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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 17 août 2015 23:27

    Bonjour Morice,


    Je voulais faire un article sur ce sujet, mais vous m’avez « grillé ». Bon c’est vrai qu’à la retraite vous avez plus de temps que moi encore en activité !

    Je suis un défenseur du pas coupable tant que pas jugé, mais maintenant que cela est fait, je dois dire que je ne crois pas du tout à l’innocence de certains des protagonistes. Trop de coincidences, le coup des 500 kg de valise sur un vol précédent... etc. Les merdias français sont en dessous de tout la dessus !

    Le plus « drole » c’est les lien avec les Balkany et avec Paul Bismuth (qui semble avoir abusé de cette « compagnie » pour ses déplacements - 1), et dont certains journalistes et certains rédacteurs de qualité sur Avox (2,3) ne se sont pas demandé s’il ne « touchait » pas un peu à la coke. Rappelons par exemple :

    Rappelons aussi le « VRP cocaïné des banques » de Bedos, lourd de sens et jamais attaqué en diffamation... voir :


  • Ronny Ronny 14 août 2015 12:07

    @Spartacus

    Non, ce n’est pas 57% des richesses, mais 57 % de la valeur, notion sensiblement différente. La richesse inclut des notions non commerciales, auxquelles les économistes essayent d’ailleurs d’attribuer des valeurs avec difficulté... Il s’agit de plus d’un transfert, puisque la moitié des valeurs prélevées sont redistribuées (vrai les retraites par exemple) pour alimenter la consommation, donc la création de valeur par le privé (mais aussi par le public). L’Etat ne prélève donc pas 57% comme vous le dites, mais il joue un rôle de régulation , de redistribution, qui est, j’en conviens, non acceptable par des neolibéraux !

     

    "Le privé gère mieux que le public. C’est vrai dans les trains. Les trains Anglais ont moins d’accidents". Je crois que vous ne connaissez pas grand chose au monde ferroviaire. La privatisation du rail anglais a généré un nombre d’accidents énormes, avec des décès par dizaines (voir les accidents de Stafford, Hatfied, Southfall et Ladbroke avant), tous liés à des défauts d’entretien ou à des économies sur les système de sécurité). Quant aux tarifs des trains, je vous invite à comparer les tarifs kilométriques entre France et RU, et vous verrez ...Meilleure efficacité : même pas. Même les plus libéraux au RU estiment qu’il faut un financement public pour les chemins de fer. Ils sont déjà revenus en arrière " Une des principales attentes de la privatisation était que les services ferroviaires seraient produits de manière plus efficace par le secteur privé grâce à la recherche du profit. L’espoir que des charges considérables pouvaient être éliminées du système fut déçue. Les nouveaux exploitants se sont rendu compte que les BR avaient déjà réalisé l’essentiel de ce qui pouvait être fait pour améliorer l’efficacité. En outre, la motivation par le profit s’est trouvée affaiblie quand certains exploitants voyageurs ont rencontré des difficultés financières et ont dû s’inscrire dans des contrats de gestion avec les autorités de régulation, qui réduisaient l’incitation à innover. De plus, les nouvelles contraintes en matière de santé et de sécurité et la complexité de la structure privatisée avaient introduit des coûts supplémentaires dans l’activité. Au total, les subventions versées par l’État aux chemins de fer sont bien plus élevées maintenant qu’elles ne l’étaient du temps des BR" (wikipedia). Tout n’est pas parfait à la SNCF, loin de là puisque la tendance est à la privatisation cachée de cette entreprise. mais soyons sérieux, deux secondes, le TGV a été développé sous l’impulsion publique, et ne l’aurait jamais été sous le privé. Il en va de même pour l’internet. Enfin, il suffit de comparer les prix et la qualité de service à la Poste pour s’apercevoir de la dégradation régulière de cette qualilté et de l’augmentation des prix depuis sa privatisation...


    "Le téléphone avec 4 opérateur génère du pouvoir d’achat que phagocyterait un monopole" dites vous. C’est peut être le seul domaine où la privatisation ait apporté un plus, mais cela n’a été possible que parce que les infrastructures financées par le public étaient existantes. Je ne refais pas l’histoire, mais j’ai la faiblesse de penser que la situation serait très différentes si tel n’avait pas tété le cas.

     

    Sur la santé, je note que lorsque les exemples vous embetent, alors ils ne sont pas bons ! Mais parlons donc de la Suisse : l’espérance de vie n’est pas plus élevée qu’ici, elle est la même qu’en France avec 82,60 ans en Suisse, et 82,53 en France la différence étant l’épaisseur du trait ! Mais passons et demandons nous où sont les différences ; dépenses par tête en suisse autour de 6100 dollars US / an en 2012. en France mois de 4300 dollars US... Et effectivement, la part du privé en Suisse est plus large qu’en France. Spartacus, faut donc arrêter de fumer la moquette, c’est quand même moins efficace à l’euro ou ou FS investi ! Après vous pensez ce que vous voulez des fonctionnaires et le secteur public. Vous pouvez les hair, les moquer, c’est quand même grace à eux que vous êtes secourus 24/24, que l’école ne coûte rien ou presque, que votre pays est défendu, etc.

