Je préfère que ce soit directement les gens qui cultivent, parce qu’on ne sème pas seulement des graines, mais aussi de la fierté (celle d’inviter des potes à manger tes légumes) et le moyen de survivre quand l’argent va totalement arrêter de circuler.
Les pauvres ont surtout les moyens de cultiver des jardins bio : pas d’engrais, fertilisant, herbicides qui coûtent la peau du cul ! Il s’agit de remplacer la chimie par la connaissance.
Les pauvres ne sont pas ignares, comme on aimerait tant le faire croire, ce sont leurs savoirs qui ont été dévalorisés. Cultiver son jardin, c’est aussi échanger des savoirs, avec la famille, les voisins, voire des animateurs locaux (municipaux, en régie, mutualisés, là aussi, on peut innover !), c’est penser des pratiques et les appliquer, c’est chercher des variétés adaptées au terrain, au climat, aux gens (d’où l’intérêt incontournable de Kokopelli !)
Il existe probablement une meilleure façon de vivre ensemble sur cette planète qu’en laissant les 4/5 de l’humanité dans l’indigence, il est probablement possible d’exister sans dogme...
C’est le moment ou jamais de cesser de geindre et de faire preuve de créativité.
Sinon, en une semaine, l’Occident a dilapidé pour maintenir en fonctionnement son sytème inique de quoi nourrir la planète pendant 50 ans... capice ?
Absolument d’accord avec toi : pendant que les gens flippent pour leurs bas de laine, pourtant bien mittés par des années de frugalité forcée, la fête continue, on se fuse et s’acquisitionne dans frein pour la plus grande joie de ceux qui savent jouer avec le fric, on s’offre des petites vacances de luxe au frais du con-tribuable, on vide les caisses de l’UNEDIC au moment où tout indique que le chômage va exploser et on annonce sans rire le début des négociations de l’assurance chômage (qu’est-ce qu’il va y avoir à négocier, maintenant qu’on a braqué les fonds ?) et on ressort le travail le dimanche.
Je trouve ça proprement extraordinaire : les financiers se gavent, font sauter la banque, braquent les les prolos et qu’est-ce qui est urgent ? Faire bosser les gens le dimanche aussi !
On t’enrobe ça comme on veut, mais pour moi, cet constance dans la saloperie est signature de ce système qu’il convient d’achever à coups de lattes, et vite !