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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 22 octobre 2006 08:23

    @ Dragoncat

    Je n’ai pas pu vous répondre hier soir car vos interventions méritaient d’être approfondies. L’exemple que vous donnez de Saint Quentin est exact. Dans son ensemble la ville fonctionne plutôt bien. Même si au plan architectural (et non urbanistique) elle ne brille pas par son esthétisme. La gare du RER avec sa grande horloge (sensée d’après son concepteur symboliser le temps... on s’en serait doutés !) n’est pas un chef d’œuvre, tant s’en faut. Autre problème : le ratio entre la surface utilisée (je ne dis pas bâtie) et le nombre d’habitants. Je ne connais pas ce rapport, mais il doit être assez élevé. On ne peut continuer à ce train-là si on ne veut pas phagocyter la totalité du Bassin Parisien d’ici quelques années.

    Boffil a su mettre en œuvre des solutions intéressantes (sans avoir la fibre catalane hypertrophiée, je pense qu’il a toujours proposé des solutions originales, tant dans son amour des perspectives (qui devraient être à la base de tout programme urbanistique - voir à Saint Pétersbourg où les avenues portent le nom de « perspectives »...) que pour l’étude de méthodes de parement qui ont redonné aux populations l’envie de lever la tête en marchant et non de fixer leurs chaussures. On ne peut que regretter que ce ne soit pas son projet qui ait été retenu pour l’aménagement du trou des Talles : on aurait ainsi peut-être évité la monstruosité des constructions hybrides et criminogènes auxquelles on a eu droit...

    Pour ce qui est de Paris, le coup de grâce immobilier a été donné au moment de la suppression de la loi de 48 qui servait de garde-fou pour protéger les gens aux revenus modestes. En dehors des personnes âgées, on a mis à la rue des milliers de familles, mais surtout un nombre incalculable de jeunes célibataires qui ne demandaient rien d’autre qu’un coin pour dormir, manger et écouter un peu de la musique, et qui, pour la plupart, participaient à la vie culturelle de la capitale. Ils ont été nombreux à devoir « s’expatrier » en banlieue. mais d’autres sont devenus clochards... La grande spéculation date de la fin des années 80. Des promesses de vente d’immeubles ou d’appartements se négociaient deux ou trois fois dans la même journée et généraient des masses financières considérables. Tout le monde a rêvé de monter sa petite SCI qui permettait d’échapper aux plus-values... La gauche caviar a mis le doigt sur la politique du « tout bureau » qui permettait d’engranger une manne fiscale dans les caisses de la Mairie de Paris, de Levallois, d’Issy-les-Moulineaux, de Courbevoie et d’ailleurs, mais pendant ce temps, elle se goinfrait dans des « petites » opérations spéculatives qui l’ont amenée, en moins de cinq ans, jusque dans le Luberon...

    C’est vrai que le « tout bureau » a fait des dégâts dans plusieurs arrondissements, mais c’était dédouaner trop vite la flambée de l’immobilier qui s’est propagée dans les XVIIIè, XIXè, XIè, XIIè, et plus tard XVIIè et XIIIè arrondissements pour finir par gagner la ceinture rouge (Montreuil,Arcueil, etc.)

    Pour ce qui est des foyers Sonacrotra, c’est encore un autre problème. Il y a l’architecture des immeubles conçus pour des travailleurs célibataires et qui logent souvent clandestinement des familles (nombreuses). Et il y a aussi un problème d’éloignement des centres villes. A Nice il y a un foyer Sonacotra implanté dans la plaine du Var, à dix kilomètres du centre ville. Vu l’absence de transports en commun, il a généré un trafic de taxis clandestins des plus florissants.

