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Réago

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  • Réago 26 décembre 2025 18:18

    @SilentArrow

    Centrales à Thorium : comment la Chine a pris 30 ans d’avance sur l’Europe (par Idriss J. Aberkane) :

    https://www.youtube.com/watch?v=JnEqeL9g_l8



  • Réago 26 décembre 2025 14:21

    La stratégie d’Etat française, pour l’industrie, pendant la période des « trente glorieuses » a ressemblé un peu à la stratégie actuelle de la Chine. La Chine actuelle et la France gaullienne d’après guerre partagent une même vision de la puissance avec l’idée que l’indépendance nationale passe par la maîtrise industrielle et technologique. 

    La Planification Stratégique : Comme la France avait son Commissariat général au Plan, la Chine s’appuie sur ses Plans Quinquennaux. Le 15e Plan chinois (2026-2030) est aujourd’hui considéré par les entreprises comme une « boussole », tout comme les plans français orientaient l’investissement privé vers les secteurs prioritaires. 

    Les « Grands Projets » : La France a lancé le TGV, le programme nucléaire civil (Plan Messmer) et Airbus. La Chine reproduit cette logique à une échelle colossale avec son train à grande vitesse (le plus grand réseau mondial), son programme spatial, et ses réacteurs nucléaires de 4e génération (Thorium). 

    Les Champions Nationaux : Le modèle français consistait à créer ou soutenir des géants (EDF, Renault, Elf). La Chine fait de même avec des groupes comme BYD (automobile), Huawei ou COMAC (aéronautique), en leur offrant un accès privilégié au crédit et aux marchés publics. Ce que faisait aussi la France autrefois. Elle n’a plus le droit de le faire aujourd’hui car elle s’est fourvoyée dans l’UE et l’Euro ! 

    Le Nucléaire : Un miroir temporel ! Cet article sur le thorium illustre parfaitement cette ressemblance : En France en 1974, face au choc pétrolier, l’État a imposé le « tout nucléaire » en quelques années, sans passer par de longs débats parlementaires, pour garantir l’autonomie énergétique. En Chine, en 2025, face aux tensions géopolitiques et au besoin de décarbonation, Pékin impose le développement du thorium. C’est la même verticalité du pouvoir au service d’une vision de long terme (30 à 50 ans). 

    Évidemment la Chine est plus forte que ne l’avait été la France pendant cette période où elle avait eu son heure de gloire, aujourd’hui hélas révolue.

     

     




  • Réago 21 décembre 2025 14:35

    @Eric F

    Sur ce site allemand j’ai repéré un article, pour le moins, peu élogieux (dont une traduction automatique en français figure ci-dessous), sur ce que vous avez appelé vous mêmes le « Soviet suprême de l’UE » .  

    https://report24-news.translate.goog/die-eussr-zeigt-ihr-wahres-gesicht-auf-den-anschein-von-demokratie-wird-verzichtet/?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr



  • Réago 20 décembre 2025 15:02

    Renseignements pris, la commission européenne n’a pas vraiment abandonné l’interdiction de vente des véhicules thermiques à partir de 2035. L’essentiel de sa décision initiale est maintenu. En effet, elle n’a pas techniquement « reporté » l’échéance de 2035, mais elle a officiellement assoupli les modalités d’application pour la rendre plus flexible face aux difficultés de l’industrie. Voici les conditions et les limites de cet assouplissement, tel que précisé lors des récentes annonces de décembre 2025.

     

    1. Le passage de 100 % à 90 % de réduction de CO₂. C’est le changement majeur. Initialement, les constructeurs devaient atteindre une réduction de 100 % des émissions de CO₂ pour les véhicules neufs en 2035 (ce qui imposait de fait le tout-électrique ou l’hydrogène). La nouvelle règle : L’objectif est abaissé à 90 %. La conséquence : Cela autorise la vente d’une petite part de véhicules thermiques ou hybrides (environ 10 % du mix de vente d’un constructeur) au-delà de 2035.

     

    2. L’exception pour les carburants de synthèse (e-fuels)

    Sous la pression de l’Allemagne, une dérogation spécifique a été confirmée pour les moteurs à combustion utilisant exclusivement des carburants de synthèse neutres en carbone. Condition technique : Les véhicules devront être équipés d’un dispositif de « détrompeur » empêchant le moteur de démarrer s’il est alimenté par de l’essence ou du diesel fossile classique. Limite : Ces carburants restent actuellement très coûteux à produire et peu disponibles, ce qui devrait cantonner cette option aux véhicules de luxe ou sportifs.

