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  • NAHASH NAHASH 22 juin 2009 00:45

    le « partisanisme » agoravoxien entre pro-sionistes et pro-islamistes témoigne avant tout de l’incapacité de percevoir les enjeux majeurs au Proche et Moyen-Orient : les seules perspectives raisonnables sont le post-sionisme et le post-islamisme.

    Le post-sionisme afin de garantir la « survie morale » d’Israël et la possibilité pour cet état d’appartenir enfin à l’espace oriental, et ne plus être sous le couvert de la formule « la seule démocratie de la région » être un pays occidental en Orient.

    le post-islamisme afin de permettre l’évolution du monde arabo-musulman et lui donner la capacité de formuler une alternative civilisationnel dans un rapport égalitaire avec d’autres sphères civilisationnelles.

    Ainsi donc, la seule perspective pertinente devrait être celle qui préfère aux préfixes « anti » opu « pro » le préfixe « POST ».

    Cordialement,



  • NAHASH NAHASH 22 juin 2009 00:17

    @Pierre JC Allard

     

    Je viens vous répondre un peu tard, veuillez m’en excuser. Soit…

     

    Vous écrivez :

    « Si je comprends bien, c’ une inversion du flux entre l’entité-sujet (individu ou collectivité) et son environnement que vous annoncez. »

     

    Je pense effectivement que nous sommes dans une phase de mutation-transition où les rapports entité-sujet et environnement sont non seulement modifiés mais clairement orientés selon un schéma voulu et pensé.

     

    D’un sur la question entité-sujet, que vous définissez soit comme individu, soit comme collectivité ou communauté : je pense que d’un des aspects essentiels est la disparition même de la collectivité ou communauté telles qu’on pouvait les comprendre par le passé ou telles qu’elles se définissent encore dans d’autres sociétés humaines. Collectivité et communauté étant des ensembles formés d’individus avec leurs singularités propres ( c’est-à-dire avec des identités construites par leur expérience propre du monde), alors que nos sociétés postindustrielles nous présentent des ensembles coexistants formés d’individus ayant des particularités catégorisables ( c’est-à-dire, formatés par le conditionnement-contrôle opérant actuellement) et non plus définis par leurs singularités : soit des groupes catégoriels plus que des communautés construites autour du lien social.

     

    Donc passage des groupes humains liés par une expérience commune des groupes humains liés par un conditionnement commun.  

     

    Je pense donc que la nouvelle donne est liée au rapport entité-individu et « environnement ».

     

    Mais là aussi, sur la notion d’environnement, l’évolution actuelle annonce la disparition  de l’environnement tel qu’on l’entendait auparavant selon une perspective « écosystèmique » : la « conscience collective » dans la société postindustrielle est soumise à une perception conditionnée/influencée du Monde, et donc les représentations mentales qui en sont issues sont « faussées », « biaisées », « orientées » : le Monde soit l’environnement physique et/ou mental disparaît derrière le « décor » crée par le conditionnement-contrôle de l’espace mental collectif.  

     

    Plus clairement, nous sommes arrivés à un moment crucial pour l’Humanité, dont les conséquences pourront être la fin de l’Humanité telle que nous la connaissons : le Conditionnement s’est substitué à l’Expérience. Substitution dans la mécanique de construction de l’Identité, de la Personnalité mais surtout dans le rapport au Monde, à l’Autre, dans la perception et la représentation du Monde. 

     

    Sur vos deux questions :


    a) est-ce l’environnement qui en est responsable, ou n’est ce pas une saturation du sujet se butant à des limites naturelles, voire physiologiques, dans le cas le l’individu ?

     

    à vari dire, votre propos s’intègre parfaitement aux sociétés non-occidentales, encore fondées sur l’Expérience et la Culture, où mécaniques naturelles (voir physiologiques) sont encore des contraintes physiques au niveau individuel. La « virtualisation » des échanges et des « expériences individuelles » dans les sociétés occidentales, postindustrielles a surmonté la contrainte « saturation », d’une certaine manière, on pourrait dire que la « saturation » en tant que contrainte a été canalisée, et « rentabilisée ». L’environnement devenant avant tout virtuel, il est par essence « infini », l’individu occidental est par le biais de la technique libéré des « limites et contraintes » d’un environnement physique : conséquence : la Culture comme fruit de l’expérience du Monde et de ses limites, expérience de la Contrainte meurt et est remplacé par une anti-culture de contrôle, directement en rapport avec la domination de l’Economie, et la nécessité de faire coïncider capacité presque infinie de production et consommation en modélisant et imposant des modèles culturels ou comportementaux : et donc en « tuant » la Culture, l’Expérience qui se voient remplacés par l’anti-culture de contrôle et le Conditionnement.

