Oui, je recherche des essais pour ma liseuse et franchement, sorti des gros classiques (mais tout de même appréciables à redécouvrir, surtout qu’ils sont dans le domaine public), l’offre est ridicule !
Tablette ou liseuse, j’ai pas mal hésité, pour les mêmes raisons. Il y a toujours la tentation de rationaliser les supports en ayant un qui fait tout. Le confort de lecture était un argument décisif : je lis beaucoup, pas occasionnellement, donc, c’était mal barré pour la tablette. Mais surtout, après mûre réflexion, j’en suis arrivée à la conclusion que la tablette ferait double usage et mal, avec mon ordinateur portable. Certes, je ne me traîne pas mon ordi partout, mais une tablette fait juste moins de choses que lui e moins bien. Pour la mobilité pure, j’ai mon smartphone qui fait pas mal de trucs que fait une tablette, mais qui, en plus, me permet de téléphoner. Donc, la tablette aparait comme un équipement redondant.
Mais surtout, avec la liseuse, je ne suis pas distraite pendant ma lecture comme je le serais probablement avec une tablette ou mon ordi. Je ne vais pas couper une lecture pour checker mes mails ou balancer des oiseaux sur l’écran.
Oui, tout à fait d’accord avec la différence livre de poche - beau livre. Ainsi, j’ai acheté L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet en format papier, parce qu’en numérique, ça n’aurait aucun sens !
La bibliothèque du village est tout de même assez restreinte en choix, de par ses contraintes de taille. Quand j’étais étudiante, je tapais très régulièrement à la BU où je trouvais vraiment tout ce que je voulais. Butiner dans les rayonnages, c’est très exactement ce que permet de faire Calibre. Je pense que sans Calibre pour gérer ma bibliothèque numérique, c’est très simple, je n’aurais jamais franchi le pas. Une liseuse toute seule, déconnectée de mon ordinateur et seulement connectée à une librairie propriétaire a, pour moi, beaucoup moins d’intérêt.
En fait, maintenant que j’y pense, c’est par Calibre que j’en suis venue aux liseuses. Au début, c’est quelques personnes qui partagent avec moi des livres numériques qu’elles ont aimés ou écrits (merci encore à Irène Delse pour son travail et sa gentillesse !) et comme je n’avais pas de logiciel pour les lire, j’ai installé Calibre. Devant l’élégance de la gestion des livres, j’ai tout de suite été captivée par les possibilités offertes pour la rationalisation de la gestion des stocks, moi qui suis naturellement bordélique. Et j’ai trouvé que de devoir rester plantée devant ma bécane pour lire était gravement chiant et pas que les jours de beau temps.
Quand Kobo a soldé sa liseuse à moins de 50€, je me suis dit que le test ne serait pas atrocement couteux si cette technologie ne me satisfaisait pas. Et j’ai été pleinement satisfaite.
Pour ce qui est des randos l’été, c’est bien ce que je dis dans mon papier : avec une liseuse autonome en éclairage, il devient tout à fait possible d’envisager de lire pendant le bivouac du soir. Ma liseuse fait moins de 200g et c’est une surcharge que je suis prête à assumer pour avoir l’extrême plaisir de lire vraiment n’importe où et n’importe quand. Tout Proust à la montagne en moins de 200g : elle est pas belle, la vie ?