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Nemo

Blogueur indépendant, 30 ans

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  • Premier article le 24/08/2007
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  • Nemo 4 septembre 2007 15:27

    Pitoyable...

    J’espère que l’on vous excluera de ce forum manu militari



  • Nemo 4 septembre 2007 11:28

    @ l’auteur,

    Je pense que comme vous et comme tout individu prenant la peine de lire votre article sans a priori, on ne peut que souscrire à l’objectif d’une couverture maladie universelle, au financement équilibré et qui permette d’assurer des soins de qualité.

    Il ne faut pas se leurrer, nous sommes en face d’une quadrature du cercle.

    Sans être nécessairement un expert du domaine, on ne peut que constater que ces trois éléments vont en sens contraire :

    - Une couverture universelle suppose des remboursements de bon niveau, sans laisser personne de côté.

    - Un financement équilibré implique non seulement que les recettes permettent de faire face aux dépenses, mais que chacun y participe selon ses capacités.

    - Assurer des soins de qualité impose que l’on ne soit pas obligé d’arbitrer entre la santé d’un patient et des impératifs budgétaires.

    Il convient, pour mesurer la véritable difficulté du sujet, rajouter deux éléments fondamentaux, dont la tendance s’est accentuée ces dernières années :

    - Le papy boom couplé à l’allongement de la durée de vie

    - L’augmentation du coût des technologies médicales et des médicaments

    Présenter telle ou telle formule « miracle » ou défendre pied à pied un système où l’on a consciemment sacrifié la nécessité d’équilibre du financement aux impératifs de couverture universelle et de soins de qualité ne peuvent se faire qu’en ayant à l’esprit ces éléments incontournables.

    Ceci étant posé, je vais me hasarder à émettre quelques propositions, tout en ayant conscience de la limite suivante :

    Il est très difficile pour un individu de mesurer les implications de l’une ou l’autre « idée géniale ». Le nombre d’acteurs est très important, les chaînes de coûts sont mêlées de manière très complexe. Il est donc quasi impossible de pouvoir affirmer « c’est cela qu’il faut faire », même lorsque l’on connaît le secteur.

    Toutefois, ce que l’on peut dire sans se tromper, c’est que le secteur de la santé en France souffre d’une trop grande complexité quant à l’organisation des acteurs. Entre la CNAM, les ARH, les hôpitaux publics, les cliniques privées, les différents statuts des médecins, ce fouillis dans lequel même les spécialistes ont parfois du mal à s’y retrouver est un élément de coût certainement sous-estimé.

    L’axe d’analyse du supply chain management a permis à l’industrie en général, lorsqu’il a été utilisé a bon escient, de générer des gains de productivité très importants, en conservant voire en améliorant le niveau de service et/ou la qualité des produits.

    L’institutionnalisation du médecin traitant est l’une des initiatives allant dans ce sens, le Dossier Médical Personnel en est une autre. A ceci près qu’en France, le DMP est considérablement retardé en raison justement de l’éclatement des structures de gestion de santé.

    Comme souvent, on a cru que l’informatique règlerait tout alors qu’elle ne peut - au mieux - n’être qu’une rustine sur des organisations obsolètes. Le DMP est à l’arrêt, victime de l’imbroglio des processus décisionnaires. Il faut donc aller au bout de la logique et clarifier les responsabilités et ces processus.

    Je suis pour ma part pour une verticalisation de l’organisation de la santé. Après, qui la gère, comment, je dirais presque « peu importe ! ». De toutes façons, celle-ci serait soumise au contrôle des pouvoirs publics. Mais l’important, c’est qu’il y ait une unicité dans le contrôle de gestion.

    Unicité ne veut donc pas forcément dire centralisation. L’on peut sans difficulté aucune concevoir une organisation très décentralisée, mais avec une cohérence dans les méthodes et les moyens, avec, pour le pilotage au niveau national, une transparence et une visibilité des dépenses.

    Ensuite, je suis partisan d’une reprise en main des termes de l’échange vis-à-vis des grands laboratoires pharmaceutiques et des équipementiers médicaux. On n’est pas assez dur lorsque l’on doit négocier face à eux, et on n’est pas assez innovant lorsqu’il s’agit de trouver des solutions alternatives de coopération lorsqu’il le faudrait.

    Pas assez durs, car malgré tout ce que l’on peut faire, on continue à leur assurer des marges commerciales scandaleuses sur le dos des cotisations sociales. Il y a forcément des pistes à explorer en ce sens, et je ne suis pas certain que nos hommes politiques s’attaquent à ce dossier avec suffisamment d’enthousiasme...

    Pas assez innovant, car il est parfois plus efficace de proposer de partager les gains que de tout faire pour réduire ceux de l’autre. Pourquoi ne pas envisager des partenariats public-privé dans le cadre de la recherche médicamenteuse, et qui réserverait une part équitable des bénéfices qui viendrait alimenter le financement de l’assurance maladie ?