     

    Et si il y a inversion, c’est bien dans la hiérarchie Culture-Politique-Economie où la dépolitisation de l’Economie, voulue par le libéralisme économique a entraîné la domination de l’Economie sur l’ensemble des aspects sociétaux, et neutralisé la capacité créative et historique de la Culture en même temps que l’innovation en Politique.

     

     b) Sommes-nous bien d’accord que TOUTE entité, dans TOUT environnement atteint necessairement cet étal dans l’ensemble en forme de vases communicants qu’ils constituent ? Si je ne suis pas sur la bonne piste, corrigez-moi

    je pense que votre postulat se tiendrait si nous faisions encore face à des écosystèmes « naturels et historiques » mais ce n’est plus le cas des sociétés postindustrielles qui en neutralisant Culture et Politique, se sont détachés de l’Histoire et des contraintes du Réel.

     

    Les causes sont à rechercher non pas uniquement au niveau du progrès technique et de la société de l’Information mais aussi et surtout dans l’essence même du libéralisme économique et de ses conséquences principales : dépolitisation de l’Economie, neutralisation de la Culture et de la Politique.

     

    Plutôt que d’un système en forme de vases communicants, nous voyons venir un système fondé sur « l’irrigation », à savoir des canaux conçus et élaborés selon un plan donné et répondant à des schémas modélisables en fonction d’intérêts particuliers : l’Humain n’a plus sa place dans un tel système, il n’y est plus « actif », il n’y est plus que « passif ».

     

    Le « choc des civilisations » se situe à ce niveau là, entre des sociétés où l’Humain est un facteur agissant, où la Culture subsiste, où la Politique évolue, face à des sociétés postindustrielles passées à l’anti-culture de contrôle et à la fabrication de modes d’existence.

     

    Le « multiculturalisme » de fait est bien plus une menace pour les sociétés non-occidentales que pour les sociétés occidentales, ce n’est pas l’Occident qui se métisse mais le reste du Monde : le but non avoué de cette farce multiculturelle est la disparition de la Culture à l’échelle du globe.

     

    En espèrant ne pas avoir été trop confus...

    Cordialement,      



  • NAHASH NAHASH 21 juin 2009 00:47

    article intéressant qui renseigne sur les nouvelles problèmatiques liés à la société post-industrielle occidentale et son rapport avec les autres sociétés humaines.

    D’une perspective plus large, il semble que la problèmatique essentielle sera la façon dont les sociétés occidentales seront à même de gérer cette mutation-transition qui dépasse la simple modification de la donne économique, mais constitue une « révolution négative » historique pour l’Humanité : le passage de la Culture née de l’Expérience du Monde, de Soi, de l’Autre, vers une Anti-Culture de Contrôle issue du Conditionnement via contrôle de l’Information et captation-marchandisation des comportements et modèles culturels.

    Le choc des civilisations réside là et nulle part ailleurs : des sociétés occidentales soumises à cette anti-culture de contrôle face à d’autres sociétés toujours en phase « historique » et culturellement « positives ».

    L’Iran est un exemple pertinent dans cette perspective.

    Cordialement, 



  • NAHASH NAHASH 18 juin 2009 01:58

    Themis,

     

    Sur la balkanisation du Proche et Moyen-Orient, cet objectif n’a jamais été caché, redessiner les frontières issues du découpage de l’Empire Ottoman et de la « neutralisation » du panarabisme, a été et demeure toujours un objectif stratégique, somme toute déjà atteint dans une large mesure, si ce n’est sur les cartes, dans la « réalité psychique » de cette région.  

    « Mais je crois, sans approfondir (car il est tard et je suis crevée) qu’une intervention militaire ne ferait que renforcer le sentiment religieux mélé à l’économie. »

     

    Vous avez sans doute raison, mais dans une logique « ultra », le renforcement du sentiment religieux n’est pas « négatif » économiquement et stratégiquement parlant, il ne fera qu’accroitre les dépenses d’armements, l’explosion des diverses entités nationales concernées, donc la « feuille de route » est respectée.