    Donc, comme vous le dites et c’était le sens de mon article : « De l’importance du logement sur la mentalité des habitants et l’intégration de ceux-ci dans la ville et dans la vie. »

    Bien à vous. Patrick Adam

    Pour ce qui est du Déglingué-Wurmien (cf. la période qui a été dénommé « régression wurmienne ») ce serait trop long à raconter en détails. Il me haït sans doute, parce qu’avec le Marsu et quelques autres nous cherchons à circonvenir sa logorrhée et son racisme anti-occidental qui pue les bas-fonds de Marrakech ou d’Istanbul où les bobos vont s’encanailler et se « distraire », et nous avons à démontrer le mécanisme de ses supercheries.

    J’ai tenté plusieurs fois de discuter avec lui. Mais après un ou deux échanges pour appâter le chaland, il a revêtu la robe d’un savonarole islamiste, prêt à brûler tout ce qui pourrait déranger son univers abscons où se mélangent quelques tubes de couleurs éventrés, le souvenir de rares lectures disparates, des enfilades de mots boursouflés par lesquels il croit pouvoir combler un vide sidéral qui apparaît chaque jour un peu plus sur Agora. Cette posture l’entraîne désormais à soutenir des propos de plus en plus sordides de quelques intervenants intégristes qui s’amusent avec lui, tout comme nous, mais en lui faisant croire qu’ils lui lustrent le poil... Puis il a éclaté en plein vol à la suite de l’article que lui a consacré Philippe Gammaire... Il ne s’en est pas remis. Depuis, il erre de fil en fil, pour tenter d’exister encore. Il dépose ses petites baves partout et ne vit plus que pour ça... Il est carrément bon pour l’asile. Première victime d’Agoravox. On peut déjà préparer sa pierre tombale.

    Bien sûr, les trois propositions que vous avez suggérées pour expliquer cette obsession à me poursuivre de sa haine n’ont (fort heureusement) rien de réel ; (le violer ? je laisse ça à d’autres s’ils sont preneurs - un fils caché ? je n’ai jamais couché avec une hyène - quant à l’accueillir au fond du désert, pas question d’y introduire des détritus).



  • Patrick Adam Patrick Adam 22 octobre 2006 06:49

    @ Cambronne

    Salut Cambronne

    Pas eu le temps de te répondre hier soir. Effectivement j’ai trouvé l’intervention de Metropolitan excellente et comme toi, je trouve la description de Céline concernant New York absolument géniale. Dommage que le triste sire ait dévié dans un délire xénophobe qui ne l’a pas grandi aux yeux de la postérité.

    Pour ce qui est de Cincinnatus, je comprends que tu en profites mais il va sans dire que c’est un style de vie qui n’est pas applicable à tout le monde, et encore moins en banlieue. La ville doit retrouver de sa verticalité. L’espace est trop précieux pour le gaspiller à faire pousser quelques rosiers qui s’asphyxient sous les gaz d’échappement et pour stocker des tas de voitures qui restent immobiles pour 90% d’entre elles.

    Je vois que tu habites près de Montauban. Je n’y suis allé qu’une fois et j’ai trouvé cette ville vraiment très belle. Ça a été pour moi une surprise car on en n’en parle jamais sur le plan touristique ou architectural, et c’était un bonheur de découvrir cet ensemble harmonieux fait de briques (comme Toulouse) et souligné d’un peu de pierre dorée. C’est un peu comme Alès, une ville qui a été longtemps à l’écart des axes touristiques et qui vient d’être « redécouverte » il y a quelques années. On réinvente chaque jour l’eau chaude (ou tiède)...

