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Moristovari

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« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
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Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 20 août 2009 19:34

    Article plein de bon sens mais, comme tant d’autres, simple constat stérile d’un certain présent idéalisé, sans vraie conséquence positive envers le futur imprévisible. Pour reprendre la citation de Bergson utilisée dans votre précédent article :

    « Au fond des doctrines qui méconnaissent la nouveauté radicale de chaque moment de l’évolution il y a bien des malentendus, bien des erreurs. Mais il y a surtout l’idée que le possible est moins que le réel, et que, pour cette raison, la possibilité des choses précède leur existence  »

    L’Homme croit souvent qu’avant d’être réel, les choses puissent être possible. Ce préjugé naturel est une erreur. Comme le dit Bergson, pour écrire les œuvres de Shakespeare, il fallait être Shakespeare. Une révolution ne s’anticipe pas comme un phénomène météorologique et ne se forge pas comme un outil. Une révolution, c’est un phénomène de masse, et l’Homme n’ayant aucune intelligence collective, la plupart des mouvements de foule sont affaire de simples pulsions individuelles qui s’accordent dans l’instant comme un diapason et créés l’action.

    Or, ici, comme tant d’autres, vous constatez, vous imaginez. A priori cela n’a rien de fâcheux ; mais personnellement je pense que ces constats stériles, ces désirs exprimés, ces anticipations, freinent la possibilité d’existence d’une révolution : une révolution, c’est avant tout affaire de pulsion, et discuter d’un problème, tel qu’aujourd’hui tant de monde le fait sur internet - et plus rarement dans le réel - c’est libérer une partie de cette pulsion, c’est un catharsis.

    Bref, parler de révolution sans la moindre action constructive, même à petite échelle, c’est diminuer la probabilité d’apparition d’une révolution dans l’avenir.



  • Moristovari Moristovari 19 août 2009 21:55

    « Au fond des doctrines qui méconnaissent la nouveauté radicale de chaque moment de l’évolution il y a bien des malentendus, bien des erreurs. Mais il y a surtout l’idée que le possible est moins que le réel, et que, pour cette raison, la possibilité des choses précède leur existence  » - Bergson

    L’Homme croit souvent qu’avant d’être réel, les choses puissent être possible. Ce préjugé naturel est une erreur. Comme le dit Bergson, pour écrire les œuvres de Shakespeare, il fallait être Shakespeare. Une révolution ne s’anticipe pas comme un phénomène météorologique. Je dirais même que cette anticipation freine la possibilité d’existence d’une révolution : une révolution, c’est avant tout affaire de pulsion, et discuter d’un problème, tel qu’aujourd’hui tant de monde le fait sur internet - et plus rarement dans des cafés citoyen ou sur le divan d’un psy - c’est libérer une partie de cette pulsion, c’est un catharsis.

    Une révolution ne peut être que de « gauche  ». Pour Deleuze, être de « gauche  » ou de «  droite  », c’est une affaire de perception : la droite, c’est d’abord penser à soi avant les autres, la gauche c’est l’inverse. En cela la droite est la tendance naturelle de l’Homme, égoïste par nature : qu’importe qu’une révolution arrive et établisse un gouvernement de gauche, solidaire et fraternel ; avec le temps ce dernier finira toujours par sombrer à droite.

    La plupart des gouvernements occidentaux sont de «  droite ». Ne réussissant guère à résoudre les problèmes pour lequel ils ont été élus, leur seul moyen de conserver le pouvoir est la démagogie, le mensonge, la surveillance et la répression, de plus en plus visible avec le temps. Les citoyens n’ont plus confiance en ces gouvernements mais c’est aussi réciproque. Telle une poule se sachant couver une bombe, un gouvernement de droite fait tout en sorte d’éviter qu’elle explose. Finalement il ne recherche que sa seule survie, se confondant dans la nation qu’il dirige, luttant contre le mécontentement des citoyens comme contre la propagation d’un cancer.

    Mais on sait tous comment finit un cancer.



  • Moristovari Moristovari 18 août 2009 15:54

    @ Fergus : La seule réponse possible est : la confiance. On peut diviser les sociétés en deux sortes : celles qui ont confiance en l’Homme et celles qui voient sa nature comme mauvaise. Ces dernières sociétés déploient donc un arsenal juridique et policier destiné à maintenir une certaine idée de l’humanité. Les pays qui ont légalisés les drogues n’ont pas sombré dans l’anarchie.

