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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 23 janvier 2008 13:41

    L’article met le doigt sur un problème qui est très profond et qui concerne la création en général : que conserve-t-on et qu’abandonne-t-on ? Il est évident qu’on ne peut pas tout conserver mais que dans beaucoup de pays au passé prestigieux la tendance est de garder tout ce qui tombe sous la main, sans distinction. C’est la position la plus frileuse, la plus sage diront certains, mais la plus irréaliste aussi. Garder un tableau, un monument, un ouvrage, quel qu’il soit, implique un coût qui est loin d’être négligeable. D’autre part, le monde de la consommation étant ce qu’il est, la production d’objet (y compris d’oeuvres d’art) est telle que nos sociétés seront bientôt submergées par les objets qu’elles devront conserver. Le nombre d’objets à restaurer augmentera de façon exponentielle et il est peu probable que les budgets consacrés à la culture croissent dans les mêmes proportions. 

    Cette mode de la conservation est assez récente pour les sociétés. On pourrait y déceler un manque de confiance vis-à-vis des valeurs actuelles qui entraîne une survalorisation des valeurs du passé. Elle vient toutefois contrebalancer les gâchis des siècles précédents qui ont vu la majorité des patrimoines s’évaporer au fil des guerres, des invasions et des pillages. Est-ce une raison pour tenter, dans un effort aussi désespéré que dérisoire, de tout conserver ? Difficile de choisir, difficile de présager de l’avenir. Qui aurait pensé il y a un siècle qu’on sauverait un des pavillons Baltard en le classant monument historique ? Dans cette optique, il faudra songer à sauver les usines nucléaires, les barres d’HLM, les barrages hydroélectriques, etc, etc... et je ne parle que pour l’architecture. Il est évident, et même si cela doit faire grincer les dents, qu’un choix est à faire si l’on ne veut pas avoir à gérer des champs de ruines qui auront eu comme principale qualité le simple fait d’avoir existé. 

    La raison doit nous empêcher d’accumuler les souvenirs qu’on ne pourra pas entretenir. Et même si tous les critères de jugements sont suspects, il faut savoir assumer ses choix (esthétiques, fonctionnels) qui seront ceux de notre époque et qui en valent bien d’autres. 



  • Philippakos Philippakos 21 janvier 2008 08:52

    Il ne s’agit pas de l’arrière plan mais du dos des statues qui est sculpté comme si il s’agissait du devant. Sur un fronton, placé à 10m de hauteur et encastré dans un triangle, le dos de la statue ne sera jamais, mais au grand jamais, vu par personne et quand on sait la difficulté de la sculpture, on se pose des questions. C’est un peu comme si un sculpteur travaillait le dessous d’une statue qui servira de plan pour ensuite la sceller sur sa base... Je crois que le souci principal est, pour l’antiquité, la représentation de la divinité. L’effet produit sur le spectateur est secondaire, voire négligeable.



  • Philippakos Philippakos 21 janvier 2008 08:43

    Eh bien Teralmat, il n’y a pas de crainte à avoir quant à la cruauté ! Ces expériences sont bien intéressantes, souvent émouvantes et illustrent bien ce que j’ai dit dans l’article. Merci de les avoir mis en ligne. Pour les créations intermédiaires, c’est une des caractéristiques du numérique de ne jamais être achevé. On peut toujours corriger, modifier. Il vaut mieux enregistrer les versions intermédiaires, histoire de ne pas avoir de regret. C’est la même chose pour un texte, chaque fois qu’on le relit on change un petit quelque chose, parfois une virgule seulement, mais il faut savoir s’arrêter...

    Alors dans les consciences cela pose un problème une oeuvre en friche, jamais définitive, qu’on peut remodeler à l’infini. On n’est pas habitué et ça déroute.

    Pour vos créations, j’aimerais bien en voir un peu plus.



  • Philippakos Philippakos 20 janvier 2008 07:50

    Je crois que le lien ne fonctionne pas, hélas... Une remarque pour l’universel et l’antiquité : à force de travailler sur des sculptures antiques et de me poser des questions sur leur impact j’en suis venu à penser que l’esthétique n’était pas, jusqu’au début de l’époque hellénistique, la qualité principale demandée à une oeuvre. Quand on remarque que l’arrière des sculptures de fronton d’un temple (qui n’a aucune chance d’être jamais vu) est travaillé de la même façon que l’avant, on se dit que le sculpteur ne pense pas à celui qui verra la sculpture mais que c’est l’idée de la représentation qui prime... et peu importe le spectaculaire. C’est en cela qu’il est difficile de juger une oeuvre en étant placé dans un autre contexte historique (l’époque actuelle pour nous). La peinture jusqu’au XIXème siècle est essentiellement informative. Il n’y a pas d’autres images et une grande partie de la population est analphabète. On l’oublie souvent aussi.



  • Philippakos Philippakos 19 janvier 2008 05:20

    Seulement quand on demande à des peintres, ils disent tous que s’il y quelque chose qui s’apprend c’est le dessin. C’est une technique comme une autre. Ces mêmes peintres disent aussi que « la couleur ça ne s’apprend pas » : une phrase bien énigmatique sans doute mais qui peut vouloir dire que chacun possède sa propre sensibilité et qu’il n’y a pas de règle. Pour ma part, je crois pourtant que les règles concernant les complémentaires sont assez vérifiées.

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