• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

NAHASH

NAHASH

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 93 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • NAHASH NAHASH 22 juin 2009 02:39

    @abdelkader

     

    « Comment mettre en place une alternative viable à l’islamisme ? ces derniers ne sont ils pas des acteurs majeurs de la nouvelle donne proche orientale. »

     

    Ils ne le sont que parce qu’ils sont objectivement alliés du sionisme politique et de l’ultralibéralisme économique : seule une réflexion globale permettrait de changer la donne proche-orientale.

     

    Je pense d’ailleurs que ce processus de réflexion devrait aussi débuter au sein des arabo-musulmans vivant en Occident qui eux seuls sont à même par la connaissance des sociétés occidentales d’inventer des alternatives nouvelles, un peu comme les Juifs occidentaux ont su produire le sionisme.

     

    C’est en cela que je pense que les arabo-musulmans « occidentaux » devraient fournir plus une avant-garde idéologique qu’un soutien émotionnel aux peuples concernés.

     

    Encore une fois, l’islamisme politique enferme les consciences dans les seuls rapports islam-occident, Monde Arabe-Israël, se fondant sur ces oppositions pour proposer un modèle particulier politico-religieux. Le piège étant que cette réflexion fondée sur l’opposition n’est pas à même de produire un « modèle positif » original et propre aux sociétés concernées. La seule référence doit être les sociétés en question, non pas l’Occident ou le conflit israélo-arabe. On ne se définit pas en fonction de ses « ennemis », on se définit et ensuite on identifie ses « ennemis ». je crois que là, elle est le nœud du problème et l’impasse islamiste.

     

    La diaspora arabo-musulmane en Occident a un rôle essentiel à jouer, me semble-t-il.

    Le contexte historique est « favorable », le modèle occidental étant non seulement remise en cause par les limites et la pertinence du modèle ultra-libéral, mais aussi en pleine mutation (société industrielle-société post-industrielle) : les sociétés arabo-musulmanes sont encore loin d’une telle mutation, et demeurent dans un processus « historique » qui leur offrent suffisamment de « ‘plasticité » pour faire émerger  une nouvelle civilisation arabo-musulmane ou orientale incluant  Israël et les périphéries : Turquie, Iran, Pakistan, voir Soudan.

     

    Cordialement,

     



  • NAHASH NAHASH 22 juin 2009 02:14

     

    @abdelkader

     

    Je pense que quelques soient les scénarios pour l’Iran, à savoir effondrement du régime, déstabilisation voir guerre, aucun ne sera favorable à « l’Occident » ou à Israël : en fait, seul le « statu quo » permet la « domination ».

     

    Je m’explique : déstabilisation, effondrement, guerre en Iran, auront pour conséquences le glissement définitif du théâtre des opérations vers l’Asie Centrale, ce qui directement ou indirectement impliquera des « éléments » d’une toute autre échelle ou importance que les pays arabes « neutralisés » ou que la « forteresse hi-tech nucléaire » israélienne  : à savoir quatre puissances nucléaires : Russie, Chine, Inde et Pakistan : pays non-occidentaux selon la définition en vigueur, et aux réactions imprévisibles autant qu’aléatoires : autant dire une toute autre partie à jouer pour les stratèges du Monde Libre.

     

    la domination du bloc occidental pourrait se voir sérieusement remise en question et cela d’une manière radicale, sans compter que cela aurait pour incidence directe une modification de la donne géostratégique, mettant aux frontières de l’Europe un « ennemi objectif » : à savoir la Russie qui se verra contrainte par le« containment » centre-asiatique US de renforcer son alignement avec les pays musulmans.   

     

    Dans cette perspective, la situation au Proche et Moyen-Orient pourrait radicalement changer, d’où la nécessité autant pour Israël que pour les pays arabes d’anticiper, à défaut de sombrer dans le chaos ou pire…

     

    Cordialement,   



  • NAHASH NAHASH 22 juin 2009 01:49

     

     

    @abdelkader

     

    La mise en œuvre peut paraître improbable, mais historiquement il y a jurisprudence : le panarabisme est né dans un contexte où le monde arabe était sous domination étrangère totale, pourtant certains ont su donner naissance à un projet qui aurait pu permettre la création d’une puissance régionale homogène et influente.

     

    Aujourd’hui, si je pointe du doigt la problèmatique de l’islamisme politique, c’est pour plusieurs raisons : d’un il enferme toutes pensées dans une perspective islamo-centrée mais aussi arabo-centrée : faisant fi de la diversité orientale. Et en premier lieu des minorités religieuses mais aussi ethniques : le panarabisme n’a été possible que parce que la perspective était multi-ethnique et multi-confessionnelle, importance majeure des Arabes chrétiens.

     

    Les récentes élections libanaises montrent qu’il est possible en sortant de l’islamisme, de renouer avec cette capacité de proposition transnationale, multi-ethnique et multi-confessionnelle.

     

    Sur le contrôle occidental et le rapport à Israël, je pense qu’il y a nécessité vitale pour les peuples arabo-musulmans de sortir de leur torpeur d’une manière autre que l’opposition islamiste aux régimes en place. L’islamisme est l’associé, l’allié objectif du sionisme, et de l’ultra-libéralisme, tant que cela ne sera pas compris, ces peuples seront incapables de saisir les enjeux réels.

