C’en est vraiment triste. Voilà le seul commentaire écrit par quelqu’un qui s’y connaît bien, par ailleurs intéressant et extrêment actuel ; et il est complètement snobé par les deux factions rivales aussi ridicules et grossières l’une que l’autre.
Enfin, moi, je le lis, et je le copie-colle pour le relire débarassé des impuretés qui le polluent.
Certes, certes, certes . . . pas de doute là-dessus, nous faisons de l’autocritique destructrice. Et nauséabonde, parce que la comparaison est une très mauvaise idée en science historique.
MAIS cette autocritique semble nous donner un droit, qui est encore plus néfaste : celui de juger de la même manière les autres peuples, la Turquie en tête. De quel droit ? De celui qu’on s’est auto-crucifiés ?
Les sagesses juives et chrétiennes (je suis moins au courant en ce qui concerne la sagesse musulmane) sont beaucoup plus sensées : « Aime ton prochain comme toi-même ».
Traduction pour ceux qui n’auraient pas compris :
1 - Aime-toi toi-même. Et donc, petit (a), cesse de te morfondre sur ton passé de crimes, petit (b), cesse de te glorifier toi-même faussement.
2 - Aime les autres. [Pour ceux qui ne comprendraient pas le sens de « ton prochain », je les renvoie à la Bible, Nouveau Testament, Evangile selon Luc, chapitre 10, versets 29 à 37]
Après, si tu as réussi à aimer (déjà, je ne connais pas grand monde capable d’y arriver . . . surtout pas moi . . . mais au moins, j’essaye d’y tendre), tu es libre de penser ce que tu veux.
Juste une petite réaction au sujet du commentaire sur Mahomet, Hérode, les Juifs, etc.
Hérode (que ce soit le premier ou le deuxième du nom, d’ailleurs) n’était certes pas « Arabe ». Disons plutôt qu’il était Juif. Ce qui ne change effectivement rien à sa culture grecque, mais un certain nombre de choses sur ses origines et les reproches que ses « coreligionnaires » (du moins, ceux qui l’auraient été s’il n’avait pas été un renégat) lui faisaient.
Deuxième petit apport : d’accord, le génocide rwandais (et burundais, doit dit en passant) est une guerre ethnique entre Hutus et Tutsis. N’oublions cependant pas le rôle des colonisateurs belges (mais il sauraient pu être français ou anglais, c’eût été la même chose) qui ont dressé ces ethnies systématiquement l’une contre l’autre, alors qu’avant elles vivaient en peix complète. Et n’oublions pas le - au mieux - silence coupable de la France en 1994.