@Gollum Vous devriez lire la littérature sur ce sujet. On reconnait différents niveau qui vont de la simple tentation à la possession. L’emprise spirituelle est un niveau intermédiaire. Les démons ne peuvent vous influencer que si vous leur ouvrez des portes. Cela arrive souvent lors de la petite enfance où même avant lorsque vous vivez une blessure spirituelle : un sentiment d’abandon, une maladie, des violences mais aussi un viol ou une consécration à une divinité. La plupart du temps, ces événements sont oubliés, ce qui rend la fermeture de la porte difficile. Souvent, l’enfant qui ne sait comment réagir tente de soigner le mal par le mal. Un tiers environ des personnes qui ont subi un inceste seront incestueux à leur tour. La délivrance ne peut se faire que par la personne qui cherche à se libérer. Elle peut se faire aider dans les situations les plus graves (occultisme, sorcellerie) mais sa participation volontaire et active est une condition de la guérison. Il existe des gourous qui proposent l’utilisation des démons dans le processus, mais cela ajoute du mal au mal. C’est la renonciation au mal qui permet la guérison.
@Gollum « Possédé » n’est pas le terme que j’ai employé. Les gens normaux subissent l’influence des démons, mais gardent leur liberté de les suivre ou pas. ils sont parfaitement responsables de leurs actes. Les possédés ont perdu leur liberté et le phénomène est très rare. Les gens « normaux » ne sont pas prêt de reconnaître leur propre violence par exemple. Ils préfèrent en accuser leurs interlocuteurs lorsque ceux-ci les contrarient. La violence est l’alliée du mensonge.
@Pierre Sarramagnan-Souchier Merci pour votre témoignage. Je suis bien conscient que l’Esprit-Saint ne souffle pas partout dans l’Eglise. Je suis très engagé dans l’accueil des personnes en recherche du Christ, en particulier les apostats de l’islam et il y a de grandes disparités d’un diocèse à l’autre, d’une paroisse à l’autre. Il m’est arrivé parfois de recevoir des injures alors qu’il existe des endroits où la bienveillance domine. La bienveillance fait partie des signes de la présence de l’Esprit-Saint (Galates 5, 22) mais pas l’injure, alors l’injure ne me touche pas. Souvent, c’est la peur qui en est le moteur. Lorsqu’une personne est violente, elle a rarement conscience de sa propre violence. Il est plus facile d’en accuser les autres, en commençant par Dieu lui-même. Le Coran a un verset pour ça : « Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués » (s8,17). Pas sûr que Allah apprécie cette accusation pour le moins violente à son égard. La violence est ainsi la meilleure auxiliaire du mensonge. Nous refusons parfois de dire la Vérité pour éviter une accusation de violence. L’inversion accusatoire est un sophisme puissant, très souvent utilisé par les commentateurs d’Agoravox pour faire taire la contradiction.
@Max31 Effectivement l’Eglise est prudente et parfois un peu trop. Je sens la peur dans beaucoup de décisions de l’Eglise aujourd’hui avec une augmentation de la bureaucratie. Après, les guérisons, cela n’apporte pas grand chose qu’elles soient reconnues ou pas. Il s’agit la plupart du temps d’une révélation privée dont le destinataire connaît la réalité de cette guérison et aussi le sens qu’il faut lui donner. J’ai toujours vu les personnes guéries se tourner vers Dieu et annoncer l’Evangile sans peur. Dieu s’adresse à chacun de nous de la manière qu’il sait la plus efficace au moment qu’il sait le plus favorable. Ceux qui ne veulent que leur confort ou mettre Dieu à l’épreuve n’ont aucune chance de recevoir une guérison. Ils peuvent toujours se tourner vers Satan qui pratique également la guérison. Si le salut offert par Dieu ne les intéressent pas, ils seront servis.