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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 12 décembre 2007 17:28

    Je vais parler de ce que je connais bien : la réforme grecque. Elle s’est produite après la dictature, sous des gouvernements démocratiques, cette même dictature qui avait voulu imposer une langue (baptisée « langue pure ») fabriquée à partir de grec ancien et qui n’a jamais pu être parlée mais en revanche que les élèves furent forcés d’écrire, ce qui aboutissait à un décalage complet entre écrit et oral. La réforme s’est faite sur l’adoption d’un seul accent, l’accent tonique, et sur la suppression des « esprits » qui étaient des annotations de prononciation, issues du grec ancien, mais qui ne correspondaient plus à la prononciation contemporaine. Petit à petit, tout ce qui était imprimé a accompli sa mutation et on ne trouve plus depuis fort longtemps de trace d’« esprits » et de « langue pure » dans les publications en grec (sauf dans certains journaux ultra conservateurs). Contrairement à ce que dit Krokodilo, la réforme a été menée par des gouvernements démocratiques (centre démocrate et parti socialiste)dans un but de démocratisation de l’écriture. Il n’en demeure pas moins que le grec n’a pas une orthographe des plus simples.

    Ce que je connais moins : la réforme italienne s’est faite, je crois, dans un but d’unification d’un pays qui parlait des langues multiples au XIXème siècle. C’était un acte politique à la base mais aussi un acte simplificateur. Je manque de précisions quant à la façon dont la réforme s’est produite mais le résultat est, en tout cas, très convainquant (Cf. l’article). Si des Italiens, sur ce forum, pouvaient m’en dire plus, j’en serais très content.



  • Philippakos Philippakos 12 décembre 2007 16:49

    Je ne comprends pas bien pourquoi tout le monde semble faire une fixation sur les homonymes. En entendant « le train sur la voie 4 », avez-vous pensé qu’il s’agissait de la voix soprano ? Un mot est inséparable de son contexte et puisque la confusion ne se fait pas à l’oral, pourquoi voulez-vous absolument qu’elle se fasse à l’écrit. Je le répète, l’écrit n’est que la transcription de l’oral, même si, par la suite, il peut suivre son propre chemin (la littérature).



  • Philippakos Philippakos 12 décembre 2007 16:30

    Je vais même jusqu’à prôner « fotografie », le ph ne sert qu’à montrer la racine grecque du mot qui correspond au « phi » (en une seule lettre) aussi bien pour le phos (lumière) que pour le grapho (j’écris). Se sent-on frustré de ne pas savoir que ces deux mots viennent du grec, qui est la seule raison de ces deux « ph » ? Si les Italiens, Espagnols, Portuguais l’écrivent ainsi « fotografia » (même mot, même origine) c’est parce qu’ils ont franchi le pas de l’étymologie. Je ne pense pas que ce soit un gros traumatisme.



  • Philippakos Philippakos 12 décembre 2007 16:20

    J’ai écrit cela en partie parce que je vis dans un pays où l’on a réformé la graphie pour la faire correspondre davantage au langage parlé et que tout le monde s’en est trouvé satisfait. La littérature n’en a pas souffert pour autant. Il y a la graphie d’avant la réforme et celle d’après la réforme. Les jeunes ont plus de mal à lire la première, et encore... Quand vous lisez Montaigne vous constatez qu’il n’écrit pas comme vous, y compris l’orthographe. Qu’en déduisez-vous ?

    L’italien, que je sache, a une grande littérature. L’orthographe est la marque d’une époque. Elle change avec les siècles. La langue ne s’en trouve pas amoindrie pour autant. Ne pas mettre dans le même sac langue et orthographe. Est-ce parce qu’on n’écrit plus comme Montaigne que Montaigne a disparu de la littérature ?



  • Philippakos Philippakos 12 décembre 2007 14:08

    Je vais vous faire un aveu. Ce n’est pas par pure modestie que je n’ai pas parlé du grec moderne. Je suis chaque jour confronté à ce problème d’orthographe avec les sons « i » comme vous le signalez, mais aussi « è » (e, ai), avec par exemple le « paidi » (enfant) qui a donné malencontreusement en français pédiatrie (et pas paidiatrie) et le pedion (la plaine, le champ). Quand aux esprits et leur suppression, je m’en félicite chaque jour, mais beaucoup de personnes agées ou cultivées les regrettent, rapport à l’étymologie.

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