Castor a souligné quelque chose de très juste : tous vos propos se résument en une simple onomatopée « Warf ! ».
Vous avez réellement commencé à utiliser la rhétorique conspirationniste dans vos derniers messages, c’est déjà un bon début : vous êtes enfin conscient de ce que votre théorie implique. Je vous laisse donc vous amuser au pays des contes de fées avec tous vos petits trublions : ils boiront vos paroles comme tu petit lait et goberont tous vos fantasmes.
Sinon je peux aussi vous donner des noms de très bons psychanalystes si vous en avez besoin, ils seront ravis de vous aider à vous débarrasser de tous vos problèmes existentiels liés au fait que votre boulangère vous fit un pince-nez quand vous étiez tout petit.
Restez dans votre déni de la réalité, vous vous y complaisez si bien que ce serait une grave erreur de chercher à vous en sortir.
Je citerai un seul paragraphe, au milieu de toutes vos aberrations sensationnelles : "L’hypothèse officielle initiale était donc bien que
l’avion avait été pulvérisé à l’impact et que la majorité des morceaux
de l’avion résultant du choc avait disparu dans les incendies
d’hydrocarbures.
Par la suite, lorsque Th. Meyssan a démontré l’inanité de cette thèse
qui avait été pitoyablement défendue par C. Moniquet sur hoaxbuster,«
Cette »thèse« est ce qui a été observé lors d’un test : un avion qui s’est crashé dans un mur en béton à 800 km/h fut - je cite - »désintégré en poussière« ou »atomisé".
@ Zorg : J’ai oublié de répondre aux autres arguments que vous avez avancés.
Vous me dites : "Si vous parvenez à en trouvez un, et bien je vous
conseille de l’envoyer à Stéphane Malterre en lui demandant pourquoi il a
fait croire que la phrase de Willis Carto « Si il y a bien quelqu’un
qui mérite le prix Nobel, c’est Adolf Hitler. » provenait de l’American
Free Press alors qu’en réalité cette phrase provient de "the Barnes
Review« ? »
J’ai précisé que je ne me permettrais pas d’émettre un jugement sur le reportage réalisé par Stéphane Malterre car je n’en ai vu que des extraits. Si ce que vous me citez est vrai, ce n’est pas une manipulation de la part de Stéphane Malterre. C’est au contraire la preuve qu’il a bien étudié la revue AFP et a décelé sa véritable nature, et surtout le rôle prépondérant qu’elle joue dans la propagation des thèses négationnistes émanant de The Barnes Review.
Concernant le sondage que vous m’avez présenté, votre phrase n’était pas vraiment un mensonge, je le reconnais, mais la façon dont vous l’aviez formulée laissait croire que 37 pour cent des Français soutenaient la théorie du complot, ce qui n’est pas le cas puisque les truthers représentent d’après ce sondage seulement 15 pour cent de la population. (en 2008) (8 % accusent le gouvernement américain) Il y a un léger problème dans ce sondage car le pourcentage de votants est de 101 %
Mais vous connaissez les sondages : on peut leur faire dire ce qu’on veut, comme dans les manifestations « 100 000 d’après les syndicats, 10 000 selon la police ». J’en ai par exemple trouvé un autre, réalisé en 2008 par le nouvelobs.com, qui évalue à 72 pour cent le pourcentage de Français qui croient en ce que vous appelez la « Version officielle », et seulement 11 pour cent qui soutiennent la théorie du complot interne.
Mais depuis 2008, grâce à l’excellent travail des sites de Debunking, je suis prêt à parier que le nombre de « truthers » a diminué. Votre sondage de WorldPublicOpinion est intéressant car il montre que les pays soutenant la théorie d’un complot interne du gouvernement US sont en règle générale anti-américains.
Vous dites : "le
lecteur lambda qui verrait cette page d’American Free Press fin
2005 ne pourrait jamais se douter qu’il s’agit là en réalité
d’un lien menant vers une revue (the Barnes Review) qui, elle,
effectivement est bien une revue négationniste."
Je
vous répondrai qu’on ne détermine pas la nature exacte d’une revue
et la teneur des sujets traités par la rédaction en se fondant
uniquement sur l’impression d’un lecteur « lambda » qui
viendrait y jeter un coup d’oeil pour la première fois.
Tous
les propos, annotations ou images présentés par un site, même
s’ils ne sont pas en page d’accueil peuvent être un motif pour le
considérer comme négationniste.
Le caractère néo-nazi
du site « The Barnes review » est évident dès la première
visite : il suffit de lire les titres des livres proposés à la
vente pour s’en rendre compte. Nul besoin d’aller voir sur wikipedia
ou de visiter en détails les rubriques du site pour connaître les
thèses soutenues par ses propriétaires car elles sont flagrantes.
