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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 18 janvier 2008 19:49

    C’est un intéressant débat : y a-t-il des valeurs universelles ? Pour l’esthétique j’ai du mal à le penser, pour la morale peut-être. Mon travail me fait relativiser la notion de chef d’oeuvre. La plupart des sculptures de la Grèce antique que nous admirons comme des chefs d’oeuvres universels étaient peintes de couleurs pétantes avec un assortiment de nuances qui nous paraîtrait aujourd’hui kitchissime. On les admire pour la pureté de leur marbre blanc alors qu’on ne voyait pas de blanc qui restait sous la peinture... et qu’on rajoutait même des accessoires en métal comme des couronnes, des parures etc... Que penser d’un bon goût universel après cela ? Pour Cartier Bresson, c’est un peu tôt pour dire (du coup on ne peut plus rien dire pour la photographie à ce train-là). On ne peut pas trouver foncièrement mauvaise une oeuvre de la Renaissance. D’autres critères que le goût prédominent. De plus, que dire du goût des citoyens de la Renaissance ? Un tableau n’avait sûrement pas le même sens que pour nous... tout comme une statue pour un Grec de l’Antiquité.



  • Philippakos Philippakos 18 janvier 2008 16:07

    Bon, alors on va dire qu’un commentaire comme celui-là c’est de l’humour : « Par ailleurs, votre méconnaissance profonde de la photo numérique vous fait ignorer les formats des images numériques et notamment le format RAW, équivalent numérique du négatif argentique ». Alors, quand on dit ça, on regarde le profil de l’auteur de l’article, sa profession, sa formation, et on se rend compte que c’est un pro de la photo numérique et qu’il ne comprend pas ce que le format RAW vient faire dans le débat. Alors, pour information, il faut savoir que le format RAW n’est pas un format comme les autres, qu’il est brut de décoffrage comme du N&Bl qui serait séparé en trois couches (BVR) et qu’il n’est pas utilisable sans une transformation qui lui donne sa couleur (pour rester simple). En quoi j’encense le monde de l’art alorsd que je dénonce son conformisme pendant tout l’article ? Et puis, dans un commentaire suivant (à lire donc histoire que sa critique ait un peu de poids) je dis que je ne dois plus me rendre compte de la difficulté de Photoshop compte tenu que je l’utilise chaque jour, comme le format RAW d’ailleurs... Alors sans rancune mais un peu de renseignements avant de trop vite critiquer ne fait pas de mal.



  • Philippakos Philippakos 18 janvier 2008 08:13

    Il est vrai que je dois être un peu déformé quant à la facilité d’utilisation des outils informatique vu que je les manie du matin au soir et qu’ils font partie de mon quotidien. Mais pour un photographe à la formation classique que je suis, ces outils représentent une extraordinaire ouverture à l’utilisation nettement plus aisée qu’avec la photographie argentique. Des bidouillages qui coulent de source aujourd’hui représentaient des heures de travail et un nombre considérable de ratés avec l’argentique (une incrustation par exemple). J’ai vraiment eu le sentiment avec les outils numériques qu’un monde nouveau arrivait et qu’il n’avait pas de limite. Excusez-donc mon enthousiasme qui est à relativiser pour un néophyte, je le concède...



  • Philippakos Philippakos 18 janvier 2008 08:05

    Pour être franc, je ne vois pas où j’ai écrit que tout se vaut. S’il est incontestable que certaines créations sont supérieures à d’autres, parler de chef-d’oeuvres pour tout et n’importe quoi a un petit côté énervant, surtout quand on constate qu’avec le temps peu de chefs-d’oeuvres résistent bien et que beaucoup se démodent (je parle de contemporains). Toutefois, je reste persuadé que chacun d’entre nous a quelque chose à exprimer et que s’il peut avoir l’opportunité de le faire c’est tant mieux. Et il est vrai aussi que je suis assez favorable à la désacralisation de l’oeuvre d’art, mais ce n’est pas très original... La notion de chef d’oeuvre est tout de même relative à une époque et sa sensibilité, rien d’universel là-dedans, sinon pourquoi autant de "redécouvertes" et autant d’artistes tombés dans l’oubli ? P. S. Je ne nie pourtant pas que Michelangelo, par exemple, soit universel mais il y a là une dimension historique qui est prépodérante et qui va au-delà du goût.



  • Philippakos Philippakos 17 janvier 2008 18:30

    Merci pour ce commentaire fourni et pertinent. Oui, dans le domaine de l’art qu’on pourrait croire un des moins conventionnels qui soient, le conformisme est malheureusement souvent de rigueur, surtout quand des masses d’argent considérables sont en jeu et que ceux qui détiennent le pouvoir n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent. Le monde de l’art est comme les autres, finalement... même s’il se donne des airs de marginalité.

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