• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Moristovari

Moristovari

« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 5 200 196
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 223 72 151
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique








Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 13 août 2009 11:33

    Il y a méprise : étant meilleur cinéphile qu’historien, c’est votre remarque sur la tranquillité du far-west qui m’intrigue.

    Pour celle concernant les westerns et les indiens, il ne fait aucun doute qu’elle est fausse. N’oublions pas qu’en 1950, le cinéma avait déjà un demi-siècle derrière lui. Si tous les westerns n’ont pas d’indiens comme personnages, la plupart des pionners du genre les montrèrent d’une manière caricaturale, voir dégradante. Cette image des indiens donnée par le cinéma s’est heureusement progressivement améliorée avec le temps.

    Dans les premiers westerns les indiens étaient pour les scénaristes une simple « force de la nature » dangereuse créatrice de péripéties pour le héros - cowboy, colon ou cavalerie. Par la suite de meilleurs scénarios apparurent, humanisant un peu les personnages principaux mais restant manichéen avec les autres dont les indiens, alors rarement dotés de qualités sympathiques, sauf notables exceptions. C’est seulement au début des années 50 qu’arriva une vague de film pro indien. Échantillon de cette avant-garde : La flèche brisée 1950, La Porte Du Diable 1950, Bronco Apache 1954, La dernière chasse 1956...

    Une critique de 1966 à propos du Massacre de Fort Apache, 1947 : « Le film a une importance quasi historique : pour la première fois, l’indien y était représenté avec sympathie, comme une victime de l’homme blanc ».

    Une critique de 1978 à propos de Bronco Apache, 1954 : « C’est avant tout pour sa réhabilitation de l’indien au cinéma que Bronco Apache marque une date. »

    Quand aux westerns ne ménageant guère les indiens, les décennies 30-40 n’en manquent pas. Pour l’exemple, citons « le premier rebelle » 1939.

    A la fois symbole privilégié du danger de l’ouest sauvage, victime d’un racisme anti-indien encore présent dans l’imaginaire collectif et sujet tabou touchant un génocide (que l’Amérique taira au plus fort de son patriotisme jusqu’aux années 1950, début des désillusions), l’étiquette de méchant et de sauvage des indiens fut bien, et longtemps, une réalité au cinéma.



  • Moristovari Moristovari 12 août 2009 20:22

    La seconde remarque est insolite. Y’a-t-il des sources pour l’étayer ?



  • Moristovari Moristovari 12 août 2009 14:38

    Ce film concentre tant de thèmes et de réflexions qu’il en remonte à bien des films « d’auteurs » ou « intellectuels ».

    La fin de la conquête de l’ouest, la confrontation entre quatre visions du western (classique à la Ford, crépusculaire à la Peckinpah, spaghetti à la Léone et comique à la Trinita), un rapport maître-élève étonnant. Dans l’ordre naturel des choses, un élève doit trahir son maître pour être maître à son tour - à la manière d’un fils qui doit tuer le père pour devenir adulte. Dans ce film Personne concrétise cette idée tout en la sublimant : le meurtre est ici un simulacre cachant une volonté de rendre hommage au maître et à son enseignement en leur procurant l’immortalité. A la fin tout le monde est satisfait : Beauregard part tranquillement à la retraite ; Personne, libéré d’obligation envers son maître pour l’avoir fait entrer dans les livres d’Histoire, peut vivre sa vie à sa façon.

    Ce film est à l’image du rapport entre Beauregard et Personne : généreux, dénué d’esprit revanchard ou de jugement. Mon nom est personne réconcilie plusieurs visions du western mais marquera surtout l’Histoire comme étant le chant du cygne d’un genre jusqu’alors majeur du cinéma.



  • Moristovari Moristovari 10 août 2009 18:23

    « Le crédit, c’est comme le tabac ». Il y a aussi ceux qui savent que le tabac réduit l’espérance de vie et les autres. Mais combien arrêtent de fumer en connaissance de cause ? Pas la majorité. L’Homme est un être de désir et gagner du pognon, sans souci d’en profiter, est une raison de vivre en soi - voir l’avare. Continuer de fumer malgré les conséquences ou tuer un mandarin en chine pour l’héritage, même satisfaction du désir, même combat. Lire un journal en tant que député en plein milieu de l’assemblé nationale : comportement irresponsable mais rationnel.

    L’une des principales causes des réformes des XV-XVIème (protestantes, catholique...) est un renouveau spirituel en opposition avec l’importance consacrée par l’église aux biens matériels. Comment, dès lors, ces réformes auraient-elles pu profiter au crédit ? Ce renouveau religieux dû toucher les classes populaires mais pas les classes dirigeantes dont la tendance était depuis toujours, mais encore davantage depuis les mirages d’or de l’Amérique : gagner plus donc permettre autant que possible le prêt à intérêt. Au moyen-âge, certains rois n’hésitaient pas à emprisonner les banquiers qui leur résistaient. A la renaissance le fait est plus rare : indice de la montée du pouvoir économique qui mènera au capitalisme.

    La politique crée, involontairement, les crises économiques, soit. Mais c’est la structure de la pensée, le comportement humain qui pousse les dirigeants à vouloir pour leurs nations ou entreprises - et pour eux - plus d’argent, plus de croissance, plus de puissance, dans une quête irréaliste - insensé - vis-à-vis du contexte global.



  • Moristovari Moristovari 10 août 2009 14:12

    Très intéressante rétrospective historique, quoique - évidemment - caricaturale du fait de sa concision : dans la réalité, une seule cause entraîne rarement une seule conséquence, et inversement. Par exemple, les raisons d’agir du pape ayant financé l’invasion de l’Angleterre par Guillaume d’Orange sont ici mal expliqués : en quoi la mise en place d’une monarchie protestante a un rapport avec le prêt à intérêt ayant fait la fortune de sa sainteté ? A moins que le protestantisme, comme le judaïsme, autorise cet acte, ce qui serait assez étrange.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre Société Culture Culture

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/