« Ce genre d’ultrasimplification me paraîtra toujours suspect. Certains ne proposent pas aussi des théories sur l’activité physique et magnétique du noyau de la terre ? »
La terre est un système thermodynamique qui communique avec l’espace.
L’énergie du systeme provient à 99.9% du rayonnement solaire (les 0.1% restant étant la géothermie).
Ce n’est simple qu’en apparence. Il y a tout un tas de rétroaction positives et négatives à prendre en compte pour faire des prévision sur l’évolution du système. En revanche les paramètres thermodynamiques sont connus et circonscris. C’est à cause de cela que différents modèles sont proposés.
2018 est plus élevé que 2015 et 2017 constitue un pic sans précédent depuis le début des mesures. Mais je ne rentrerai pas dans ces discussions là car on ne peut pas discuter de la température année par année en disant « tiens ça baisse là, ça monte là etc... ».
Jamais le GIEC n’a prétendu que chaque année devait être plus chaude que la précédente. La seule information lisible est la courbe de moyenne annuelle glissante.
Et celle-ci montre une tendance haussière INDENIABLE que la variabilité naturelle seule ne peut pas expliquer.
Vous pouvez avoir une variabilité cyclique, mais si chaque pic de cycle est plus haut que le précédent, alors il y a une tendance haussière que le seul cycle ne peut pas expliquer.
Je ne sais pas si c’est une faiblesse, ce n’est pas une démonstration mais c’est une corrélation que l’on ne peut zapper sans chercher, non ?
Lorsque le GIEC fait son rapport et utilise les modèles établis par les scientifiques, il arrive plutôt bien à expliquer en tenant compte de tous les facteurs connus influant sur la température du système terre. En réalité il y en a peu :
La terre reçoit de l’énergie sous forme d’onde visible et UV La terre émet de l’énergie sous forme d’Infra Rouge
Les facteur à connaitre sont ce qui réflechi le rayonnement incident (les aérosols, nuages) et ce qui bloque le rayonnement sortant. (Les GES) et les cycles de ces facteurs.
Le rayonnement cosmique aurait peut être un rôle à jouer dans la formation des nuages par exemple.
Le facteur n°1 du réchauffement reste cependant le CO2 de part la rapidité de celui-ci, de sa parfaite correlation temporelle avec nos activité, des observations et mesures atmosphériques.
Le modèle de Scaffeta prétend expliquer 60% du forçage radiatif... quid des 40 autres % ?
C’est une contribution intéressante.
Sa grande faiblesse c’est de ne pas partir des équations connues de la thermodynamique et de la physique radiative pour reconstruire les températures observées, mais d’appliquer des transformées de fourrier pour « trouver » la décomposition qui s’approche le plus des courbes de températures observées.
Egalement, le papier de 2016 étudie la période 1850-2015. Hors, les années 2016-2107 et 2018 constituent des records qui s’écartent de son modèle et que l’IPCC avait anticipé dans les siens.