     

    3. Les nouveaux segments autorisés (PHEV et EREV)

    Le texte ouvre désormais la porte à deux types de motorisations qui étaient initialement condamnées après 2035 :

    Hybrides rechargeables (PHEV) : Ils pourront continuer à être vendus s’ils respectent des critères d’autonomie électrique très élevés.

    Prolongateurs d’autonomie (EREV) : Des véhicules électriques équipés d’un petit moteur thermique servant uniquement de générateur pour charger la batterie.

    4. La clause de compensation « verte » Pour bénéficier de ces 10 % de flexibilité thermique, les constructeurs devront compenser l’impact carbone restant.

    Matériaux bas carbone : Utilisation obligatoire d’acier ou d’aluminium « vert » (produit avec des énergies renouvelables) dans la fabrication du véhicule.

    Crédits carbone : Possibilité de compenser les émissions par des investissements dans des projets de décarbonation, ce qui augmentera mécaniquement le prix de vente de ces modèles thermiques « survivants ».

     

    5. Soutien aux « Kei cars » européennes Pour compenser l’abandon du 100 % électrique strict, la Commission pousse pour le développement de petites voitures électriques abordables (moins de 4,20 mètres). L’idée est de rendre l’électrique accessible aux foyers modestes pour que le marché bascule par le prix plutôt que par l’interdiction pure et simple. En résumé : Ce n’est pas un retour au « monde d’avant ». Le thermique devient une exception de niche (pour le luxe ou les usages très spécifiques) plutôt qu’un produit de masse. La trajectoire industrielle reste massivement orientée vers l’électrique car les contraintes de compensation rendront le thermique moins rentable pour les constructeurs.

     

    Ce qui veut dire que l’industrie automobile européenne demeura sur une trajectoire dangereuse pour elle !



  • Réago 14 décembre 2025 14:51

    S’agissant de la question de l’énergie, il faut sans doute que je complète mon propos trop succinct.

    Pour encourager la concurrence, l’UE a contraint EDF à céder une partie de sa production électrique nucléaire (l’électricité historique et compétitive) à ses concurrents (les fournisseurs alternatifs) à un prix réglementé. Ce dispositif vise à empêcher EDF d’utiliser son parc nucléaire historique (construit avant la libéralisation) pour écraser la concurrence sur le marché de gros. L’UE a exercé une pression pour un éventuel démantèlement ou une réorganisation plus poussée d’EDF (comme l’était le projet Hercule), afin de garantir une concurrence effective, en séparant davantage le nucléaire historique des autres activités, bien que l’État français ait procédé à la renationalisation du groupe.

    L’Union européenne considère que les concessions d’exploitation des barrages hydrauliques français (détenues majoritairement par EDF) doivent être soumises à un appel d’offres afin de respecter le principe de libre concurrence, alors qu’il y avait une forte rationalité à ce qu’EDF poursuive leur exploitation.

    Les prix de l’électricité sur les marchés de gros européens sont couplés. Cela signifie que le prix final de l’électricité est souvent déterminé par la source de production la plus coûteuse appelée pour satisfaire la demande marginale, qui est fréquemment le gaz (mécanisme du Marginal Pricing). En conséquence, même si le coût de production du nucléaire ou de l’hydraulique en France est faible, le prix de gros est fortement influencé par la volatilité du prix du gaz, rendant l’électricité française vulnérable aux crises énergétiques européennes.

    L’UE a longtemps remis en cause les TRV (le tarif bleu d’EDF) pour les professionnels et, plus récemment, pour les particuliers, les considérant comme une distorsion de concurrence. La France a dû progressivement les supprimer pour une partie des consommateurs, tout en maintenant le principe d’un mécanisme régulé pour les ménages les plus fragiles.

    En résumé l’UE a tout fait pour saboter l’avantage compétitif que la France avait avec EDF et ses parcs nucléaire et hydraulique. Les gouvernements français pro-européens l’ont accepté. A ceci s’ajoute bien évidemment les investissements couteux dans les énergies renouvelables intermittentes que l’UE oblige la France à faire, pour imiter ce que fait l’Allemagne notamment.

    Ce qui n’empêchera jamais une majorité de français de croire que l’union (européenne) fait la force !

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