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  • NAHASH NAHASH 25 juin 2009 01:14

    @franc

     

    Je vous remercie de votre commentaire, cependant j’aimerai rebondir sur vos propos, vous écrivez :
    « tout en lui répondant qu’il n’ y a pas danger de loi d’exception si on respecte rigoureusement les principes de la raison qui sont universels

    « la législation humaine ne revêt le caractère de loi qu’autant qu’elle se conforme à la juste raison d’où il appert qu’elle tient sa vigueur de la loi éternelle ;mais dans la mesure où elle s’écarte de la raison ,on la déclare injuste ,elle ne vérifie pas la notion de loi ,elle est plutôt une forme de la violence » (Pacem in terris---JeanXXIII) »

     

    Il me semble difficile de considérer que les principes de la Raison que vous supposez universels soient « respectés » ou aient été jamais respectés : d’un il faudrait s’entendre sur ce que vous définissez par Raison, et de deux quels en seraient les principes supposément universels : la tendance à l’universalisation de concepts ethno-centrés se fait bien souvent sans l’aide du « consensus » qui permettrait de leur accorder leur supposée universalité « essentielle ». Soit…

     

    Les mots de Jean XXIII que vous reprenez me semblent pouvoir être contredits par quiconque arguerait qu’en vertu des principes universels de la Raison, la loi humaine n’est pas issue d’une loi éternelle : difficile de faire coïncider immanence et transcendance dans les divers variantes humaines de la Loi et du Droit. Vous supposez donc que l’universalité des principes de la Raison procèderaient que la pré-existence d’une loi éternelle : voilà un discours « religieux » plus que « rationnel », me semble-t-il, somme toute assez proche de la notion de Coran incréé…ou de la Mère du Livre…Bref…

     

    Quelque soit la perspective, rationaliste, spirituelle, l’universalité ne se décrète pas unilatéralement, elle ne peut que procéder du « consensus » : voilà la tare originelle d’une pensée ethno-centrée qui se définit d’emblée comme l’absolu, et qu’il y ait ou non une loi éternelle ou des principes éternels dont elle serait la manifestation, ne change rien au fait que l’universalité revendiquée depuis un contexte civilisationnel particulier relève de la même mécanique que celle opèrant dans les religions à prétention universelle : l’universalité ne se proclame pas, elle se construit ensemble ; des principes ne deviennent universels que si ils sont « expérimentés » par tous ; la Raison ne se définit que lorsque elle a le même sens pour tous…

     

    En conclusion, la possibilité d’une loi d’exception ne me semble pas improbable, elle arrivera un jour ou l’autre, tout comme d’autres mesures discriminatoires apparaitront, le schéma que nous avons connu dans les années 30/40 se reproduira : il est part intégrante de la civilisation dite Occident : les principes de la Raison universels ou non n’ont rien d’humain.

     

    Cordialement,        



  • NAHASH NAHASH 24 juin 2009 20:35

    La défaite de l’Histoire et du Réel dans l’âge global :

     

    Selon des sources avérées, le CVAN soit Vigilance Amérindienne contre le Négationnisme a abouti, lors d’une conférence à Cancun, à la conclusion que les conquistadores étaient majoritairement des Maures convertis au Catholicisme et que le génocide amérindien est imputable directement à l’islam.

     

    D’autres sources le CVAN, soit Vigilance Asiatique contre le Négationnisme a abouti, lors d’une conférence à Beijing, à la conclusion que les Indonésiens musulmans ne furent pas victime de la barbarie nippone mais complices, ce qui porte un nouveau regard sur les cimes perpétrés par l’empire nippon et confirme définitivement l’influence de l’islam durant l’ère Meiji et ses conséquences sur les peuples asiatiques durant la seconde guerre mondiale…

     

    Bla bla bla..on pourrait aussi évoquer les conclusions du CVAN, Vigilance Aborigène contre le Négationnisme et l’implication de supplétifs musulmans dans le génocide aborigènes perpétrés en Australie…

     

    C’est qui qui manque ?   