    « De plus, la fenetre de tir avanrt la fin de la presidence Bush avec l’alibi du dvlpt nucleaire iranien n’a pas été utilsé par les usa. »

     

    La fenêtre de tir demeure toujours ouverte sur la question iranienne : il n’y a pas eu de changements majeurs au sein des structures politiques occidentales : US, Europe, Israël, ou iraniennes, donc situation similaire : options similaires.

    « Donc reste le mvt populaire qui est en train de monter. Ce que je crains le plus , c’est qu’il soit réprimé dans le sang s’il se généralise a l’ensemble du pays. Mais je ne suis pas spécialiste de l’iran et connait mal la constitution politicoreligieuse de ses généraux et membres de l’etat major et a quel point ils peuvent soutenir ou combattre ce mouvement de contestation.

    Un putsch est-il plausible ? »

     

    Je pense qu’il faut demeurer prudent sur les « évènements » actuels en Iran, les foules qui manifestent ne sont que le pendant visible d’une partie d’échecs qui se joue entre les diverses forces à la tête de la République Islamique d’Iran ; donc soit ces « foules » agissent de façon « spontanée », soit elles ne sont que des « pions »…Bref, pour l’instant, rien ne permet d’analyser objectivement la nature des évènements en Iran.

     

    Sur un putsch, à défaut de savoir quelles sont les tendances majoritaires au sein de l’état-major iranien, mais aussi de savoir à quelle « école » ou quel ayatollah les généraux suivent, difficile de prévoir le rôle de l’armée en cas d’évolution « incontrôlée » du mouvement actuel. Encore une fois, il faut savoir se méfier des apparences, et ne pas suivre l’engouement tout médiatique et virtuel de ceux qui souhaitent voir une « révolution » en Iran…rien ne le laisse supposer pour l’instant, et si cela était le cas, le peuple iranien ne sera rien d’autre qu’un pion…

     

    Cordialement,       



  • NAHASH NAHASH 18 juin 2009 01:27

    Fouadraiden :

     

    « alors tu es aussi pour que les chinois se débarrassent de la dictature du parti unique, les égyptiens de leur état policier et les marocains de leur roi etc ? ou alors ne voulez- vs que le bien des iraniens pour des raisons mystérieuses ? ce qui serait du racisme..... »

     

    Je ne saisis pas le sens de ta question : ma question était simple : comment une nouvelle « croisade démocratique » sera-t-elle vendue par les stratèges du Monde libre alors que les médias nous montrent un peuple iranien « en quête de liberté, démocratie, etc.. », bref un peuple « démocratisable » …voilà ma seule question, comment vendre une démocratisation par bombardements interposés à l’encontre d’un peuple qui est présenté comme voulant se « libérer » : soit, comment va-t-on vendre l’idée que « le Monde Libre tuera des Iraniens pour leur bien » ?

     

    Sur la « démocratisation » des Iraniens, Chinois, Egyptiens, Marocains,etc…je n’ai pas donné mon avis, ils me semblent que cette question concernent ces peuples avant tout, et est de leur ressort…

     

    Si tu m’as bien lu, je dis que le « Monde Libre » ne s’intéresse pas au degré de démocratie de tel ou tel pays, du moment que celui-ci joue le jeu de la dépolitisation de l’économie, d’où l’exemple de l’Arabie Saoudite et autres états du Golfe…qui bénéficient et du silence bienveillant de « l’Occident » et du parapluie militaire US et maintenant de la force nucléaire française…le schéma reste le même pour le Maroc, l’Egypte qui acceptent que leurs économies soient « dépolitisées » et répondent aux critères exigés par leurs « protecteurs »…la situation de la Chine est particulière, sans que je n’ai besoin de le préciser : mais les mandarins communistes ont aussi accepté la dépolitisation de leur économie, évènement qui a eu des conséquences non souhaitées par le Monde Libre au vu de l’importance du facteur chinois à l’ère globale…

     

    Sur l’Iran, cf mon commentaire précédent : l’Iran est une exception que le Monde Libre se doit de « traiter », sans qu’il y ait besoin de parler de « démocratie » : ce ne fut et ne sera jamais le cas dans les dépendances du « Monde Libre »…

     

    Cordialement,       

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