• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Nemo

Blogueur indépendant, 30 ans

Tableau de bord

  • Premier article le 24/08/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 3 427 179
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires



  • Nemo 15 octobre 2007 11:21

    Au fait, Kellenborn, est-ce un pseudo ?



  • Nemo 11 octobre 2007 17:29

    @ l’auteur,

    Votre article est bien écrit, et l’analyse mérite à coup sûr le débat. Cependant, je dois vous avouer qu’il m’a fallu y regarder à plusieurs fois pour (essayer) d’en extraire le point de vue. Je vais donc, si vous le voulez bien, tenter de résumer votre propos, afin de pouvoir en discuter la thèse.

    Vous expliquez que l’Etat-Abstinence se caractérise tout d’abord par un laissez-faire au niveau industriel, qui s’est soldé par une fuite des industries européennes vers les pays à bas coûts, à partir des années 1970.

    Qu’ensuite, un ordre moral s’est imposé, avec comme éléments prépondérants de norme sociale la culpabilisation de l’individu et la culture de la peur comme outil de contrôle.

    Enfin, vous expliquez que le tout se conjuge avec une impuissance de l’Etat, et dont les nécessaires restrictions budgétaires sont aplliquées sur les dépenses les plus nécessaires.

    Si vous acceptez ce résumé, permettez donc que j’y apporte quelques nuances. Tout d’abord, l’abandon des politiques industrielles - pour peu que cet abandon soit vérifié - ne saurait être le seul facteur, ni même le facteur principal, de la fuite des industries vers les pays à bas coûts.

    Vous ne pouvez mettre de côté le formidable accélérateur à la mondialisation que représente le développement phénoménal des échanges maritimes à compter de cette période. La généralisation du principe des contenairs, la quantité toujours plus importantes de super-tankers et autres vraciers géants a contribué, de manière concomittante avec les accords sur les tarifs douaniers, à un essor du commerce mondial sans précédent depuis la Belle Epoque.

    Sur la culture de la peur, que je qualifierais pour ma part plutôt d’aversion au risque toujours plus forte, je la ressens plutôt comme un élément de réallocation des ressources plus que comme un facteur de régression en tant que tel. En effet, il suffit de regarder les profits des compagnies d’assurance, des banques, du secteur de la sécurité, pour se rendre compte qu’il y a bien des secteurs économiques qui profitent de l’aversion au risque.

    Si vous aimez Michael Moore, il va jusqu’à affirmer que la peur est l’un des moyens employés par les Etats-Unis pour maintenir la consommation à un niveau élevé. Je ne peux que difficilement m’avancer sur cette question, n’ayant pas en main les éléments factuels permettant d’appuyer une analyse dans un sens ou dans un autre. Mais je ne penche a piori pas pour une analyse noire des effets de ce changement de mentalités.

    Enfin, l’impuissance de l’Etat n’est à mon sens que passagère. Si l’on compare avec une entreprise privée, celle-ci ne se pose des questions sur son organisation interne que lorsqu’elle se trouve en difficulté, soit de manière absolue (pertes, baisse de part de marché,...) soit de manière relative (benchmarking en dessous des objectifs,...).

    L’ Etat ne réagit pas autrement. Tant que l’argent rentrait, que la dette se creusait, que les déficits s’accumulaient sans autre forme de souci, le système pouvait continuer à « pédaler dans la semoule ». Aujourd’hui, ce n’est plus possible, et le vote à l’unanimité de la LOLF est un exemple frappant de la capacité de réaction face à l’adversité, une fois que celle-ci s’est avérée inévitable.

    La LOLF n’est bien évidemment pas la panacée, et l’on ne saurait restreindre à cette avancée l’ensemble des mouvements de réorganisation de l’administration qui ont actuellement lieu en France. Mais un grand mouvement de modernisation, une prise de conscience de la rareté des ressources sont actuellement à l’oeuvre, et même si ces changements prendront du temps, beaucoup de temps, il est certain que ceux-ci produiront des effets bénéfiques.

    En conclusion, je ne serai donc pas aussi pessimiste que vous. Nous avons encore de bonnes ressources pour rebondir, et en s’appuyant tant bien que mal sur celles-ci, nous y arriverons.

    Bien cordialement,



  • Nemo 8 octobre 2007 15:33

    Oui, il y a eu un en avant. Mais quelques instants avant, un autre en avant, des All Blacks celui-là, n’avait pas été sanctionné. Peut-être que la deuxième erreur d’arbitrage avait pour but de compenser la première. La différence, c’est que nos Bleus ont poussé l’avantage jusqu’à l’en-but adverse.

    Pour moi, l’Angleterre va être encore plus difficile à passer que la Nouvelle-Zélande, les Argentins vont donner une leçon d’humilité aux Sud-Africains -qui en ont singulièrement manqué face aux Fidji. Si cela se réalise, et si on passe la montagne anglaise, on va les donc retrouver en finale, pour l’oral de rattrapage du match d’ouverture.

    Bonne chance les gars !



  • Nemo 5 octobre 2007 17:44

    @ l’auteur,

    Votre article, qui prouve une bonne lecture du texte de la Constitution, montre cependant de grandes lacunes quant à la connaissance de la pratique de celle-ci.

    « Le président du Sénat dispose en outre de pouvoirs politiques importants : il assure la présidence de la République en cas de vacances du pouvoir ou d’empêchement constaté et nomme un tiers des membres du Conseil constitutionnel. »

    Non, ce ne sont pas les pouvoirs les plus importants du Président du Sénat. Un détail : il s’agit de « vacance » (=absence temporaire) et non de « vacances » (=loisirs) du pouvoir.

