C’était une boutade : j’aime bien aussi ce qu’écrit Nothomb. C’est juste que les comparaisons et les étiquettes me mettent parfois un peu mal à l’aise.
Non, pas d’anorexie mentale, mais tout de même des troubles du comportement alimentaire : une hyperphagie socialement acceptable dans mon coin de Gascogne. Réinvestir mon corps nécessite aussi d’apprendre à refuser qu’on me resserve 4 fois du même plat. C’est d’ailleurs un problème qui ne touche pas que les femmes et j’ai des amis hommes qui doivent compenser pas mal dans le sport pour ne pas se laisser envahir par la bouffe. Maintenant, j’ai consacré une bonne partie de mes études supérieures à l’étude du comportement alimentaire humain !
Le soucis d’image est plus global que ma petite personne. les dysfonctionnements de la perception du corps féminin sont très importants dans notre société et nous n’allons clairement pas dans la voie de l’apaisement.
Ben tu vois, j’ai eu du bol. je suis tombée sur un homme patient qui a su m’aimer au-delà de ce problème. Tout n’est pas résolu (peut-on réellement tout résoudre un jour, j’en doute), mais c’est en bonne voie et c’est ce qui rend ce papier possible.