Bonne idée : à compétences égales et donc CV équivalent, la sélection se fait forcément par des choix discriminants : sexe, gueule, opinion, feeling. Sans compter que ce n’est pas forcément le candidat le plus sympatoche à l’entretien qui sera le plus efficace en poste. Bref, quand on voit la médiocrité des techniques de recrutement actuelles, un tirage au sort me semble préférable : ainsi, tous les candidats compétents auront la même chance d’avoir le poste et par la loi des statistiques, au bout d’un certain nombre de candidatures, ils seront certains de décrocher un job. Après, si ça ne convient pas, il y a toujours la période d’essai. Mais cela aurait le mérite incroyable d’augmenter la diversité des profils en poste et peut-être de démontrer que le top du bon salarié n’est pas forcément l’homme blanc middle age !
Les seuls qui seraient emmerdés par le tirage au sort sont précisément ceux qui sont toujours par défaut les premiers sur la liste d’attente... et vu leurs résultats actuels, nous serions globalement tous gagnants !
Je rappelle enfin que les jurys d’Assises sont tirés au sort pour quelque chose d’aussi grave que de décider du sort d’une personne !
Je ne prône pas l’abstentionnisme, bien que j’ai déjà noté à plusieurs reprises le peu de cas que nos élus démocratiquement élus faisaient de nos votes quand ceux-ci ne va pas dans le sens de leurs petites affaires. Je pense même que l’abstention dans les classes populaires (ce qui recouvre une grande partie de cette pseudo-classe-moyenne-fourre-tout-venue-de-rien et représente plus ou moins 50% de la population totale) est très exactement le but recherché par cette campagne pour le moins mou du genou et cette classe politique qui en a un peu ras le cul de devoir composer une fois de temps à autre, avec ce ramassis de ressources humaines juste bonnes à être exploitées qu’on appelle aussi le peuple.
Ce que j’appelle de tous mes vœux, c’est à plus de démocratie, tout le temps, partout et que je vote donc cette fois-ci pour le projet de société qui annonce vouloir aller dans cette direction. Cela dit, quoi qu’il sort des urnes le 6 mai prochain, notre boulot de citoyens ne fera que commencer !
Il s’agit en l’occurrence des limites de la démocratie représentative. Le problème n’est pas la démocratie, mais le fait que la classe dominante la foule aux pieds tout en se retranchant derrière pour n’agir qu’en fonction de ses propres intérêts.