bouc émissaire expliquant l’échec (les juifs...), critiquer l’attitude des vainqueurs (diktat de Versailles) et espérer une revanche (grande Allemagne, 3ème reich). Les idées d’Hitler incarnaient parfaitement ces désirs naturels à chaque allemand.

    La seule intelligence collective humaine est indirecte et minimale : c’est les instincts et pulsions, et c’est pourquoi il est souvent plus facile de convaincre une foule qu’une personne. Le concept d’inconscient collectif de Jung à toujours été assez creux, hypothétique.

    Critique envers l’utilisation comme argument d’autorité des idées de « démocratie » ou de « droits de l’homme » par les politiques, vous apprécieriez certainement la lettre G de l’abécédaire de Deleuze. Y ait dit : « Le respect des droits de l’Homme [...] ça fait tellement partie de cette pensée molle de la période pauvre [...] c’est du pur abstrait, c’est vide. » Nulle tables de la lois sacralisés, seule compte la jurisprudence, le cas par cas.

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