  • NAHASH NAHASH 24 juin 2009 18:51

    Le « débat » soulevé par la burqa est révèlateur de l’incapacité contemporaine de saisir les intrications entre global et local et les mutations profondes auxquelles nous faisons face, et qui ne peuvent être limité à une confrontation entre Occident et un Islam indéterminé et aux contours flous. De fait, ce débat franco-français, voir euro-centré, proportionnellement au degré de la laïcité et de déchristianisation des pays européens, est tout sauf un débat : il sert avant tout d’excuse à ne pas repenser et notre modèle civilisationnel, et de saisir l’impact de la globalisation et de la version « ultra » du libéralisme économique.

     

    Bref…

     

    D’un, l’Etat a-t-il pour vocation désormais d’être limité à une forme de pouvoir/autorité négatif ? à savoir : ordre, sécurité, salubrité,etc.. ? la Loi a-t-elle pour seul but désormais de figer la société et non plus le Progrés ou l’innovation ?

     

    Soit : une loi « burqa » à destination d’une communauté précise, un groupe minoritaire, ou quelque ce soit le nom que l’on donnerait à la composante musulmane de la société française, une loi d’exception donc ne menacerait-elle bien plus que la dite burqa nos valeurs ou principes ? Si oui, de quelle façon éviterons-nous que ce type de loi d’exception ne fasse jurisprudence et ne s’intéresse demain à d’autres groupes religieux, politiques, ou autres ?

     

    Peut-on limiter la burqa à la seule perspective religieuse ? sachant que ce vêtement est absent de la majorité des pays musulmans, et semble relever de la tradition tribale plus que de prescriptions religieuses. De fait, comment ne pas considérer l’impact de la globalisation quand la burqa qui est une anomalie autant dans les rues de Paris, que de Casablanca, du Caire ou d’Istanbul, s’extirpe du pays pachtoune pour devenir un « objet de revendication » dans des pays sans liens historiques avec cette région du monde ?

     

    Partant de là, on ne peut limiter la burqa à l’attribut religieux, et nous devons considérer qu’elle relève avant tout d’une pratique consommatoire : l’objet consommé peut-être idéologique, à savoir islamisme politique, il n’en demeure pas moins que nous sommes dans une pratique consommatoire plus que religieuse : la burqa est un produit de consommation, dont le support est idéologique, politique bien plus que religieux.

     

    Aussi aberrant que cela paraîtra, elle devient non plus une anomalie mais s’insère parfaitement dans la manière dont notre société évolue où les comportements et modes d’existence relève avant tout de pratiques consommatoires : si la femme sous burqa perd sa singularité pour se fondre dans la particularité liée à une idéologie-produit, elle n’acte que de la même manière que la majorité de nos contemporains : et là est le cœur du problème et la MENACE quant à nos valeurs et principes démocratiques.

     

    L’islamisme politique s »’intègre parfaitement dans le monde globalisé voulu par les tenants de l’ultra-libéralisme économique, dont les aspects principaux sont : la dépolitisation de l’Economie avec pour conséquence directe la neutralisation de la Politique et de la Culture ; le multiculturalisme comme « cheval de Troie » idéologique non pas pour créer un village global métisse mais détruire cultures et différences et les assujettir aux impératifs économiques : un marché global où comportements et modes vies seront « marchandisables » voir « marchandables » en conformité avec les nécessités d’une économie totalisante.

     

    La burqa n’est qu’un aspect de cette mécanique sous-tendant la globalisation économique, elle n’est donc pas uniquement révélatrice d’une radicalisation de l’islam, mais aussi et surtout révélatrice dont tout un chacun aujourd’hui  est « orienté » à nier sa singularité pour se conformer à une ou des « particularités » conformes à la loi d’un marché total : où comportements cultures deviennent pratiques consommatoires : anti-culture de contrôle et conditionnement.

     

    Bref pour conclure, une réflexion sur la burqa n’a de sens que si elle inscrit cet « objet » dans une perspective globale : l’islam tout comme les musulmans n’évoluent pas dans un monde parallèle, ce qui affecte sociétés et individus répond à une mécanique totale et globale qui ELLE menace les fondements même de nos démocraties, cultures, existences.

