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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 20 novembre 2007 21:25

    @ TALL

    Le nationalisme de gauche a causé de lourds dégâts au cours du siècle passé et me semble tout aussi contestable, voire dangereux, que les dérives nationalistes d’extrême-droite. Qu’il soit de gauche ou de droite, le nationalisme demeure une idéologie passionnée, qui se nourrit des excès et de l’exhaltation des masses pour diffuser des messages peu glorieux.

    En ce qui concerne votre penchant indépendantiste, je ne vois ici aucune tentation nationaliste. Vous devez, me semble-t-il, faire allusion à une revendication nationale.

    Je ne comprends pas votre désir de voir Bruxelles devenir une « capitale-état » de l’Union européenne. Quid ?



  • Neos 20 novembre 2007 21:03

    @ Daniel

    Je vous renvoie à mes post précédents. Il n’est aucunement en mon esprit de vouloir porter atteinte à la nation. Les Etats membres et leur peuple font partie intégrante de l’Union européenne et je souhaite qu’il en soit encore longtemps ainsi.

    En revanche, au même titre que Sylvain Reboul, je ne cautionne en aucun cas les idéologies nationalistes.

    C’est en ce sens d’ailleurs que j’ai choisi le titre que porte cet article.



  • Neos 20 novembre 2007 20:58

    @ Yannick

    Je suis tout à fait d’accord concernant votre regard porté sur le déficit démocratique. Les peuples sont devenus demandeurs et souhaitent devenir + acteurs, ils souhaitent s’approprier le thème de la construction européenne et en faire une question essentielle de leur quotidien.

    Je pense que nos dirigeants ont conscience de cette évolution.

    Je pense aussi que nos dirigeants (en France : le Président de la République, les membres du gouvernement) craignent fortement de perdre beaucoup d’influence politique à l’échelle nationale en cédant du pouvoir à l’institution du Conseil de l’Union européenne (où ils siègent plusieurs fois par mois mais où leur position politique est discutée à 27... ce qui naturellement dilue considérablement le poids individuel de leur décision)

    Je pense que nos parlementaires (députés et sénateurs) craignent fortement de perdre beaucoup d’influence politique à l’échelle nationale en cédant du pouvoir à leurs homologues députés européens qui représentent EN PRINCIPE la voix des peuples européens. Pour entendre la voix des électeurs qui souhaitent peser sur les décisions européennes, vous avez compris qu’il faudrait que les députés européens puissent s’exprimer mieux (et plus fort) sur les préoccupations des citoyens européens.

    Lorsqu’il fait face à des interrogations, à des problèmes, le peuple apostrophe ses députés nationaux. Il interroge son gouvernement national. Un usage, une habitude... une facilité peut-être.

    Posons-nous la question : et si nous changions de cible pour des questions sur lesquelles nos représentants nationaux n’ont peu ou prou aucun poids. Pensez-vous que nos dirigeants pourraient longtemps boter en touche si les peuples poussaient les médias à aller les interroger à Bruxelles sur le résultat de leurs travaux (et accessoirement sur les échecs politiques ?)

    Pensez-vous un instant que nos députés européens rechigneraient à s’exprimer si on les interrogeait sur les problèmes de nos pêcheurs, de l’absence de coordination économique en Europe, sur la hausse du prix de l’essence à la pompe ? Bien sûr qu’ils auraient beaucoup à dire ! Et de parler des blocages de tel ou tel président national, des mauvaises gestions (nationales) des aides structurelles européennes, de la ponction fiscale énorme de certains Etats sur les énergies... Vous imaginez la grogne dans les ministères ! Et la tête des gens découvrant que l’on paye beaucoup moins dans d’autres Etats membres... Quel embarras pour nos gouvernement nationaux !

    Enfin, interrogeons-nous : lorsque Michel Barnier, proche de Nicolas Sarkozy, prônait, il y a environ 2 ans, la réconciliation des héritiers de Jean Monnet et de Charles de Gaulle, en proposant l’organisation d’une grande consultation populaire (de type referendum) pour faire adopter le traité établissant une Constitution pour l’Europe (...) pensez-vous un instant que cette idée fantastique pour briser le déficit démocratique européen ait été prise au sérieux par des hommes politiques soucieux de conserver leur pouvoir au niveau national et que j’ai décrit ci-dessus ?

