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Monolecte

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Poil à gratter du web depuis 2003 !

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  • Premier article le 05/12/2006
  • Modérateur depuis le 04/01/2007
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Derniers commentaires



  • Monolecte Monolecte 21 novembre 2008 09:24

    par Léon (IP:xxx.x13.232.167) le 20 novembre 2008 à 18H36

     
    II est un fait prouvé que tout le monde ne peut pas être riche, l’empreinte écologique qui en résulterait serait absolument insupportable (on parle de 7 ou 8 planetes Terrre nécessaires) . Cette prise de conscience est relativement nouvelle d’ailleurs.
    La question de la nécessité des pauvres se pose donc dans des termes différents désormais. La pauvreté, dans une certaine mesure, ne pourra se résorber qu’en diminuant la richesse des riches. C’est incontournable. C’est pourquoi les riches ont un besoin essentiel de doctrines qui légitimisent la libre-entreprise et les inégalités. Et c’est pourquoi la science économique officielle existe.


    Je trouve la démonstration absolument implacable. Merci Léon !


  • Monolecte Monolecte 20 novembre 2008 18:32

    Merci Iris : j’avais effectivement oublié les acrobates de l’économie que sont justement les pauvres. Pensez aux RMIstes et ASSiens qui parviennent à survivre dans notre monde d’hyperconsommation avec la moitié du seuil de pauvreté !
    À ce niveau de talent, on touche au génie !



  • Monolecte Monolecte 20 novembre 2008 18:28

    Ma fierté, je ne place pas dans ma capacité à faire gagner du pognon à un autre, pendant que je rame avec des fins de mois qui commencent le 5.

    Est-ce moi ou est-ce que l’on fait semblant d’ignorer que le capitalisme contemporain a réinventer le travailleur pauvre ?



  • Monolecte Monolecte 20 novembre 2008 18:23

    Léon, quand je m’interroge sur la démocratie, je parle de la même chose qu’ici. Je ne pense qu’il y a de la pauvreté parce qu’on laisse faire, je pense que l’on crée volontairement de la pauvreté parce qu’elle est indispensable au fonctionnement d’une société hiérarchisée et inégalitaire.
    Le problème, c’est que le jeu démocratique est faussé en ce que les dirigeants sont majoritairement issus de la classe dominante, c’est à dire qu’ils sont justement ceux qui profitent du système tel qu’il est et qui n’ont absolument aucun intérêt que cela change.
    Dit plus cruement, les riches ont besoin d’un gros tas de pauvres pour rester riches et comme ce sont eux qui décident, il y a peu de chance que ça change.

    La "science économique" actuelle n’est qu’un habillage pour légitimer cet état de fait.

    Il est donc nécessaire que le plus de gens possible s’approprient l’économie et/ou la politique pour démystifier le système actuel et avoir une chance de pouvoir en élaborer un autre, plus juste et moins confiscatoire.



  • Monolecte Monolecte 20 novembre 2008 14:43

    @ Jimd : J’ai personnellement eu pas mal de difficulté avec mes profs de fac parce que je suis adepte de l’expression simple des concepts les plus abscons. D’ailleurs, plus c’est abscon et plus il est nécessaire de l’expliquer simplement. Quand ma fille de presque 6 ans me pose une question, j’y répond tout en l’incitant à réfléchir au problème. Si elle ne comprend pas ma réponse, je ne considère pas qu’elle est trop bête (ou jeune) pour comprendre, mais que je n’ai pas fait l’effort de clarification nécessaire.
    Rien de ce qui fait notre compréhension du monde aujourd’hui échappe à la possibilité d’être expliqué et compris par ma fille (ou la vôtre, il ne s’agit pas de dire que j’ai pondu Einstein !).

    Je pense que le monde du savoir en général et celui des universités en particulier a tendance à produire des contenus abscons afin de maintenir une supposée supériorité sur le reste de la population. Pour moi, le savoir n’a de valeur que s’il peut être largement diffusé et suffisamment accessible pour tous.

    Je contaste que les savoirs économiques font l’objet d’encore plus de snobisme intellectuel que les autres savoirs formalisés, qu’il y a un effort constant vers la complexification exagérée du propos et une volonté réelle de découragé la curiosité du grand public, alors même que les tenants du savoir économique se font forts de nos jours de décider de la vie de la plupart des gens en appliquant leurs principes, parfois même au forceps.
    Ce recours exessif aux experts, aux formulations obscures me conforte dans l’idée que la culture économique doit être massivement diffusée et partagée.

    Le savoir exclusif est une confiscation du droit de décision des peuples : comment être un citoyen averti si l’on est maintenu dans l’ignorance des mécanismes qui régissent notre société ?

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