    Le sport tend vers le dépassement de soi. Le dopage aide ce dépassement mais la volonté individuelle reste fondamentale. Le dopage existe donc faisons avec, permettons-le, de toute manière c’est une nutrition destiné à renforcer le métabolisme comme une autre. Qui peut reconnaître un dopé d’un non-dopé ? Le dopé à un comportement normal et c’est nécessaire. Il faut que l’intellect reste maître du corps car la volonté seule permet l’effort, le dépassement de soi : ainsi l’effet placebo, ainsi les exploits sportifs.

    @ MarcDS : Notre civilisation tend vers plus de technique et c’est cette tendance qui pousse a voir le monde comme simple mécanique - manipulation génétique, technocratie... Mais cette tendance ne peut être arrêté : son origine vient de l’intellect humain même. Bergson (justement cité par l’auteur) fut l’un des premiers à comprendre que notre manière de voir le monde, le fonctionnement de notre intellect (logique, rationnel...), nous empêche de discerner la totalité du réel. La réalité est plus vaste que le fruit de nos perceptions ou de nos analyses - car notre manière de raisonner est conditionné par le fonctionnement de notre intellect. Ainsi, et c’est un sujet central de son œuvre, l’Homme ne peut connaître le temps : la raison ne peut qu’enregistrer des instants et non le temps véritable, la réalité en perpétuelle évolution.

    Accepter le dopage c’est accepter le monde réel. C’est ne pas essayer d’imposer un monde factice à la seule gloire de l’homme. L’homme doit accepter la réalité et les conséquences qu’il a sur elle. Le dopage existe et il n’est ni bon ni mauvais. Seul l’homme décide de l’utiliser de tel ou telle manière. Le bien et le mal, c’est l’homme qui le crée.

    @ Fergus & MarcDS

    Donc que chaque homme prenne ses responsabilités. Qu’on l’informe des conséquences du dopage - encore peu connues car peu étudié aujourd’hui - et qu’on lui permette de l’utiliser. Mieux vaut pouvoir choisir la mauvaise voie qu’être forcé de prendre la bonne.



  • Moristovari Moristovari 17 août 2009 23:19

    Comme la drogue, le dopage serait plus profitable légalisé que combattu. Le dopage existe et ne disparaîtra pas. La face du sport en a été changé mais le passé ne reviendra pas.

    Toute répression est une régression, une vaine tentative de maintenir un certain système en place. Vaine car tout facteur nouveau ne peut être écarté ou ignoré. La seule possibilité est l’adaptation. Ainsi, l’église ne s’est pas adapté à l’arrivée des science et maintient la bible comme seule vérité ; résultat elle empêche l’épanouissement du système entier.

    Le sport moderne a toujours été à la fois une question de volonté et de technique. Volonté des individus, technique du matériel. Chaussures des coureurs, maillots des nageurs, tout cela empêche les records d’être de vrais records humains. On peut donc louée la sagesse des anciennes olympiades grecques ou la nudité obligée révélait moins les corps que les réelles capacités des hommes.

    Nous sommes dans une civilisation basé sur la technique, pourquoi combattre le dopage ? Légalisons-le, laissons la science concocter la potion la plus adapté a chaque compétition. Prenons l’humain pour ce qu’il est, un matériau parmi d’autres d’une réussite sportive, récompensons donc aussi les vêtements, les substances sans qui rien ne serait possible.



  • Moristovari Moristovari 17 août 2009 13:51

    Excellente rétrospective, plus juste et sincère que bien des commémoratives gênées (comment une époque bourgeoise et vieillissante pourrait louée une époque jeune et contestataire ?). Un seul point à reprendre, le cinéma de cette année dont vous dites « Rien de bien extraordinaire en vérité », ne rappelant qu’un seul film Easy Rider. En vérité le cinéma de cette époque, et cette année ne fit pas exception, était tout comme la musique actuelle : en pleine mutation, engagé, foisonnant et éclectique. Donc pour remettre le cinéma de 1969 à sa vraie place :

    On achève bien les chevaux - La horde sauvage - Il était une fois dans l’ouest - Le clan des siciliens - Les damnés - Macadam Cow-Boy - Z -L’aveu - L’armée des ombres - Bulitt - La party - Andreï Roublev - Satyricon - Butch Cassidy & Le Kid - entre autres...

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