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Nemo

Blogueur indépendant, 30 ans

Tableau de bord

  • Premier article le 24/08/2007
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  • Nemo 18 septembre 2007 10:57

    @ l’auteur,

    J’adhère en grande partie à votre analyse des récents développements des relations internationales et de la montée en puissance des démonstrations de force russes. J’aimerai y apporter cependant l’une ou l’autre nuance.

    Les « intimidations typiques à l’approche d’élections » ne sont pas à balayer d’un simple revers de la main. Leur importance est tout à fait significative. Le ressort est chez nous connu, à savoir assécher les thèmes de l’extrême-droite et s’ouvrir au centre. A ceci près qu’il s’agit là de l’extrême-droite et du centre russe, dont les thèmes sont quelque peu différents des nôtres. Mais on est en plein dans cette stratégie.

    Les gesticulations de ces dernières semaines n’ont ceci de nouveau que leur large exploitation médiatique, dont la montée en puissance d’ailleurs correspond à la chute de la créditibilité des Etats-Unis comme défenseur des libertés et de la démocratie. Mais l’influence politique économique et militaire dans les anciennes Républiques de l’URSS sont tout sauf neuves.

    Ce n’est devenu un secret pour personne, les Etats-Unis ont tombé le masque. Ils sont, comme n’importe quel Etat sur cette planète, y compris la France et les autres Etats européens, gouvernés par la recherche de la puissance. La seule différence avec les autres Etats réside dans leur capacité d’intervention sur l’ensemble du globe.

    Il semblait exister, jusqu’au début des années 2000, un tacite partage des zones d’influence entre les Etats-Unis et la Russie. La « chasse gardée » de la Russie était constituée des anciennes Républiques de l’URSS, à l’exception des pays baltes, et les Etats-Unis se chargaient du reste du monde.

    Sauf qu’à la « faveur » de l’effondrement du WTC (le terme me revolte mais il n’y en a pas d’autre), les Etats-Unis se sont précipités en Asie centrale pour briser ce partage (bases en Ouzbékistan,...) et tenter de prendre pied à proximité des importantes réserves de gaz de cette région. Et si l’on regarde le déroulement chronologique de la montée en charge des démonstrations de puissance russe, c’est là où cela a vraiment commencé.

    Les Etats-Unis jouent à ce sujet un habile jeu du pompier pyromane. En soufflant sur les braises grâce à leur idée de génie de radar et de missiles anti-missiles en Pologne et République Tchèque, ils obligent la Russie à répliquer fermement. Sur le plan intérieur, les russes ne comprendraient pas pourquoi leur pays doit s’incliner devant les Etats-Unis qui viennent les provoquer juste sous leur nez. Et sur le plan international, si la Russie accepte ce projet sans rien dire, cela veut dire qu’elle n’a pas la force pour s’y opposer.

    La conséquence de cette montée en tension est d’obliger les européens à prendre parti. Et, pour l’instant encore, à choisir entre les Etats-Unis et la Russie, les européens choisissent à tous les coups les Etats-Unis. D’une pierre deux coups : les Etats-Unis isolent quelque peu la Russie du point de vue international - car, malgré l’évidence, ce sont les russes qui passent pour un danger dans cette affaire - et les européens sont obligés de faire marche arrière dans leur rapprochement avec la Russie.

    Et c’est là où je m’éloigne légèrement de votre analyse. Là où vous voyez une volonté de la Russie de peser sur les questions internationales, je n’y vois que la défense de leur « pré carré », défense sciemment provoquée par les Etats-Unis que cette tension arrange.

    Enfin, sur la question du Kosovo, je n’y vois pas comme vous la continuité de la politique panslaviste russe, mais un reliquat de celle-ci utilisé comme chantage par rapport aux zones séparatistes en Géorgie. La question est la suivante : Si le Kosovo, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, devait pouvoir accéder à l’indépendance suite à un référendum, pour quelles raisons un processus similaire serait-il refusé à l’Abkhazie et à l’Ossétie du Sud ?

    Mais en tout cas, merci pour votre article de qualité.



  • Nemo 18 septembre 2007 09:50

    @ Eric,

    Votre commentaire est une preuve éclatante des absurdités que peuvent amener l’examen d’une situation internationale à travers le prisme de l’idéologie. Quelque soit le régime, les relations internationales ne sont gouvernées que par les alliances et les frictions d’intérêts économiques et stratégiques.

    Pour vous inscrire dans la bonne tendance de cette année (+12% de création d’entreprises en France), je vous invite à vous trouver un village, et à y ouvrir un Café du Commerce.