    Les peuples réclament qu’on les écoute lorsqu’ils s’expriment. Je pense pour ma part qu’un jour viendra où nos dirigeants (peut être au sein des nouvelles générations d’hommes politiques) consulteront soit par le biais de partis réformés et résolument modernes, soit au-delà des frontières nationales (puisque les appareils de partis vérouillent l’expression au niveau national), les avis des citoyens.



  • Neos 20 novembre 2007 20:22

    @ Yannick

    merci pour vos commentaires.

    Au risque de me répéter, mais cela a du bon pour que vous n’ayez point à remonter trop haut pour retrouver mes commentaires au long de ce débat, je pense que l’Etat-nation fait partie intégrante de l’Union européenne, et j’espère sincèrement qu’il en sera ainsi encore longtemps.

    Les Etats membres et leur peuple constituent les éléments essentiels du système de l’UE. Vous enlevez les-uns ou les-autres et c’est l’ensemblede l’édifice qui s’effondre.

    Relisez-moi bien et vous percevrez, je n’en doute pas, la subtilité que j’essaye de faire passer dans mon message. Par « penser notre avenir au-delà des nations », j’entends non pas ’imaginer un système sans les nations’, mais tenter ’d’imaginer un moyen de nous organiser AVEC les nations au-delà de leur organisation structurelle nationale.’

    Cette réflexion que je ne suis pas seul à diffuser vise à renforcer l’implication des peuples (et donc les nations) dans les activités qui dépassent leurs frontières nationales, à réflechir aux moyens dont nous disposons pour nous permettre ensemble (sans concevoir un instant de supprimer quoi que ce soit) de mieux nous organiser à une échelle transnationale, le tout afin de répondre avec + d’efficacité aux divers besoins que nous impose l’évolution du monde international d’aujourd’hui et surtout de demain.

    Le constat est simple : les Etats ont des difficultés venant de l’extérieur de leurs frontières face auxquelles ils ne peuvent faire face seuls.

    Or, comme ils ne souhaitent (les peuples non plus d’ailleurs) se soumettre à aucune autorité de nature étatique supérieure à la-leur (vous me suivez ?), il devient nécessaire de trouver un équilibre satisfaisant entre (1) répondre à cette mutation internationale avec laquelle nous devons vivre (même si ne sommes pas d’accord) et (2) impliquer toujours un peu + les Etats et les peuples dans un processus où tout le monde conservera son identité et sa diversité,, mais où tout le monde aussi participera à l’élaboration de mécanismes politiques, économiques, institutionnels, sociaux, fiscaux, etc qui nous permettent de continuer à vivre ensemble (et bien) le plus longtemps possible sur le continent européen.



  • Neos 20 novembre 2007 20:00

    @ Internaute

    Je me doutais bien qu’il y aurait une intervention d’un internaute sur le passage que vous évoquez.

    La lutte pour l’indépendance nationale et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sont des droits qui sont entrés au panthéon des règles régissant la société internationale.

    Ma référence à cette lutte que mènent les Kosovars aujourd’hui - et qui s’avère avoir lieu en ce moment puisque des élections ont eu lieu ce week end - témoigne de l’importance que pèse la nation sur le cours de l’histoire d’un peuple et d’un Etat.

    Cette référence à la lutte pour l’indépendance nationale kosovar, je l’ai souhaitée dans mon article pour montrer un aspect constructif et ‘positif’ de l’activisme en faveur de l’unité et de l’édification d’un Etat.

    En revanche, et je reviens une fois encore dessus, les exacerbations nationalistes, les discours prêchant la haine, l’intolérance et le culte de la différence, sont des éléments regrettables qui malheureusement accompagnent ce genre d’événement historique. Le discours du président serbe Slobodan Milosevic, prononcé en 1987 sur ces terres kosovars, est un exemple des dérives nationalistes et populistes qui ont engendré tant de haine et de terreur dans ces régions des balkans.

    La nation est une belle invention de notre histoire en ce qu’elle a permis depuis le XVIIIe siècle aux peuples de se réunir puis de stabiliser leurs structures étatiques autour de valeurs communes et d’un avenir en commun.

    Vous me contredirez si je me trompe, mais le nationalisme n’a eu pour effet au XXe siècle que de plonger le monde dans la misère et dans l’effroi.

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