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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 20 février 2008 12:41

    "Pas un monarque mais un acteur" ! Sûrement, mais ce n’est pas nouveau en politique et on sait bien qu’on vote pour celui qui passe le mieux, indépendament de ses idées, à compter qu’il en ait. Et le plus souvent la marge de manoeuvre est si faible qu’il joue les puissants pour masquer la faiblesse de sa fonction au sein d’une économie mondialisée de libre entreprise. Son rapport avec les Français n’est plus que dans l’affectif, ce qui explique qu’ils le prennent et le jettent si facilement quelques mois plus tard, comme une marionnette, comme un jouet qui n’amuse plus... Je pense qu’il y a lieu de s’interroger sur le fonctionnement de nos institutions démocratiques. Que reste-t-il du politique une fois les personnages surmédiatisés ? (par exemple)



  • Philippakos Philippakos 20 février 2008 08:39

    Eh oui Céline, ces articles ne remuent pas les foules mais il faut dire que le sujet n’est pas très porteur. Le distingo culture individuelle et collective, ce n’est pas moi qui le fait. Quand un sociologue parle de culture ("il faut respecter les cultures indigènes" par exemple) il ne dit pas que les indiens sont cultivés au sens où ils connaissent des auteurs ou des artistes (sens "culture individuelle" français). Et effectivement cette culture individuelle perd son sens avec la multiplication des sources, des auteurs et des artistes du monde entier. Et pourtant les circuits commerciaux parviennent à nous imposer des mythes universels (Michael Jackson, Bruce Lee, Madonna, etc...). Vaste question... Comme si le monde avait un irrésistible besoin d’idoles.



  • Philippakos Philippakos 20 février 2008 08:27

    Kookaburra,

    Quand on parle de culture, il s’agit avant tout de la définir ce qui n’est pas si simple tellement le terme est galvaudé. C’était le but de la première partie de l’article qui n’est pas une étude sémantique sur le mot "culture". Il est vrai que j’ai un peu trop assimilé culture et art, mais étrangement on ne parle pas de culture en parlant de sciences dures. Il semblerait que la "culture" soit cantonnée aux arts, lettres, histoire, en règle générale sciences humaines. Je n’ai pas d’explication à cela.

    "Il montre seulement que l’appréciation d’un artiste est souvent tardive, mais les grands artistes traversent les siècles". Parler de Vermeer, c’est comme parler de Leonardo, ils font partie de l’histoire de l’art et un jugement de valeur n’est plus de mise. Se demander alors pourquoi l’appréciation d’un artiste est souvent tardive. Et surtout, pourquoi les artistes appréciés de leur vivant ne franchissent souvent pas les siècles ? Je crois qu’il n’y a pas de valeurs universelles de l’esthétique. Il y a un goût qui correspond à une époque, lié à un phénomène d’identification des individus à des images fréquemment diffusées. La mode passe par là. Mais c’est tout un courant esthétique difficile à expliquer qui est concerné et dont on ne sait pas trop comment il est dominant, sans que personne ne décide de rien. Mon père possédait une 403 Peugeot, et aujourd’hui, chaque fois que j’en vois une dans la rue (de plus en plus rarement), je suis surpris par les formes complétement ringardes de la carosserie qui sont en contradiction avec l’image que j’en avais étant petit. C’est-à-dire que mon goût a complétement changé, lentement mais sûrement, sans qu’aucune décision soit prise dans un quelconque bureau. C’est simplement le fait d’une société qui évolue, dans une direction donnée et assez précise. Il est difficile de raisonner sur ces valeurs-là. Pourquoi est-on passé de formes rondes à des formes plus carrées pour revenir à des formes rondes ? (je parle des carosseries de voitures). 

     



  • Philippakos Philippakos 7 février 2008 17:43

    Désolé d’arriver un peu tard. Bravo pour cet article bien écrit, bien documenté et fort agréable à lire. Culture/ utilité pour quelle définition de la culture ? Il y a, je crois, deux tendances : la première c’est culture connaissance (dure ou molle), tendance française du mot, et l’autre culture société (langage, coutumes, religions, etc), tendance allemande du mot. Il se trouve qu’en sociologie on prend davantage le mot au sens allemand et qu’en histoire de l’art au sens français. Et si les deux définitions se rejoignaient, cela nous éviterait de hiérarchiser la connaissance et on pourrait mettre, pourquoi pas, les Beatles au même rang que Purcell. La culture c’est aussi (et surtout) la référence commune qui permet de communiquer, de rire (essayez de faire rire dans une autre langue et vous verrez... le bide absolu), le degré de connivence, enfin bref je crois que la définition française est surtout faite pour affirmer l’appartenance à une catégorie sociale. On se réclame d’une classe en rapport avec les référents communs qui agissent comme signes de reconnaissance. En clair, on vérifie qu’on possède les mêmes valeurs... qui n’ont rien de plus que les autres mais qui offrent l’immense avantage d’être communes. Mais quelque soit la tendance du mot, je ne suis pas sûr qu’il faille se poser la question en terme d’utilité. Qui dit société, dit création, dit culture. Le fait qu’il soit plus rentable de connaître Proust que Guy des Cars est une question de cercle social qui n’accepte les intrus que lorsqu’ils lui ressemble.



  • Philippakos Philippakos 4 février 2008 13:28

    Bon commentaire, comme d’habitude, dans lequel on sent la formation philo. La nouvelle séduction, celle qu’on peut appeler publique, n’est pas forcément tautologique mais plutôt à sens unique, provenant d’un individu répertorié vers un ensemble anonyme, le public, qui lui n’a pas de relation directe avec le séducteur. 

    Pour la finance, je parle de l’époque très contemporaine, des tradeurs et des obscurs magouilleurs de la bourse qui font des chiffres exorbitants (5 Millions $ par an) en ayant un peu honte tout de même (cf. le dernier roman d’Eric Reinhart : Cendrillon) et en sachant que cet état de grâce ne durera pas éternellement... Pas la peine de séduire dans une bulle isolée, dans un monde fictif de jeux vidéo, sans plus aucun rapport avec une quelconque réalité (les employés des entreprises avec lesquelles ils jouent). Pour le reste, sur le vrai et le faux, entièrement d’accord avec vous.

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