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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 23 octobre 2006 10:35

    @ panama

    Pourquoi au lieu de dire des bêtises vous n’iriez pas faire un tour du côté de ce cher « canal » que vous semblez tant affectionner pour voir si le référendum qui vient de s’y dérouler va être utile aux paysans qui vont perdre un maximum de terres arables pour voir passer des tas d’immeubles flottants remplis de marchandises chinoises...

    Qui a parlé de « repousser les pauvres en grande couronne ? » Je pense que l’objectif à atteindre serait plutôt d’en ramener une grande partie en petite couronne, en annexant des communes limitrophes, et en en forçant d’autres à se regrouper. On est donc loin de la lecture caricaturale que vous avez faite de mes propos.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 23 octobre 2006 10:29

    @ C florian

    J’avais sauté votre commentaire avec lequel je suis en tous points d’accord. Vous dites : « Paris et sa proche banlieue ne forme qu’un ensemble qui doit être cohérent. » Exact. Et c’était la philosophie du programme banlieues 89 malheureusement enterré par les bobos rocardiens de la seconde gôche qui nous a donné la gôche caviar et caviardée. Vous dites aussi : « la ville de Paris doit s’étendre afin de concentrer les pouvoirs et mener une vraie politique à l’échelle de la mégapole parisienne. » tout en regrettant que personne n’osera « mettre les pieds dans le plat ». Et c’est aussi vrai...

    Je vais encore faire sauter les bien-pensants mais je suis pour la politique dite de la « tache d’huile » (un peu à la façon dont Lyautey a modernisé le Maroc en l’espace d’une quinzaine d’années). L’éparpillement n’est pas une méthode, ce n’est que pis-aller manipulé par tous ceux qui, face aux médias, ont perdu tout courage politique pour se réfugier, à la façon de ségolènifiante, derrière la « voix du peuple » qui n’est souvent qu’une cacophonie.

    Les « Grand travaux » de Mitterrand ont fait de Paris, durant plus d’une décennie, la capitale architecturale du monde, n’en déplaise aux grincheux de service. On ne peut que regretter l’attitude négative de Chirac qui a bloqué de façon imbécile le projet d’Exposition Universelle... Les Grands Travaux dans Paris intra-muros ont pu entraîner des réaménagements urbanistiques interressants (à Bercy, autour de la TGB) quoique un peu trop abandonnés à des intérêts sectoriels, mais le « réalisme » rocardien a empêché que l’esprit créatif qu’ils avaient engendrés soient étendus à la banlieue. Pourtant, il faudra bien passer par là un jour, le plus tôt serait le mieux.

    Bien à vous. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 22 octobre 2006 21:06

    @ péripate

    Pour ce qui est des kleenex, je n’en ai pas à vous faire passer. Pour ce qui est de la « manière forte » je me dis souvent : est-ce que la république n’a pas été, précisément, imposée à la manière forte ? S’il avait fallu organiser des réunions de quartier et des assemblées « citoyennes » dans tout le royaume, on en serait encore à mesurer la longueur des chausses des sans-culottes ou des rabats latéraux du bonnet phrygien et on aurait encore un Bourbon sur le trône au lieu de l’avoir au fond d’un verre avec ou sans glaçons.

    Ma référence aux Gaulois n’avait que peu de connotation ethnique, à moins que vous rangiez Astérix et ses joyeux drilles dans le camp des xenophobes, islamophobes et demianophobes qu’on se doit de débusquer et d’aller dénoncer à la Gestapo...

    Bien à vous, cher écorché. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 22 octobre 2006 18:14

    @ peripate

    vous répondez comme un gamin dans une cour de récréation, « c’est pas moi, c’est toi et c’est moi qui l’ait dit le premier »... Si vous n’avez que ça dire, c’est que le coca vous a salement amoché le neurones.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 22 octobre 2006 18:09

    @ Amand Bonaldi

    Bien sûr, on ne peut parler d’urbanisme sans lier une œuvre quelconque à celles qui l’ont précédé. Mon intention n’était pas de faire l’historique du développement de la capitale. D’autres l’ont fait bien avant moi et bien mieux que je ne saurais le faire. Un article de ce genre s’adresse bien évidemment à des lecteurs munis de quelques références. S’il m’avait fallu remonter à Lutèce, pour parler des banlieues d’aujourd’hui, il se serait toujours trouvé quelqu’un pour me reprocher de ne pas avoir assez bien décrit les charrettes des Rois Fainéants.

    A propos d’Haussmann

    Haussmann n’est pas qu’un Préfet soucieux de rétablir l’ordre à moins de considérer l’assainissement, l’hygiène, et les belles perspectives comme une simple fascination pour l’ordre. Pour moi, Haussmann est un technicien qui a su s’entourer d’artistes. Bien sûr tout n’est pas parfait si on fait l’inventaire des travaux entrepris, mais je ne peux que constater que vu le court laps de temps durant lequel il a été préfet, il a fait du bon boulot et pris une masse de décisions judicieuses.