Quelques exemples de titres en page d’accueil « Holocaust Revisionism, books », « Dissecting the Holocaust », « Patton and Rommel, Men of War ». Il faut donc être sérieusement idiot pour avoir besoin d’aller vérifier quelle serait sa nature : j’ai seulement voulu avoir une description précise du « magazine » sur wikipedia.
Avant de continuer, j’aimerais remettre les choses dans leur
contexte : American Free Press a été fondée par Willis Carto,
et ce site partage la même adresse mail que "The Barnes
review« .
Vous dites : »Ensuite, vous
sortez d’un numéro du 1er Janvier 2005 d’AFP, un article où
l’on peut lire la phrase "Pour une forte dose de vraie
Histoire sans les inepties politiquement correctes, abonnez-vous au
magazine « The Barnes Review » et pour vous, c’est la
preuve qu’AFP est une revue "ouvertement
négationniste« ? »
Oui, la phrase de AFP
est ouvertement négationniste, et l’est d’autant plus que la nature
du site « The Barnes Review » est décelable en un clin
d’oeil. AFP encourage donc les lecteurs à s’abonner à un
magazine négationniste, en décrivant son contenu comme étant "la
vraie histoire sans les inepties politiquement correctes." Comment
pouvez-vous affirmer qu’une telle posture ne serait pas négationniste
?
De plus, cette phrase n’était pas
seulement présente le 1er Janvier 2005, je n’ai pris que cette date
au hasard. Elle était sur le site depuis 2002 et est restée au
moins jusqu’au 6 Mai 2006 avant d’être remplacée par la
rubrique« Revisionist History ».
Le numéro du 30 Janvier 2005 est
encore plus parlant : voici ce qu’on pouvait y lire sur la page
d’accueil. Cette phrase est restée plusieurs semaines sur le site.
" The
Barnes Review : History like you’ve never seen it before - the facts
without the politically correct spin of the « court historians » « Traduction : »the barnes review, l’histoire comme vous ne
l’avez jamais vue, les faits sans les salades politiquement correctes
des historiens de tribunaux."
Bien sûr, en cliquant sur cette phrase,
on est redirigé immédiatement vers la page d’accueil de The Barnes
Review avec des titres comme « the Nuremberg mock trials » ("les ridicules
procès de Nuremberg« ) ou »life in the third Reich« ( »la vie au troisième Reich") accompagnés de résumés encore plus explicites.
Ou encore en page d’accueil du site
le 20 février 2005, un lien direct vers le magazine avec comme
commentaire « uncunsored history from the Barnes review,
special offers from the barnes review magazine ».
En y regardant bien, il semble que AFP
serve en partie de caution à « The Barnes Review » et soit
un moyen de publier indirectement des livres néo-nazis. Et cela est d’autant plus logique que
les rédacteurs de AFP ont aujourd’hui monté d’un cran en incluant
dans leur page d’accueil la rubrique « revisionist history »
et en montrant sur cette même page une couverture qui a pour titre
« The Host and The Parasite ».
Je ne vois pas pourquoi vous vous acharnez tellement à défendre cette revue car elle est nauséabonde, et les thèses extrémistes qu’elle soutient justifient de ne pas la choisir comme source d’information lorsqu’on décide de faire un film. Mais au fond, ce n’est pas la revue que vous cherchiez à défendre, en fait vous
avez repris les arguments d’un truther qui disait, à propos des
auteurs de Loose Change : "Ces jeunes gens qui n’ont pas
d’argent et sont donc obligés d’aller prendre des informations
sur internet, n’ont pas fais attention et sont allés sur un site
historique (sic), pour prendre des informations tout à fait
banales, absolument pas négationnistes, mais ce site était tenu par
un négationniste".
Je vous conseille de lire
l’article de Conspiracy Watch, et d’écouter la conversationtéléphonique entre les auteurs de Loose Change et Eric Hufschmidt
dont je donne les liens dans ce message.
Il serait intéressant de voir quelles sont les personnes qui furent les premières à soutenir les poncifs de la théorie du complot sur le 11 septembre. De nombreux arguments de cette théorie ont en fait été propagés par l’extrême-droite américaine. Il semble par exemple, d’après l’article de Conspiracy Watch, qu’Eric hufschmidt ait été le premier à parler clairement de démolition contrôlée dans son « film » intitulé « Mensonges douloureux » en 2003.
Ensuite, en France, des personnes honnêtes ou des sites sans arrières-pensées comme Reopen ont été leurrés par ces arguments, qui s’étaient déjà propagés un peu partout et faisaient naître le « doute » chez des personnes ignorantes du dossier.