"il m’a semblé dernièrement que l’évocation par des membres du gouvernement et le chef de l’État de la dimension spirituelle de l’homme a soulevé une indignation (bien souvent feinte) qui n’avait pas lieu d’être."
Qurl euphémisme ! Le chef de l’état a fait bien plus qu’"évoquer la dimension spirituelle de l’homme" : Relisez ses discours, repris dans un récent article de Simond par ex : "Laïque, vous avez dit laïque ?"
Le discours du chef de l’’état est clairement exclusif :
En disant, « Finalement, le Dieu unique des religions du Livre. Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. » , les athées et agnostiques ne sont ils oas exclus de l’humanité ou sont ils croyants sans le savoir ?
Et la morale laïque aurait, selon le président, besoin d’être complétée par la morale religieuse, que doit on en déduire de la morale des athées ?
"Refuser à un homme public le droit de s’exprimer sur une conception spirituelle de l’homme fait de l’athéisme une religion"
M Sarkozy a le droit d’avoir un position spirituelle, il peut même être praticant et il a le droit de s’exprimer là dessus à titre personnel, en tant que citoyen, mais en tant que président de la république, lors des discours officiels, il a le devoir de respecter le principe de laïcité, c’est à dire qu’il ne doit pas favoriser une position spirituelle au dépend d’un autre or, par ses discours, il a clairement dénigré l’athéisme.
Sur le point 1, je suis d’accord sur l’aspect sacrificiel de la morale mais ce sacrifice doit être librement consenti.
Par contre, je ne vous suis pas trop quand vous affirmez que les devoirs moraux ne prennent pas en compte l’intérêt des personnes. Sur quoi alors fondez vous la morale ? Un devoir moral peut il aller à l’encontre de l’intérêt de tous ?
Si l’on reprend l’exemple d’Hitler, si tu ne penses pas pouvoir l’aimer crois-tu lui devoir du respect, non bien sûr parce que c’était tout sauf quelqu’un de respectable et de respectueux, au même titre que pour la morale, le respect, pour avoir de la valeur, doit être réciproque. Il n’y a donc pas de respect universel.
Nuançons ::
Je n’ai aucune estime pour les criminels mais je suis contre la peine capitale, que j’estime moralement condamnable. Pourquoi est ce que je défends la vie des criminels ? Par un certain respect, non pas pour les criminels en particulier mais pour la vie d’un être humain. C’est ce que je considère comme le respect universel mais ce dernier n’implique pas ni l’amour, ni même de l’estime.
Pourquoi n’exécutons nous pas les criminels sans procès, pourquoi suivons nous certains règles pour les traiter ? Pourquoi faire des procès équitables ? Tout cela, par respect du droit de tous, du droit humain. Dans le cas contraire, on serait dans une société immorale.
"Respect" ici est sans doute un mot ambigü : je ne saluererai pas cordialement un nazi mais par "respect", je ne les condamnerai pas non plus sans procès.
Oui la morale exige le respect des autres mais on sait bien que dans les faits beaucoup de ceux qui prônent la morale n’y incluent pas forcément la réciprocité : faîtes ce que je dis pas ce que je fais".
Les moralistes ne sont pas moraux, c’est précisément ce que je critique chez certains religieux.
A propos du respect, je pense qu’il faut distinguer la manifestation du respect qui est effectivement relative à la culture et le respect qui a un sens universel : ne pas être indifférent ni être méprisant vis à vis de l’existence de l’autre.