    Vous citez Jules Ferry grand pourfendeur du baron ! Mais ses critiques rejoignaient celles du grand financier Say et surtout celles de Thiers qui, avant de devenir le garde-fou républicain d’une France défaite, fut, à l’époque du baron, grand défenseur de la propriété et pourfendeur de la « vile multitude »... Vous auriez pu dire aussi qu’un des grands reproches qu’on a fait à Haussmann avant de l’abattre est d’avoir amené trop d’étrangers à Paris... Citons alors Barbey d’Aurevilly, esprit libre s’il en fut : « Napoléon a fait, tout de suite, avec ses travaux de Paris ce que n’ont pas fait avec leurs fameux ateliers nationaux tous ces républicains qui ont sans cesse le mot travail à la bouche et qui ne sont pas capables de mettre deux pierres l’une sur l’autre si ce n’est dans un but de guerre civile et de sang versé ! » Etant un farouche républicain, je ne partage pas la totalité de ce point de vue (qui va ravir Cambronne...), mais je ne sais pas pourquoi il me semble ressentir en lisant ces lignes comme une critique sous-jacente de... Ségolène Royal... Allez donc savoir pourquoi...

    Notons encore pour ce qui est du baron un des aspects sociaux de la politique mise en œuvre et que la postérité s’est empressée de gommer pour garder les images de la Garde Républicaine alignée dans les boulevards. Jean des Cars souligne qu’au moment de dessiner le boulevard Arago, le baron « suit l’initiative impériale de créer une société de maisons à bon marché. Quatre cents bâtiments seront loués pour dix ans au prix moyen de soixante-quinze centimes par jour. Le locataire qui aura régulièrement payé de modeste bail pendant les dix ans deviendra, ipso facto, propriétaire : une forme sociale de location-vente et, en langage d’aujourd’hui, d’accession à la propriété. »

    Le Corbusier

    Vous jugez Le Corbusier « architecte esthète de son époque ». On peut en douter en lisant quelques-uns de ses écrits « Il faut agir contre l’ancienne maison qui mesurait l’espace [...] le prix du bâtiment ayant quadruplé, il faut réduire de moitié les anciennes prétentions architecturales et de moitié au moins le cube des maisons [...]. Une maison comme une auto, conçue et agencée comme un omnibus ou une cabine de navire [...] Les wagons, les limousines nous ont prouvé que l’on peut calculer la place au centimètre cube... » Bizarre cette comparaison d’un objet par essence « immeuble » avec seulement des objets mouvants... Il serait heureux de voir les retraités qui s’entassent avec leur camping-car sur la plage de Taghazout, près d’Agadir...

    Le Corbusier n’a rien à voir avec l’Art Nouveau, ou plutôt ses postures sont une réaction contre ce courant d’esthétisme naturaliste. Le Corbusier est dans la lignée des Gropuis, Neutra, Mies van der Rohe... (en autres). Mes préférences pour ces époques vont à Pierre Charreau ou à Ritveld. Le Corbusier a élaboré une charte que la plupart des architectes se sont approprié jusqu’à l’apparition des mouvements de l’éclectisme italiens apparu au début des années 70... Ses idées ont été appliquées aux quatre coins de la planète, de façon totalement déraisonnée. Son projet pour l’aménagement des IIè et IIIè arrondissement de la capitale serait considéré aujourd’hui comme un crime contre l’humanité ! S’il n’a pas participé directement aux programmes de construction ou de reconstruction dans notre pays, c’est que d’autres projets l’ont occupé ailleurs... Mais ces collègues se sont empressés de faire des tas de petites « unités d’habitations » qui lui étaient si chères un peu partout. J’ai longtemps vécu près de l’immeuble de l’Armée du Salut, j’ai rarement vu une architecture aussi triste et pourtant la façade étale une orgie de couleurs primaires...

    Je pense que Le Corbusier était un génial redistributeur d’espace et de lumière, notamment ainsi que je l’ai souligné, dans ses maisons bourgeoises et d’autres immeubles spécifiques (église de Ronchamp). Je suis tout à fait d’accord avec lui (pour l’avoir expérimenté que « l’extérieur est le résultat de l’intérieur ». Mais ce principe s’applique mieux à ces constructions individuelles que collectives. Car, à de rares exceptions près (dont les maison polychromes de Pessac en Gironde) il est difficile (souvent pour des questions de coûts) de ne pas tomber dans le répétitif.

    Parlant de la « déshumanisation des villes et des grands ensembles des banlieues, tout au long de ces dernières années » vous dites que ce problème « nécessite un débat plus large, plus posé et s’appuyant sur des données actuelles : Politiques, économiques et sociales. » Personnellement, vu l’ampleur des dégâts, je pense qu’il y a longtemps que nous avons passé le temps des débats et qu’il faut se retrousser dare-dare les manches. Le « consensus politique » que vous évoquez ne peut venir qu’une d’une orientation forte et bien cadrée. Pour ce qui est du « consensu social » je pense que ce ne soit pas vraiment dans les habitudes des Gaulois que nous sommes restés. Par contre je suis mille fois d’accord avec vous pour penser qu’il faut drainer des moyens budgétaires « énormes ». Les fonds structurels européens doivent aussi pouvoir servir à ça.

    Bien à vous. Patrick Adam

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