  • Nemo 14 septembre 2007 18:11

    @ l’auteur,

    Là où je peux rejoindre certains de vos détracteurs, c’est que la croissance est une mesure de l’activité, et non pas l’activité elle-même. De plus, vous n’adoptez qu’une seule méthode de calcul du PIB, celle par la somme des valeurs ajoutées. C’est d’ailleurs celle qui est la plus contestée, car la plus difficile à comptabiliser.

    Vous passez sous silence la méthode de calcul du PIB par les dépenses, et celle par les revenus. Inutile de dire que les trois méthodes donnent à chaque fois des chiffres différents, avec les incertitudes que cela comporte. L’écueil principal de cette question est que, partant de là, la plupart des débats sur la croissance sont fondés sur des hypothèses généralement non maîtrisées.

    Quitte à rédiger un article didactique (La croissance pour les Nuls), autant qu’il soit complet. Quoique puissent en dire les sabreurs des programmes de l’Education nationale, c’est n’est pas en amputant les faits de pans entiers qui les caractérisent que l’on fait progresser la connaissance. C’est en exposant de manière claire et intelligible des choses compliquées.

    Vos 1° et 2° sont tout à fait sujets à caution.

    La défiscalisation des heures supplémentaires doit s’analyser en fonction d’abord de la propension à l’épargne des catégories les plus concernées par ces mesures d’une part, et de la fraction de cette épargne affectée à l’investissement d’autre part. De plus, il faut avoir une idée de la réaffectation des gains financiers issus de ces placements. Je ne possède pas ces chiffres, je ne me permettrait donc pas d’affirmer péremptoirement si c’est une bonne ou une mauvaise chose.

    Diminuer les charges des entreprises, voilà encore un débat « tarte à la crème ». Tout dépend de quelle taille d’entreprises l’on parle, sous quelles conditions ces baisses sont accordées, dans quels secteurs. J’attends de voir le rapport de M. Besson pour avoir une idée du sérieux avec lequel le sujet de la TVA sociale a été abordé. N’ayant pas cela entre les mains, je n’ai pas non plus la prétention d’avoir une opinion arrêtée à ce sujet.

    « Faire du keynésianisme », « relance des pays asiatiques »... Là on tombe dans le Café du Commerce (mondial). Les produits asiatiques dont vous parlez, à quel prix rentrent-ils sur le territoire ? De ce point de vue là, la hausse de l’euro est une bonne chose : leur coût d’entrée relatif est moins cher, puisqu’il faut moins d’euros pour autant de dollars. Et si les prix se maintiennent, toutes choses égales par ailleurs, les marges de nos entreprises locales augmentent. Ces marges supplémentaires, en fonction de la situation financière de ces entreprises peuvent soit limiter les dégâts d’une situation auparavant difficile, soit dégager des marges de manoeuvre pour monter en charge (engager du personnel, racheter un concurrent, ouvrir un nouveau site,...), soit aller dans la poche des actionnaires et du patron. Mais comme vous le voyez, tout n’est pas blanc ou noir. Mais tant qu’on n’a pas les chiffres précis, fondés sur de réelles études solides, on ne peut pas se prononcer.

    Je pourrais encore passer du temps à montrer que vos allégations, qui ne s’appuient que sur un parti pris idéolgique, sont toutes éloignées, et de la réalité du terrain, et de la rigueur théorique nécessaire à une étude économique sérieuse.

    En revanche, je trouve dommage que vous ne développiez pas plus la seule idée vraiment intéressante de votre article, à savoir la question de la culture d’innovation et de conception des produits dans notre pays.

    L’exemple de la mutation du marché du vin, et le passage progressif d’un système plus que centenaire de classement à une logique de vins de pays à cépages définis aurait été judicieux. Le succès de la formule est avéré, et beaucoup d’enseignements peuvent être tirés de cette expérience.



  • Nemo 13 septembre 2007 17:01

    @ Sir William,

    En même temps, avec un titre pareil « Je debecte la Marseillaise », il ne fallait pas qu’elle s’attende à une pluie de roses.

    Je n’ai pas 50 ans, et pourtant, ca ne m’empêche pas de trouver son « coup de gueule » à côté de la plaque, bourré d’ignorance et de faux bons sentiments.

    Ce mélange de Calimero-psycho-socio-philo-Brice-de-Nice mâtiné des meilleurs moments de profonditude intellectuelle de Loft Story est affligeant.

    Elle a bien mérité sa fessée, la petite. Mais ce qui est le plus triste, c’est que cela en dit long sur le niveau culturel de nos lycéens... Désolant.



  • Nemo 13 septembre 2007 14:22

    @ Kelsatan,

    Tout à fait d’accord avec vous

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