    Pour ce qui est de Marsu, son texte est un pur régal et sa méthode est excellente : chasser le sordide bleu en collant à ses posts une marque de fabrique bien identifiable dans laquelle la plupart des intervenants se retrouvent. Le plus minable dans l’affaire, c’est le taré de falloujah qui se prétend historien et qui n’est qu’un taré de plus accroché aux basques de l’immonde. C’est amusant de voir comme tous ces rebus d’Agora sont en train d’étouffer le guru du cloaque minime. Il s’est piégé lui-même. En être réduit à justifier des agressions sur des médecins en croyant plaire à la Tanjahyène et au visiteur indigent me fait bien marrer. Il se prend pour le prince de la Cour des Miracles, mais il n’est qu’un virus comme il en existe tant et plus et qu’il faut combattre comme tel. Pas la peine de s’intéresser à ses délires, le mécanisme par lequel il fonctionne est amplement suffisant pour démolir le personnage : la référence au portrait de Dorian Gray le met déjà hors de lui. Il ne s’en relèvera pas.

    J’espère que ton village échappera à la construction d’une mosquée. Que les musulmans puissent se réunir dans des lieux salubres pour faire leurs prières est tout à fait normal, mais ils n’ont qu’à envoyer un peu moins d’argent au bled s’ils veulent se payer des salles convenables. Il en existe à peu près partout. Sans parler de l’argent généré par la viande hallal, par le pèlerinage à la Mecque et par le transport des corps de ceux qu’on oblige à rentrer au bled pour se faire enterrer en « terre sacrée », argent qui est allègrement détournée par la mafia des barbus.

    Bien à toi. Et que tes Grands Travaux mitterrandiens se portent bien... Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 22 octobre 2006 06:14

    @ Zamenhof

    Merci pour cette appréciation. Effectivement, on perd chaque jour un peu plus de temps. Vouloir faire du neuf pour le plaisir de faire du neuf n’amène à rien de bon. Halte aux « gestes » des architectes... Y a en marre. Qu’ils se mettent au service de la ville et qu’ils nous fassent enfin le fameux « tissu urbain" dont ils nous rabâchent tant les oreilles et qui n’est bien souvent que des lambeaux pour ne pas dire des oripeaux.

    Bien à vous. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 21 octobre 2006 21:28

    @ didle

    Effectivement nos vues peuvent se rejoindre sur certains points. Mais ce que je reproche aux approches actuelles c’est de privilégier des méthodes qui ont mené (dans la majorité des cas) à l’échec. Pourquoi ? parce qu’il ne sert à rien d’analyser des problèmes ad vitam aeternam si on n’a rien dans les poches pour les résoudre. On créé de l’illusion et de la frustration, rien de plus.

    Vous dites : « Un réaménagement du secteur de La villette, tel que vous en parlez, pourrait être un coup qui ferait exemple pour d’autres lieux, à la condition que les aspects psychosociologiques mais aussi socio-économiques soient aussi pris en compte afin de s’approcher au plus près des réalités du terrain. » Mais pour une fois, prenons le problème à l’endroit, REAMENAGEONS ET EXPLIQUONS ENSUITE. Si on veut expliquer puis réaménager, on va droit dans le mur. Toute opération amenant le moindre changement dans une ville occasionne des perturbations comportementales, sociales, économiques et psychologiques. Est-ce pour cela qu’il ne faut pas bouger ? Les nouvelles habitudes mettent longtemps avant de se mettre en place. Soignons l’environnement, finissons-en avec le charabia qui est plaqué sur la plupart des schémas directeurs d’urbanisme, ainsi que sur la plupart des projets des architectes. A trop intellectualiser les besoins et les manques, on en arrive à un « politiquement correct » en matière d’urbanisme qui est totalement déshumanisé. Mêmes maux en ce qui concerne l’enseignement irrésistiblement tiré vers le bas pour ne pas « heurter » des sensibilités à qui il aurait été préférable d’enseigner des principes d’exigence morale plutôt que de laisser-aller...