    Le principal pouvoir du Président du Sénat tient à ce qu’il organise les débats dans une assemblée qui ne peut pas être dissoute. Le Gouvernement est donc obligé de composer lorsqu’il doit faire face à une opposition des membres de sa propre majorité.

    Une fois de plus, la tarte à la crème de l’élection totale à la proportionnelle et au suffrage universel direct est lancée. Cette fausse-bonne idée n’en finit pas de ressurgir à l’occasion de chaque débat institutionnel, portée par les bonnes âmes de la démocratisation de notre Etat archaïque.

    C’est oublier un peu vite qu’avec une telle solution, on tomberait immanquablement non pas dans un système « IVème République » comme on a pu le lire dans les commentaires, mais dans un grave conflit de légitimité, ce qui serait encore pire. Avec 2 Assemblées, élues toutes deux au suffrage universel direct, l’une à la proportionnelle et l’autre par scrutin majoritaire, on n’éviterait pas une crise institutionnelle.

    Une fois de plus, le français aime s’écharper gaiement sur des mesures « miracles » en oubliant toute réflexion sur les principes qui doivent les fonder.

    Alors allons au fond des choses :

    Le Parlement doit être représentatif, mais la représentativité n’est pas univoque, il y en a même plusieurs qui se chevauchent, parfois se contredisent, mais toutes sont plus ou moins nécessaires dans une certaine mesure :

    - La représentativité de la majorité politique
    - La représentativité de la diversité des opinions politiques
    - La réprésentativité des territoires de la République
    - La représentativité des couches sociales
    - La représentativité des populations
    - La représentativité de la société civile

    Il y a ensuite les différentes fonctions qu’un Parlement doit remplir :

    - La fonction législative, avec ses différentes composantes (initiation, amélioration, validation)
    - La fonction de contrôle de l’action publique

    Et lorsque l’on réfléchit à la réforme des Institutions, il faut d’abord se poser la question de quelle mission de représentativité l’on confie à qui, quels sont les impacts en terme de fonctionnement et de dialogue de ces Institutions entre elles, et comment on règle les blocages potentiels lors d’avis divergents.

    En gardant à l’esprit que le pire qui puisse arriver soit un blocage de ces Institutions.

    Le bi-camérisme permet le bonne répartition de ces représentativités et de ces fonctions de législation et de contrôle. Mais jeter aux orties la représentativité des territoires pour la remplacer par la seule et unique représentativité de la diversité des opinions politiques est stupide et dangereux.

    Intégrer une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale qui ne mette pas en danger le fait majoritaire, cela se voit tous les jours dans les communes et les régions, et cela fonctionne très bien. En revanche, fusionner le Conseil Economique et Social avec le Sénat, intégrer une dose « d’affirmative action », permettrait de rajeunir et secouer suffisamment cette institution, qui est malgré tout beaucoup moins immobile qu’on ne veut le laisser entendre.

    J’invite tous les détracteurs de nos Papys de la République à prendre le temps de lire les Rapports du Sénat, toujours très documentés, souvent pertinents, parfois même impertinents.

    Dans notre société atteinte d’un « jeunisme » maladif, où l’on est vieux à 30 ans, limite à 40 et bon pour la poubelle à 50, on a un peu vite oublié les avantages de la sagesse des « Anciens ».



  • Nemo 4 octobre 2007 17:41

    @ l’auteur,

    Merci d’avoir lancé ce sujet fort intéressant. Voici quelques éléments de réflexions iconoclastes, mais qu’il me semble nécessaire de poser :

    - La « liberté d’installation » a donné lieu à une surreprésentation des médecins dans les zones suivantes : Paris, le sud-est de la France.
    - Le choix des fillières a conduit à un manque criant de ressources dans les spécialités telles que les anésthésistes et les gynécologues, et une abondance de radiologues.

    Pourquoi ?

    Parce que dans ces zones résident les patients les plus riches, que ces zones sont les plus agréables à vivre, que les spécialités telles que anésthésistes et gynécologues sont relativement moins bien rémunérées que la radiologie tout en ayant plus de gardes.

    Si je résume, les médecins libéraux veulent gagner plus de fric avec le moins de contraintes possibles.

    La réalité est là, mais personne ne l’affirme ouvertement. Un médecin libéral n’est pas mû par l’intérêt général, mais par ses intérêts particuliers.

    Dès lors, une intervention de l’Etat, de type législative et/ou réglementaire est devenue indispensable.

    On oublie trop souvent que l’essentiel des consultations sont remboursées par fonds issus des prélèvements obligatoires (cotisations sociales, CSG). 20 euros remboursés sur 21, ca fait un pourcentage au dessus de 95%.

    Les rémunérations des médecins conventionnés sont donc financées à 95% par les impôts prélevés sur les revenus des français.

    Un tel pourcentage de ressources issu de la solidarité nationale, on appelle cela une prérogative. Et les prérogatives, cela se compense par des sujétions.

    A titre de comparaison, le monopole de la SNCF est une prérogative, et il est compensé par des sujétions de service public (désserte minimum dans des zones reculées, etc.)

    Il serait quand même extraordinaire que les médecins soient tout d’un coup exemptés de contraintes au vu de leurs prérogatives. Il y a un moment où la tarte à la crème de la « vocation médicale » sur le fait de « sauver les vies humaines » doit trouver un minimum de réalisation.

    En espérant avoir été suffisamment polémique, Cordialement,

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/