    Pourquoi l’Etat ne produirait-il pas lui-même des médicaments génériques ? Cela permettrait de maintenir un savoir-faire en France tout en permettant à l’Etat d’acquérir une connaissance concrète du métier pharmaceutique qui agirait comme un « benchmark » lors des négociations sur le remboursement des médicaments.

    Je pense en tout état de cause qu’il faut se creuser la tête à partir des contraintes objectives, afin de rechercher sans a priori les meilleures solutions possible pour améliorer notre système de santé. Le pire écueil serait de s’enfermer - encore un peu plus - dans le dogmatisme stérile qui caractérise notre organisation actuelle...



  • Nemo 3 septembre 2007 14:28

    @ l’auteur,

    Je ne sais pas de quelle manière vous accomplissez votre travail d’évaluation éthique des multinationales. Mais si vous mettez autant de rigueur intellectuelle dans votre activité professionnelle que dans la rédaction de cet « article », on ne peut s’empêcher de douter du sérieux des conclusions que vous apportez à Covalence...

    Vous parlez des chrétiens. Mais de quels chrétiens parlez vous ? Catholiques, protestants, orthodoxes ? Et parmi eux, de quelles traditions se réclament ceux dont vous parlez ? Sont-ils des catholiques d’Orient, des orthodoxes de quel Patriarcat, des protestants de quelle obédience ? Sont-ils Assomptionnistes, Pentecôtistes, sont-ils issus du mouvement charismatique, ou plutôt de l’Opus Dei ?

    Les chrétiens sont beaucoup plus divers que vous ne feignez de le croire. En revanche, vous pouvez lire les communications officielles de toutes les églises, aucune ne mentionne vos soi-disant « signes des temps ».

    Une fois de plus voilà une personne qui ne sait pas de quoi elle parle, qui prend un exemple isolé pour une généralité, et qui va racler les fonds, chercher la moindre miette qui, interprétée de la manière la plus tordue possible, pourra venir « à l’appui » de sa thèse fumeuse...

    Nul...



  • Nemo 31 août 2007 16:16

    @ l’auteur,

    C’était exactement mon propos. En réintroduisant la dégradation des biens publics en tant qu’effet externe, on ne mesure pas :
    - d’une part, l’évolution de ces dégradations dans le temps (qui, on s’en rend compte aujourd’hui, est plus proche d’une exponentielle que d’une fonction linéraire)
    - d’autre part, l’impact progressif de l’évolution de ces dégradations sur les fonctions de production

    Les « effets externes » sont réintroduits quand il est déjà trop tard.

    Pour être un peu plus imagé, on se met une oeillère, et on s’étonne quand le boomerang nous revient dans la figure, par le « mauvais » côté.

    Cordialement,



  • Nemo 31 août 2007 15:58

    Une grève de la faim générale pour obtenir un référendum sur le Traité simplifié ???

    Je croyais avoir déjà lu des choses - pardonnez-moi si cela vous semble insultant, mais je ne trouve pas d’autre mot - stupides, mais à ce point...

    Le point de vue de la ratification parlementaire est tout autant justifié par le fond du sujet que par le texte de notre Constitution. En effet, le processus de ratification des traités est parfaitement clair, balisé. Et c’est cette procédure qui a été choisie.

    Cette procédure a été choisie par un président qui a été élu et qui avait annoncé qu’il le ferait. Si mes souvenirs sont bons, Ségolène Royal avait annoncé, comme François Bayrou, qu’il soumettraient la question à un référendum. Ils ont tous les deux été battus, et ce, avec une large marge.

    Les deux camps usent et abusent d’arguties juridico-politiques, mais le fond est le même, instrumentaliser un processus d’approbation pour maximiser les chances de parvenir au but souhaité - l’approbation ou le rejet.

    Pour regarder les choses en face :
    - l’idée de ceux qui soutiennent le passage au Parlement de la ratification de ce traité simplifié est que ce sera accepté par le Parlement
    - l’idée de ceux qui soutiennent le référendum est que cela sera rejeté au moment du vote

    Le but de votre grève de la faim ? Forcer la main, en jouant sur l’émotion dans les médias, à une majorité élue qui applique le programme pour lequel elle l’a été, dans le but de faire rejeter ce traité simplifié.

    Vous avez beau vous draper dans des kilomètres de citations et de références, vous ensevelir de belles paroles et de pureté démocratique, votre démarche n’est ni plus ni moins du même niveau que ceux qui ont choisi de passer par la procédure parlementaire.

    Alors allez-y, faites votre grève de la faim dans votre coin, de toutes façons, c’est peine perdue...

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