    Vous dites : « Vous vous demandez de quel horizon viendra la solution ? Je vous le répète, cet horizon viendra des professionnels qui ne prendront pas les autres pour des imbéciles car ce n’est pas parce que ces autres ne sont pas éclairés, qu’ils doivent demeurer ignorants et laissés dans leurs misères urbaines, culturelles et existentielles. Ce n’est pas parce que ces autres ne font pas partie des élites qu’ils sont incapables de comprendre et de décider de ce qui les concernent. Alors, tant que des experts imposeront des solutions draconiennes, ils se verront opposer à court ou à long terme la résistance, justifiée ou non, de ceux qui subissent les effets de ces solutions. » Et je persiste à penser que le constat est sans appel : ces solutions ne sont jamais venues. On pourra multiplier les services sociaux, et créer toutes les cellules psychologiques qu’on voudra, on ne redonnera jamais confiance à une population qui vit sans repères et surtout qui n’a aucune notion de l’environnement collectif tel que nous essayons de le vivre depuis des siècles.

    Oui bien sûr : « Des travaux sociologiques ou psychosociologiques ont montré le poids des habitudes, des manières de penser et d’agir selon les origines socio-économiques et socioculturelles des individus. » Mais on les connaissait déjà. Le problème aujourd’hui n’est pas de nous adapter à leurs habitudes mais bien de leur demander de commencer s’adapter aux nôtres. Au Maroc, je ne demande pas aux muezzins de la fermer, même s’ils m’empêchent de dormir, et en période de ramadan, je m’abstiens de manger en public, même si je trouve ça plutôt débile.

    Vous dites : « S’entourer de l’avis d’experts pluridisciplinaires et communiquer ces avis à la population afin qu’elle prennent part aux décisions en matière d’environnement, d’urbanisme et de mode de vie n’est-ce pas faire de l’éducation ? » Et je pense que c’est dangereux. Il faut d’abord éduquer, pour ensuite permettre de prendre part à de quelconques décisions. Avant de conduire, on apprend. La citoyenneté doit aussi s’apprendre. Je suis contre le concept de « démocratie participative » car il induit un rapport de force entre des groupes de pression qui ne sont pas nécessairement à la hauteur des enjeux. Les actions dites « citoyennes » sont récupérées par des gens qui fonctionnent en vase clos. Mon frère est correspondant dans un organe de presse locale, je pourrais vous raconter les réunions qui servent à promouvoir la démocratie participative dans un petit canton de notre province profonde... Alors quand je me dis qu’on cherche à appliquer ces méthodes à Evry...

    On a tangué la banlieue, puis on a tagué tous les centres villes... Résultat, on ne peut plus photographier une vieille rue de Montpellier ou de Montélimar... Et nos médias continuent d’aller interviewer des tagueurs en les faisant passer pour des artistes... Les piliers du TGV du double pont qui enjambe le Rhône à la sortie d’Avignon et qui compose un ensemble d’architecture remarquable sont déjà tagués sur plusieurs mètres. Que faut-il encore comprendre ? Et quelle cellule psychologique parviendra à nous débarrasser de cette lèpre ?

    Vous dites : « N’oubliez pas que la psychologie nous a permis de mieux comprendre comment un être humain apprend ou refuse d’apprendre ! Vous semblez la rejeter avec passion. Pourquoi tant d’antipathie envers un domaine de savoirs utilisés aussi bien par les publicitaires, que les DRH ou les médecins ? » Pourquoi ? Mais parce que beaucoup de ces notions (je ne dis pas toutes) peuvent être remplacées par du bon sens et de l’action.

    Vous défendez la méthode globale d’apprentissage de la lecture. Et moi, je la vomis, car elle n’a eu pour résultat que d’interdire l’accès à la logique (on a fait la même chose avec l’enseignement de l’histoire). Et pourquoi on a opéré de tels crimes contre la logique et le bon sens ? Pour faire du neuf !!!!!.... Pour pouvoir exister en tant conceptualisateurs. Rein de plus sinistre sur le plan comportemental. Alors, plut^to qu’à s’obstiner à analyser les autres qui ne leur demandent rien, je me demande si ces analystes de la pensée humaine ne devraient pas commencer par s’analyser eux-mêmes. Je suis sûr, qu’ils découvriraient des choses passionnantes à nous communiquer. Vous dites : « Sur plusieurs décennies, le niveau moyen a été reconnu en progrès. » Vous rigolez ! Où en est le niveau de réflexion des jeunes et où en est leur niveau de lecture et d’orthographe ? Affligeant.