     

    Cordialement,



  • NAHASH NAHASH 24 juin 2009 04:00

     

    Facebook n’est qu’un des aspects du contrôle-conditionnement propre à notre époque, où s’opère la mutation-transition entre société industrielle et société post-industrielle, où la Culture née de l’Expérience individuelle (expérience du Monde, de Soi, de l’Autre) se voit remplacée par une anti-culture de contrôle-conditionnement qui détermine comportements culturels et modes d’existence, conformément aux impératifs de l’ultra-libéralisme économique et à la nécessité « vitale » de faire coïncider capacité de production et consommation par la captation-contrôle de la libido individuelle, réduisant les singularités individuelles à des particularités catégorielles.

     

    Un processus de « vampirisation » opèrant de plus en plus efficacement, et que les phénomènes : sites communautaires, réseaux,etc… illustrent par la manière dont les comportements sont « modelés » et les individus « orientés », tout un chacun adoptant par « pression sociale et économique » des comportements pré-définis et indépendants de l’Expérience.

     

    Le résultat en est ou en sera bien un contrôle social global. Totalitarisme ? si global veut dire total, sans doute oui.

     

    Si on s’en tient à un rapide comparatif avec l’URSS par exemple, peut-on conclure à la naissance ou formation d’un totalitarisme post-industriel ?

     

    Dans le totalitarisme soviétique, nous avons une société où les uns et les autres s’espionnent et se dénoncent : le regard est celui de l’autre qui ne reflète que votre propre regard sur lui.

    La collecte de l’Information est un « travail citoyen », des citoyens-délateurs, nous avons donc là une surveillance « horizontale ».

    Qu’en est-il chez « nous » aujourd’hui ?

    Il semblerait bien que notre modèle de surveillance soit « verticale » et « volontaire » : le « prince » et les « marchands » disposent de tous les moyens « technologiques » nécessaires pour recueillir « eux-mêmes » l’Information, d’une manière automatique sans la contrainte de la « faiblesse humaine » : un réseau technologique d’oreilles, de yeux, de cerbères, etc…froids, efficaces et redoutables au service du « prince » et des « marchands ». Un système TOTAL et GLOBAL où la défaillance humaine ne pèse plus sur la collecte de l’Information.

    Nous sommes alors dans une forme de totalitarisme qui se passe des individus, la délation n’étant plus nécessaire comme dans les systèmes nazi ou soviétique.

    Une superstructure « transcendante » qui domine la société, et la regarde, la scrute, l’analyse de toutes parts.

     

    Lorsque les totalitarismes fascistes ou communistes usaient de méthodes humaines archaïques, notre système « démocratie libérale »+libéralisme économique use d’un procédé nouveau « sans douleur et invisible » : le contrôle social en temps réel et permanent par ordinateur interposé sous le couvert de cette anti-culture de contrôle et conditionnement, pensée et élaborée selon les impératifs de l’ultra-libéralisme économique.

     

    Sous divers prétextes : sécurité, intérêts professionnels, particuliers, économiques  ou sociaux (mode, communautés,etc…), ce système permet la surveillance des individus avec leur « accord », accord né de l’anti-culture de conditionnement où le fait d’exposer sa vie, de livrer des informations personnelles, etc.. sur la toile semble devenu non seulement naturel mais aussi nécessaire : l’auto-délation, le sacrifice volontaire de la vie privée par l’imposition « subtile » de comportements culturels et consommatoires.

    Bref : la combinaison anti-culture de contrôle/conditionnement et Informatique/réseaux permet l’instantanéité et l’efficacité du contrôle : un contrôle social total.

     

    Cordialement,



  • NAHASH NAHASH 24 juin 2009 02:24

    @stalker

    Pour poursuivre mon commentaire, je dirai que la question essentielle est de savoir pour quelle raison les courants les plus radicaux sont les plus influents actuellement.

    Et comme vous l’avez évoqué, c’est bel et bien la puissance financière qui est en jeu, et donc l’Economie bien plus que la Religion. L’islamisme politique ou religieux sait parfaitement conjuguer avec la globalisation, ayant en commun avec l’ultralibéralisme : la dépolitisation de l’Economie. L’association ultra-libéraux et wahhabites n’est point incohérente mais révélatrice de la direction que la globalisation nous fait prendre.

    Bref, l’islam en tant que bloc civilisationel n’évoluera que dés lors que son rapport à la globalisation et à ses conséquences, effets, etc… seront pris en compte : le fait religieux n’est plus déterminant, l’Economie est l’absolu.

    Cordialement,  

     

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