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Roues Libres

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Juste pour ne pas tourner en rond

Tableau de bord

  • Premier article le 06/07/2005
  • Modérateur depuis le 17/10/2005
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Derniers commentaires



  • Roues Libres 21 décembre 2005 21:12

    Les outrances ça suffit. Qu’est ce que l’ Afrique gagnera si le Dakar n’y passe plus ? Elle sombrera juste un peu plus à l’arrière plan de la mémoire des babas bobos donneurs de leçons. Mes rêves d’enfant je les ai fait en regarder Fangio et Ascari risquer leur peau en conquérants de l’inutile, juché sur les épaules de monpère. pas en chialant dans les jupes dee ma mère. A chacun son époque. Je suis sûr que les petits Africains ont le même regard que j’avais lorsqu’ils regardent passer ces bolides. Il n’y a que vous les "poliquementcorrects du prêt-à-penser autophobe universel pour y voir du fric, du luxe et de l’ostentation. Et pour le reste, installez vous dans le baquet à côté de celui de Stéphane Peterhaensel ou de Carlos Sainz pendant 10 mn juste pour voir... Mais n’oubliez surtout pas vos couches à double élastique.



  • Roues Libres Aston 21 décembre 2005 18:19

    Je viens de lire en diagonale, celle du fou, une longue litanie de vieilles complaintes, aussi vieilles que ce rallye légendaire et je me dis que décidément les Tueuses de Rêves n’en finissent pas de sévir. Ces grandes donneuses de leçon qui ont pris pour l’essentiel le pouvoir aujourd’hui sous nos latitudes, au nom d’une société matriarcale sans risques mais aussi sans goût qu’elles nous ont imposé. Et les voici qui s’emparent des derniers espaces que quelques « allumés » en effet, se sont donnés, in the middle of nowhere, pour aller au bout de leur passion, sans radars et sans mégères mal apprivoisées. Et si vous leur foutiez tout simplement la paix. Ils n’apportent sans doute plus grand chose à l’ Afrique aujourd’hui, tant ces images nous sont désormais familières. Mais certainement pas moins que les blindés qu’on est malheureusement obligés d’y envoyer de plus en plus souvent. Eteignez donc votre Tv et passez à autre chose.

    PS : Pffff...ça m’a fait du bien, merci..



  • Roues Libres Claude DP 20 décembre 2005 14:51

    Pour Phil : il y a moins d’autodérision dans mon papier que d’intention (sans doute ratée !) de souligner la manière très particulière qu’ont les Anglais de tourner les choses à leur avantage, même s’ils doivent organiser quelque peu le cours des évènements avant d’accepter de reculer. Et à ce jeu là, nous restons tout raides et campés sur nos positions, contents de n’avoir rien cédé. C’est l’immobilisme qui nous tient lieu de victoire. Pour combien de temps ? Il eu sans doute été possible la semaine dernière de revoir les perspectives de la PAC à moyen terme en tenent compte par exemple de la probabilité d’ouverture de nouveaux marchés comme les biocarburants, en échange d’une diminution définitive de la TVA sur les services à fort contenu de main d’oeuvre locale.

    Pour les fanas du non : comme vous l’avez compris j’ai voté oui à une Europe moderne, ambitieuse et pacifiée. Pour ce qui concerne la facture à payer par contre je la partagerai hélas avec vous. Les restaurateurs et les entreprises du bâtiment aussi. Pour les agriculteurs, on en reparlera de toute façon avant 2013. Quant au couple franco-allemand il bat déjà de l’aile.Mais le moral des chefs d’entreprise allemands est désormais au zénith...



  • Roues Libres Claude Dumas-Pilhou 5 juillet 2005 13:56

    Je ne connais pas de Chef d’entreprise qui ne fasse pas l’amer constat du changement profond que les 35h ont suscité dans la relation des salariés avec leur entreprise et plus généralement avec le travail. Et il faut bien reconnaître aujourd’hui que le mal est profond, qu’il a gagné les cadres moyens et qu’il s’apprête probablement à gangrener les cadres supérieurs et même les patrons, lassés d’errer tous seuls dans des couloirs déserts. Il suffit de circuler en ville le vendredi après-midi pour constater la traduction de cette situation dans un allègement substantiel des encombrements urbains. Même les professions libérales ont été gagnées par le mal puisque les médecins réclament désormais repos compensateurs et indemnités pour leurs gardes. Qui donc veut encore travailler dans ce pays ?

