Non, je ne suis pas pessimiste.
La fin de la croyance en l’homme providentiel qui sortira des urnes pour nous porter à bout de bras vers des lendemains qui chantent est la condition préalable au vrai changement de société. Le moment où une masse énorme de gens comprendra que le salut ne vient pas d’en haut, que les solutions ne sont pas toutes faites et que les seuls artisans possibles d’une amélioration, c’est nous. Juste nous.
Sans la perspective d’un secours miraculeux, certains vont peut-être se coucher dans le fossé en glapissant d’effroi, mais j’espère, j’ai aussi de grandes espérances , que la plupart des gens comprendront que nous ne sommes pas impuissants, que nous avons la capacité de choisir et de faire... autrement.
Franchement, j’aimerais bien que vous ayez raison, mais dans les faits, ce candidat, comme n’importe quel candidat, ne peut se présenter à l’approbation du peuple qu’après avoir été duement validé par les pouvoirs de l’argent (pas de fric, pas d’éducation, pas de relations, pas de carrière, pas de campagne électorale, pas de candidat).
Je ne pense pas
Qu’il mordra la main qui le nourrit
Qu’il aurait les moyens concrets de lancer une autre politique, même s’il le désirait vraiment.
Autrement dit, le système démocratique est tellement verrouillé que riend e nouveau ne peut en sortir et que le système est tellement sclérosé que de passer à autre chose ne peut être l’œuvre d’un seul homme, d’un homme providentiel, mais une œuvre commune, issue d’une prise de conscience profonde et de changements de pratiques drastiques et étendus.
Comme pour la plupart des prolos des pays développés, j’ai parfois eu quelques difficultés à surmonter, mais dans l’ensemble, ce n’est pas Cosette.
Sinon, je ne confond pas, effectivement, un peuple avec ses dirigeants mais je suis arrivée dans ma réflexion aux limites réelles de la démocratie, telle qu’elle peut s’exercer dans un monde capitaliste.
Et en plus, j’ai de la famille là-bas !