Ce qui est aberrant, ce n’est pas l’existence de cette théorie qui permet de justifier les transferts de richesse massifs des travailleurs qui la produise vers ceux qui prônent cette forme de redistribution, c’est surtout que toute la politique économique repose là-dessus depuis plus de 30 ans avec les résultats que l’on connait et que la comédie continue. Quand on voit qu’on file des milliards et des milliards aux entreprises sans aucune contrepartie sous prétexte qu’elles créent de la richesse... si les entreprises créent de la richesse, pourquoi leur filer du fric en plus ? Et tout cet argent sorti des caisses solidaires pour augmenter la compétitivité des entreprises, on ne le voit jamais revenir - et pour cause : des gens comme Denis Robert nous ont clairement montré ce que cet argent devenait - ni créer d’autre effet boule de neige que l’augmentation des inégalités. C’est absurde, mais on continue : http://blog.monolecte.fr/post/2012/04/20/electorama
Je rappelle aussi le très bon papier de Lordon qui expliquait de la même manière que les entreprises ne créent pas d’emplois : ce sont les bons de commandes qui nécessitent d’embaucher ou pas... c’est donc la demande et non pas l’offre qui crée le mouvement, en économie : http://blog.mondediplo.net/2014-02-26-Les-entreprises-ne-creent-pas-l-emploi
La dame te dit qu’entre l’arbitraire du rapport de force et la régulation de la loi, quand il s’agit de négocier ta force de travail, mieux vaut la loi.
Je suppose que pour la grand-mère, c’était le cas : elle a passé sa vie dans la mauvaise pointure. Cela dit, elle était l’aînée de 8 enfants, c’est elle qui aurait dû avoir les pompes neuves, mais je pense qu’en fait, elle devait avoir celles de sa mère... qui devait chausser petit.
Pas forcément. J’ai un ami qui avait des chaussures de montagne qu’il avait payé bien cher. Il les a mises 2 ou 3 fois. La quatrième, il part pour une traversée des Pyrénées et tout l’intérieur lâche, les hachant littéralement les orteils. Il a dû abandonner. Je lui dit que la godasse n’a pas supporté l’usage intensif de 10 jours de montagne non stop. Il me répond qu’elle a été prévu pour cela. Il est allé au magasin avec ses groles et à ma grande surprise, ils l’ont intégralement remboursé.
Les cordonniers ont disparu, bouffés par notre consumérisme : on jette dès que c’est très légèrement abîmé. Il y en avait un, un père de famille nombreuse qui était au RSA, qui avait ouvert sa boutique pour subsister. Un jour, sa boutique est restée fermée. J’ai appris qu’il s’était suicidé.