Le réel problème, ce n’est pas que le climat se réchauffe globalement, mais plutôt qu’il se réchauffe très rapidement à l’échelle des temps géologiques. Vous avez tout à fait raison de dire qu’il est imbécile de voir ou de vouloir un climat stable aux temps géologiques, mais si ce changement se fait trop rapidement, la végétation risque de ne pas avoir le temps de « migrer » dans les zones climatiques qui leur sont adaptées.
Si glaciation il doit y avoir dans un « proche » futur, et au vu de notre passé « proche » c’est très probable, sa mise en place durera plusieurs centaines d’années alors que le réchauffement risque de se faire beaucoup plus vite. Le réchauffement sera donc peut-être compensé, mais dans un temps assez éloigné par rapport à l’effet du réchauffement.
Quant à la source du réchauffement, il est tout à fait vrai que les causes peuvent être multiples, c’est le principe de système qui veut que une cause = une conséquence n’est plus vrai, mais que plusieurs causes = plusieurs conséquences. Néanmoins, le fait de penser que l’ensemble des activités humaines depuis la révolution industrielle n’aie pas d’impact sur le climat est assez osé de mon point de vue.
"Le chômage de masse n’est pas un
mal en soi, il exprime simplement qu’il
n’y a plus de travail, et qu’il n’y aura jamais plus de travail."
Si je suis d’accord avec vous pour dire qu’il n’y a plus de travail et que c’est pas un mal en soi, mais dire qu’il n’y aura jamais plus de travail, c’est à mon avis un peu présomptueux. Personnellement, j’ai plutôt l’impression que le travail aux champs sera le travail de demain dans un futur pas si lointain ou l’énergie et les matières premières métalliques seront rares par rapport à aujourd’hui.
D’ailleurs, l’idée du dividende universel est belle, mais dans la pratique, je ne suis pas sûr que ce soit envisageable. Qui voudra ramasser les poubelles ? Qui voudra travailler en usine ? Cette idée semble à priori révolutionnaire, mais elle l’est bien plus qu’elle ne le parait car sa mise en place nécessiterait un changement total des modes de vie et sans doutes que de nombreuses implications à cette mise en place sont impossible à prévoir.
"Sans verser dans l’auto satisfaction ni
dans une hypothétique nostalgie d’un passé glorieux, il est très claire
que les interprétations actuelles concernant les gaulois semblent
toutes vouloir dénigrer toujours davantage ce que fut en réalité la
société gauloise.«
Dans le milieu de l’archéologie, c’est à peu près le contraire. On s’est rendu compte qu’une grande partie des voies romaines, un des symboles de la »grandeur« de la civilisation gallo-romaine, sont en fait à la base des voies gauloises aménagées. Un commerce important faisait déjà office.
La vision de la maison en matériaux périssable inférieure à celle en dur est aussi quelque chose sur lequel on revient beaucoup.
Les sociétés gauloises ne sont pas inférieures, mais différentes par rapport à la société romaine de l’époque, pas adaptées aux mêmes climats, aux mêmes matières premières,...
»Difficile de ne pas être tenté d’y voir un travail de sape envers
l’un des piliers historiques qui a contribué à construire le français du
20ème siècle. Il ne vous aura pas échappé que la fabrique de l’Homme
Nouveau est en phase d’aboutir ? cet Homme Nouveau, voulu par
l’idéologie laïque, lancé majoritairement par la franc-maçonnerie (dès
1789) et les « nouvelles gauches » européennes (dont notre PS actuel !)
et qui ne peut exister que s’il n’a plus d’Histoire véritable derrière
lui.«
Il est frappant en effet de voir comment l’histoire, dans le système médiatique, c’est à 90% celle du 20e siècle, 5% le 19e et la révolution, et 5% pour le reste, avec une bonne part pour l’antiquité. Cependant, la vision péjorative du gaulois peut s’expliquer beaucoup plus simplement par la formation de l’auteur qui n’est qu’un journaliste, qui n’a pas le temps de faire une vraie étude poussée de la période. Il a du se contenter de lire des »classiques", souvent un peu datés, et donc reproduire un discours un peu désuet.
"Les bretons, ou le
breton, dernière langue celtique parlée en france, sans doute très
proche du gaulois, ce qui en fait une langue bien plus ancienne que le
français."
La notion d’ancienneté d’une langue vivante est nulle et non avenue puisqu’elle évolue tout les jours. Aussi, le breton actuel est sans doutes très éloigné du gaulois d’avant conquête, autant que le français du latin classique. Enfin, parler de l’ancienneté d’une langue vivante, c’est comme parler de l’ancienneté de sa famille, ca n’a aucun sens puisque tout le monde descend des familles néolithiques et même d’avant, de même, les langues puisent toutes leurs origines dans un passé très ancien.
Cependant, je vous suit sur le reste de votre intervention. J’avais juste envie de pinailler ^^
"Je crois comprendre
que vous m’accusez de vouloir mettre Bibracte à Mont-Saint-Vincent.«
Je n’en sait rien. Pour cette thèse là, je vous laisse le bénéfice du doutes n’ayant pas les connaissances nécessaires pour trancher.
»L’histoire de la Gaule est tout aussi intéressante à étudier que
celle de l’Egypte, de la Grèce, de Rome, de Palestine ou d’ailleurs«
Je vous suit tout à fait la dessus.
»et
je ne vois pas pourquoi il faudrait systématiquement dénigrer nos
personnages historiques et leurs actions pour satisfaire la
bien-pensance qui est aujourd’hui à la mode."
C’est ca que j’appelle du roman national : les grand personnages, les grandes batailles, les grand événements, la naissance de la France. Ma vision de l’histoire, c’est plus celle de l’histoire des sociétés, des vrai gens, pas celle des 20 clampins par siècle dont le nom nous est parvenu. Mais après, c’est peut-être pas la vision dominante de l’histoire dans la population.