    Quand au fait d’avoir supprimé la police de proximité, ne croyez pas que je m’en félicite. Mais je vous recommande de regarder quelques épisodes d’une série anglaise qui passe régulièrement sur TMC ‘ »Inspecteur Frost ». On y traite de tous ces sujets... Je me demande si on ne devrait pas la recommander à nos « armadas de psychologues et de sociologues » qui aiment tant les beaux rapports avec plein graphismes en couleur.

    J’ai longtemps vécu en banlieue parisienne. J’en suis parti en 1995, écoeuré d’avoir à traverser deux fois par jour des zones urbaines qui me soulevaient le cœur. Pourtant je n’y vivais pas, je ne faisais que les traverser. J’ai toujours pensé que la banlieue finirait par exploser. C’était une question de temps. Les provocations de Sarko ont allumé la mèche, mais ça ou autre chose, il fallait que ça pète, et ce n’est pas fini, bien au contraire. La gauche à retardé l’embrasement en distribuant des subsides comme on fait l’aumône et en tentant de se mettre bien avec les franges les plus « constructrices » de ces banlieues. C’était louable. Mais aucune solution durable n’a été envisagée. C’est pour cela que je pense qu’il faut stopper le saupoudrage pour mettre le paquet sur quelques portions de territoire qui pourront servir de laboratoire et plus tard d’exemple. Il faut pour cela mobiliser des fonds très importants et mettre l’Europe à contribution. Il faut renouer un dialogue avec des architectes de la trempe de Rolland Castro en leur demander de pousser le plus loin possible leurs réflexions. Et il faut agir vite, très vite, pour donner de l’espoir aux gens qui sauront, même s’ils sont exclus des premiers essais qu’un jour on s’occupera réellement d’eux, et pas seulement avec des beaux discours.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 21 octobre 2006 17:01

    @ Metropolitan

    Merci pour la qualité de votre intervention. Normal que les « spécialistes » en urbanisme jouent les vierges effarouchées. Ils n’ont qu’un gigantesque fiasco à se mettre sous la dent (comme de nombreux professeurs aujourd’hui) et ils le défendront jusqu’au bout des ongles...

    Vos réflexions concernant les tours et les espaces vides qui les entourent m’ont rappelé que j’ai souvent aimé aller rêver et tâter un peu de modernité du côté de la Défense et que j’ai toujours été frustré de ne pas pouvoir me balader entre les tours. Chasse gardée ! Le pied des immeubles faisant partie d’un domaine aussi privé que mystérieux. Le Vulgum pecus n’ayant droit qu’au parvis et aux galeries marchandes.

    Votre exemple de New York est des plus significatif. New York, ce sont des tours et des rues... Et ce mélange fonctionne plutôt bien. Les dernières directives parisiennes interdisant une plus grande liberté de construction des tours est une des imbécillités (une de plus) à mettre sur le compte des écolos-bobos de la capitale. Le quartier de la gare de Lyon étant stupidement laid du fait de l’arasement des tours, et le nouveau quartier de la bibliothèque Mitterrand n’est guère mieux, malgré un réel effort sur le dessin de certaines façades.

    Je pense comme vous que les solutions à venir iront irrémédiablement vers des solutions d’urbanisme en hauteur, seules capables de revaloriser l’espace au sol. On fait des campagnes pour préserver l’eau et c’est bien, mais ne faudrait-il pas tout d’abord apprendre à préserver la terre. Mais c’est bizarre, à force de parler de la terre, on a oublié que ce qui la caractérise en premier lieu : c’est le sol...

    Bien à vous. Patrick Adam

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