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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 13 décembre 2007 19:22

    Pour le langage automobile je vais vous le faire en grec pour essayer de convaincre :

    - karmpurater- (prononcer karburatère), ça rappelle qqchse...
    - portmpagaz- (prononcer portebagage) pour le coffre...
    - maspié- (à prononcer comme tel, le plus beau) Bas de caisse d’une voiture, vient du français marche pied quand les voitures en avaient, mais comme les mots n’étaient pas compris on a continué à appeler comme ça les bas de caisses des véhicules, sous les portières quoi.

    Et je pourrais continuer longtemps avec la danse (sasé : pas chassé, sanzédedame : changez de dame (de cavalière si vous voulez) Le turc emploie le même vocabulaire français pour l’automobile. Pour la danse, je ne sais pas, je n’ai jamais dansé en Turquie.

    En français on n’est pas mieux avec le « starter » qu’on utilise à tort, parce que ça ne fait pas démarrer un voiture le moins du monde (maintenant il n’y a plus de starter sur les voitures, ça règle le problème).

    Et je passe les satobrian (chateaubriand), fricassé, alakrem, ogratin, pouré, sos béarnèz... on suit ? Toujours est-il que personne ne s’en offusque et quand on est face à deux mots « basket » et « kalathosphérisi » pour désigner le sport où l’on lance une balle dans un panier, tout le monde emploie le premier mais le deuxième reste uniquement à l’écrit dans le programme des jeux olympiques par exemple. Voilà, j’ai esayé d’apporter des exemples concrets et m’excuse pour les transcriptions approximatives des caractères grecs en latins.



  • Philippakos Philippakos 13 décembre 2007 14:11

    Non, non Skirlet, l’anglais fourmille de mot qui viennent directement du français, comme toutes les langues d’ailleurs et c’est ce qui se produit pour les vocabulaires d’une pratique ou d’objets qui n’existaient pas auparavant. Les mots choisis sont généralement ceux de la langue du pays créateur ou importateur, par défaut. Ex : le vocabulaire de la danse classique est français dans beaucoup de langues qui ne la pratiquaient pas. Pareil pour les mots de bouffe (restaurant en anglais), le vocabulaires automobile, etc... Il semble normal que les mots d’informatique soient à dominante anglaise quand on sait la prépondérence américaine dans les systèmes d’exploitation. Et quand ces mots d’importation sont traduits (comme on aime à le faire en Grèce aussi) l’usage veut que ce soit le mot le plus court qui s’impose et que le plus long, ou le plus difficile à prononcer, disparaisse. « La loi du moindre effort » ça s’appelle en grammaire.



  • Philippakos Philippakos 13 décembre 2007 11:27

    Krokodilo,

    Je ne comprends pas bien pourquoi vous, qui êtes partisan d’une langue fabriquée de façon logique et rationnelle, vous refusez de rendre un peu plus logique et rationnelle l’écriture d’une langue qui existe déjà et qui est assez largement diffusée dans le monde : le français. Je persiste à penser, à propos de « courriel », que le refus d’importer des mots d’origine étrangère est une absurdité linguistique. Toutes les langues comportent nombre d’apports « exotiques ». On va remplacer « véranda » par « galerie vitrée », « alcool » par ???, « bougie » par « cire avec une mèche », etc... Pour « courriel », directive ministérielle si je ne me trompe, ça ne semble pas trop marcher pour l’usage oral en tout cas. Je n’ai jamais dit que l’orthographe simplifiée anéantissait les barrières sociales. Je dis que la réforme grecque a été faite pour démocratiser l’écriture, c’est tout. Alors, « le grand soir » c’est de l’extrapolation abusive.



  • Philippakos Philippakos 13 décembre 2007 09:52

    Tskvi,

    Surprenant les réactions violentes déchaînées dès qu’on touche à la langue française (et encore ce n’est même pas la langue mais l’orthographe). « Un signe par syllabe » c’est la définition de l’écriture syllabique. Le fait qu’on puisse utiliser deux signes pour une syllabe, par défaut, ne change rien à l’affaire. « Les systèmes syllabiques recourent à DEUX signes pour écrire les syllabes pour lesquelles il n’existe pas de signe », vous le dites d’ailleurs vous même, cela reste des exceptions. Quelle pendule n’est pas à l’heure ?

    « Il n’existe pas d’écriture sémantique ». En voilà une nouvelle : deux grands groupes d’écriture I) écritures de type phonologique (alphabétiques, syllabiques),II) écritures sémantiques (chinoises, hiéroglyphiques, cunéiformes). Vous pouvez contester tout cela mais c’est ce qui est admis en linguistique. Quelle pendule n’est pas à l’heure ?

    « En résumé : vous n’y connaissez rien. » Je vous conseille de relire une fable de La Fontaine tirée d’Esope : la besace. C’est plein d’enseignements ces vieilles fables.

    Sortons maintenant de l’objectivité pour ce récital de subjectivité que vous nous jouez ensuite. Les enseignants sont illettrés, dites-vous, cela va leur faire plaisir, à n’en pas douter, quant aux étudiants il n’apprennent rien par conséquent... Ensuite, il vous faudra déterminer ce qu’est le niveau éducatif si ce n’est pas, comme vous nous dites : « le nombre d’années passées à user ses fonds de culottes pour ne rien apprendre » (c’est connu d’ailleurs, il n’y a rien d’autre que le français qu’on puisse apprendre). Le niveau éducatif pourrait être uniquement, selon vous, le niveau d’orthographe ou de grammaire. On s’interroge, vous n’êtes pas très clair, il faudrait développer. Parlez-en toutefois au Ministère de l’Education Nationale, cela leur ouvrira des perspectives. Et pour finir, le bouquet : Un festival d’erreurs et de fautes de raisonnement : « L’orthographe, elle, a-t-elle changé ? NON ! ». Mais si elle change l’orthographe, régulièrement après les séances de l’Académie. Renseignez-vous un peu. J’ai cité l’exemple de « nénuphar » dans l’article (avez-vous lu jusqu’au bout ?)

    « Si la faute d’orthographe se généralise c’est qu’elle n’était pas si générale ». Alors là, je dis bravo à un tel esprit de synthèse et j’y vois même là un apport considérable à la logique depuis Aristote et les stoïciens. Est-il besoin de commenter ce morceau d’anthologie ? Votre consternant raisonnement consiste dont à dire : puisque les Français faisaient moins de fautes avant, il n’y a pas de raison pour qu’ils en fassent davantage maintenant, puisque, selon vous, l’orthographe n’a pas changé. Et vous concluez, après cette remarquable démonstration : « Tout ce qui s’ensuit est par là invalidé ». Enfin je terminerai cette réponse en citant un esprit brillant, le vôtre, tout en rendant ainsi hommage à tout votre commentaire : « j’y connais rien, j’y pige que pouic, mais j’en cause ».



  • Philippakos Philippakos 13 décembre 2007 08:45

    Seespan

    Puisque vous le prenez avec humour, j’ai cru , moi aussi, que vous n’étiez pas Français. Rassurez-vous quand même, je travaille essentiellement avec des profs d’université, en sciences humaines de surcroît, et tombe parfois des nues en lisant les mails qu’ils m’envoient. Pour le mail qui est censé ne pas laisser de trace, tout le monde semble se foutre de l’orthographe.

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