     

    Choisir l’islamisme c’est soutenir les « ennemis ». Aussi simple que çà.

     

    Enfin, la référence n’est pas forcément celle de la « démocratie occidentale », les sociétés orientales  ou l’islam sont assez « plastiques » pour parvenir à une forme d’organisation politique alternative et spécifique à la civilisation arabo-musulmane.

     

    Quant à Israël, le théâtre des opérations glissant inexorablement vers l’Asie Centrale, les peuples du Proche et Moyen-Orient disposent d’une fenêtre de tir « idéologique » pour inverser la tendance : les infrastructures stratégiques américaines dans cette région les pousseront au dialogue par nécessité : la balkanisation irakienne a certes réussie mais pour un côut trop important comparativement aux enjeux, disons que pour donner une image, le joueur d’échecs USA se retrouve avec des pièces importantes bloquées, le pion « Israël » pourrait ne plus être aussi intéressant d’ici peu.

     

    Bref, les peuples arabes doivent saisir les enjeux et développements futurs si ils désirent renouer avec leur histoire.

     

    Cordialement,



  • NAHASH NAHASH 22 juin 2009 01:19

    @abdelkader

     

    Je ne suis pas naïf quant à la façon dont l’islamisme politique a été utilisé politiquement ou stratégiquement par les divers pays que vous citez. Mon propos sur le post-islamisme n’a rien à voir avec un quelconque péril islamiste.

     

    Je dis juste que tant que l’islamisme politique sera la seule alternative politique formulée au sein des sociétés arabomusulmanes, celles-ci se retrouveront en situation de faiblesse et incapables de contrebalancer ou neutraliser les ingérences extérieures.

     

    Par pots-islamisme, j’entends le développement d’alternatives politiques et/ou idéologiques qui permettront de faire coïncider identités musulmane et/ou arabe, avec les aspirations des peuples concernés, afin de redonner aux sociétés arabo-musulmanes une capacité d’influence et d’action, mais aussi afin de les rendre à même de formuler un nouveau projet civilisationnel original er viable. Cela dans l’optique d’un monde multipolaire dans lequel un bloc oriental homogène aura son mot à dire et gèrera comme il l’entend ses ressources naturelles mais aussi son évolution.

     

    Cordialement,



  • NAHASH NAHASH 22 juin 2009 01:08

    vous pensez que c’est encore possible vous êtes un grand naïf, qui voudra encore vivre avec ces persécuteurs qui depuis 60 ans détruisent les société arabes du moyen orient ?

    je vous remercie de me penser comme naïf, mais sans vouloir vous offenser, je vous retournerai le compliment. Bref...

    le fait est que la question n’est pas de savoir si celà est possible ou non, mais de considèrer que celà est impératif.

    Sur les rapports persécutés/persécuteurs, l’Histoire nous enseigne que la donne change assez souvent et d’ennemis au mieux des peuples peuvent devenir alliés, au pire coopérer.

    Maintenant, sur mon propos, d’un le post-sionisme : j’ai bien dit que c’était là une condition pour la survie morale d’Israël, car au niveau de sa survie physique, je ne vois pas ce qui pourrait la menacer. Ensuite, j’ai évoqué la nécessité pour Israël de devenir un pays oriental et ne plus être un pays occidental en Orient : cela est la seule voie pour qu’un jour ce pays n’apparraisse plus comme une anomalie historique mais bien comme un élement de l’Histoire orientale.

    ce passage ne pourra se faire que lorsque Israël se sera libérer de l’influence « indo-européenne » qui a façonné l’évolution du peuple juif au cours des deux millénaires et a effacé tout élément sémite essentiel, influence-évolution qui est selon moi la source première du conflit : Israël doit redevenir un pays « sémite et oriental », le sionisme a échoué, car en évoquant le retour à la terre ancestrale, il a oublié l’essentiel le retour à la « nature sémite et orientale » du peuple juif.

    Sur le post-islamisme : les sociétés arabes ont pris la voie de l’impuissance bien avant 1947, quand ils ont été incapables de rendre viable le panarabisme, et créer un bloc oriental panarabe : les rivalités et intérêts divergents, ayant entrainés des allégeances variées et s’opposant, les pays arabes ont été « neutralisés » à tous les niveaux. Le conflit israelo-arabe a juste permis d’enterrer définitivement le panarabisme, et de favoriser l’émergence de l’islamisme comme seule alternative ou résistance.

    De la même façon, suel le post-islamisme peut permettre aux pays arabes d’affronter les enjeux actuels et futurs : l’islamisme empêchera toujours l’émergence d’un bloc arabe, ayant suffisamment de poids pour contrebalancer les influences étrangères. Une « oumma » politiquement viable et stratégiquement influente ne peut émerger qu’aprés l’islamisme.

    Donc, à défaut d’être naïf, je tente de percevoir les seuls moyens pour le Proche et Moyen-Orient de retrouver sa capacité civilisationnelle, capacité qui a donné naissance il y a quelques millénaires à ce que nous appellons Civilisation, puis aux trois grands monothéismes : sionisme et islamisme sont objectivement les alliés de la domination occidentale mondiale, post-sionisme et post-islamisme réaffirmeront la puissance créatrice de l’Orient !

    Cordialement, 

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/