     

    Un dernier exemple de l’intérêt du secteur public. Elu local, je travaille pour la reprise en régie publique de l’eau dans ma région. il s’agit en faite de monter une entreprise de distribution d’eau. Notre plan comptable (je devrais dire business plan pour faire plus neo. lib !), par rapport à ce que le délégataire nous facture, fairt ressortir plus de 500 keuros par an d’autofinancement pour faire des travaux, baisser le prix de l’eau etc. Ou croyez vous que ce demi-million annuel finissait chez veolia ou la lyonnaise ? Dans la poche d’actionnaires, totalement improductifs ! Le service public rendra la productivité à ces sommes prélevées, et il est en effet le seul à pouvoir le faire. L’idée est celle du juste prix, finançant les personnels, les investissements au juste niveau. Il n’a en effet pas l’objectif de la rentabilité de l’argent dans les secteur public (le coût de l’argent si rarement évoqué, alros que l’’on évoque toujours le coût du travail), et il est donc en ce sens « mieux gérant » que le privé ! 



  • Ronny Ronny 14 août 2015 11:23

    @Esprit Critique

    Contrairement à ce que vous pensez, les retraites de la FP sont comptabilisées dans le salaire des fonctionnaires, celle-ci constituant un salaire différé. C’est un calcul « consolidé » sur la vie de la personne de son embauche à son décès.

    Explications schématiques :

    Un fonctionnaire cat. A qui gagne 3000 euros net par mois gagnerait dans le privé 4000 euros environ. La différence, c’est la consolidation, qui lui est reversée sous forme de retraite...En d’autres termes, dans les cat. A et B ; les salaires restent modestes parce que le coût d’un fonctionnaire inclut le GVT et la retraite, ce qui n’est pas le cas dans le privé. Seul le GVT est inclut, la retraite étant gérée par les caisses de retraite, et non par l’employeur... 


  • Ronny Ronny 13 août 2015 14:25

    @ auteur


    Des réflexions en vrac :

    1. La dépense publique représente 56% du PIB, mais dans ce chiffre il y a les cotisations sociales reversés directement aux particulier. Cela ne veut pas dire que l’état prélève 56% de la la « richesse crée par le privé ! » pour financer des « fonctionnaires improductifs »
     
    2. Sur 1100 milliards de dépenses publiques, il a 550 milliards de prestations sociales (retraites, sécurité sociales, allocations diverses, etc.) qui soutiennent l’activité privée 

    3. 550 milliards représentent le payement des fonctionnaires.

    4. Contrairement aux idées reçues, l’activité des fonctionnaires augmente le PIB via les soins aux personnes, l’éducation globalement gratuite, les secours aux biens et aux personnes, la sécurité publique, etc. C’est la part non marchande du PIB....

    5. Les attaques contre la fonction publique relèvent simplement d’une stratégies de gain de parts de marché. Je m’explique. Nous vivons en France dans un système, où il n’y a plus ou très peu de parts de marché à gagner, peu de marge de manoeuvre. Nous sommes sur du renouvellement de biens, pas sur autre chose ! Où donc gagner des marchés ? Via deux actions : 1. déréguler, c’est à dire imposer des normes sociales, environnementales, de moins bon niveaux, qui « coûtent » donc moins en termes de production mais qui conduisent aux baisse de salaire, d’austérité, de chômage, etc. Et 2. Reprendre en « privé » ce que faisait le public avec les conséquences que l’on sait : moins bon service et coût plus élevé (voir La Poste privatisée vs. poste publique, voir EDF privatisée via EDF publique, voir le coût de l’eau en régie publique via le coût de l’eau distribué par Véolia et autres, etc.), etc. 

    4. Les prélèvements publics en France représentent 46% du PIB et environ 35% aux USA. La différence vient en fait de choix de type santé : publique en France privée aux USA. En dépit des attaques des néolibéraux, la France est classée 1ere au niveau mondiale en termes de qualité de soins, les Etats Unis se traînent autour de la 10eme place. Dans la même ligne, les frais de gestion de la sécu en France représentent moins de 5% des sommes distribuées, et en moyenne plus de 35% aux USA des sommes distribués par les asurances privées ! 

    C’est bien le recours au marché qui coûte cher, pas le secteur public !!!



  • Ronny Ronny 12 août 2015 16:34

    Ca fait un peu baba cool, et en termes environnementaux, je ne suis pas sur que ce soit si positif. L’habitat dispersé pose des problèmes, assez nombreux, en terme d’urbanisme et de régles. Le mitage des paysages n’est pas une bonne chose, ni la consommation de terres. Autre problèmes, l’accès aux soins, aux écoles, aux universités à moins que vous ne proniez le retour à l’instruction à la maison (mais jusqu’où ?) qui a aussi ses limites ! Il faut aussi un minimum de « mobilité » et qui dit mobilité dit voirie, même à minima !


    Je ne suis pas convaincu du tout par ailleurs que l’énergie solaire par photovoltaique, voire même l’éolien individuel, soit « ecologiquement rentable » en termes de cycle de vie, de gr. de carbone par kW h produit, etc. Je suis à peu près même sur du contraire... Quant aux installation nécessaire pour alimenter une maison, un calcul rapide monter qu’a moins de se passer d’un lave linge, d’un four, d’un lave vaisselle, on va probablement « tire un peu court » là aussi en matière de kwh. 

    Et puis, là ou je suis en désaccord profond, c’est que l’homme malgré ses limites et ses défauts - nombreux - est un animal sociable. la vie Off Grid, en semi ermite peut convenir à certains, mais elle est quand même assez peu représentative de ce qui fonde notre humanité.
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