    Le paradoxe, c’est que cette génération du temps libre et des RTT, ne semble pas avoir gagné en joie de vivre ce qu’elle a abandonné en temps de travail. Elle est triste et inquiète, comme si consciente des dommages que cette situation impose à l’économie du pays elle craignait pour son avenir sans toutefois oser regarder les choses en face et en tirer les leçons. Elle a au contraire très vite intégré la métrologie du temps au travail comme une donnée comptable, et consomme une part non négligeable de celui-ci à en gérer toute la complexité : congés et RTT nourrissent les conversations de bureau ou d’usine et en constituent l’essentiel désormais. Faites l’expérience, tendez l’oreille vers la conversation entre deux collègues salariés dans un lieu public, il y a de très fortes chances qu’elle tourne autour de ce sujet et traite des subtilités de gestion de leur planning à venir.

    Le sujet est donc brûlant, au point d’ailleurs que personne aujourd’hui ni parmi les politiques ni parmi les patrons de groupes importants ne se soit réellement déclaré en faveur d’un retour brutal à la case départ, d’un « fast-rewind » en quelque sorte, qui devrait constituer pourtant un préambule à la reconstruction de notre Code du Travail. Chacun se repasse donc la patate chaude sous l’œil menaçant de nos archaïques syndicats qui gardent bien fermé le couvercle de cette soupières dont ils n’avaient jamais osé rêver qu’elle leur soit un jour servie par des cuisiniers irresponsables.

    On en mesure les conséquences aujourd’hui.

    Mais puisque notre Premier Ministre nous dit que l’on a pas tout essayé, ce qui est vrai d’ailleurs et particulièrement les recettes qui marchent dans les pays sauvages tenants du « libéralisme anglo-saxon », l’heure est donc à des propositions originales mais néanmoins respectueuses du modèle français. (modèle au sens de construction mathématique qui permet d’expliquer rationnellement le fonctionnement des choses sans prétendre néanmoins à le reproduire : on peut modéliser une pandémie par exemple, ou la paresse…)

    Je propose donc ceci :

    1. Le suffrage universel s’impose dans l’entreprise à toute autre forme de représentation de l’avis des salariés, si telle est la volonté du chef d’entreprise ou d’un tiers des salariés s’exprimant de manière formelle. Il est obligatoire lorsque les entreprises ne disposent pas d’instances représentatives officielles (- de 50salariés ) ou que les dirigeants de l’entreprise souhaitent soumettre à consultation générale un décision qui relève de ces instances, leur consultation préalable étant néanmoins obligatoire.

    2. Le terme « emploi précaire » est assimilé à une injure raciste ou homophobe et est donc réprimé comme tel.

    3. Les CDD sont remplacés par des CTR, Contrat de Travail Reconductible. Ces contrats établis pour une durée de 6 mois ou d’un an sont reconductibles par tacite reconduction et dénonçables avant leur échéance avec un préavis de 3 ou de 6 mois.

    4. Les entreprises qui le désirent soumettent par référendum à leurs salariés l’alternative suivante :

    · Soit une durée du travail maintenue à 35H avec son cortège d’avantages divers, de RTT et de congés. En contrepartie l’entreprise a le pouvoir d’ajuster son effectif très rapidement par le biais de CTR à ses besoins réels sans avoir à en justifier. Une ancienneté de 5 ans transforme automatiquement les CTR en CDI.

    · Soit une durée de travail étendue à 40h avec maintien du régime actuel des CDI, les CTR étant calqués sur les CDD actuels

    5. Les entreprises de moins de 10 salariés peuvent ne proposer que des CTR

    Je suis persuadé que ces mesures très simples seraient immédiatement efficaces et permettraient à de très nombreuses PME de profiter des risées que le petit temps place sur leur route entre deux nuages. Quant aux salariés, ils auraient à se prononcer en conscience, et à choisir entre une hypothétique sécurité de l’emploi et un emploi véritablement partagé lorsque c’est possible.

    Il est en effet parfaitement compréhensible par chacun, même s’il se déclare fermement opposé à la mondialisation, au libéralisme, à la flexibilité, à la précarité, aux anglo-saxons et aux plombiers polonais, et sauf s’il est fonctionnaire, permanent rétribué par un syndicat ou professionnel de la politique en mal de réélection, qu’on ne peut avoir à la fois : moins de travail dans un pays ou il est toujours plus cher, en exigeant néanmoins plus de garanties pour un emploi toujours mieux rétribué mais avec des durées toujours plus courtes, le tout avec des actifs toujours moins nombreux à financer les retraites d’inactifs toujours plus vieux et les indemnités d’une armée de chômeurs. (relire lentement)

    Le voilà bien ce modèle Français. C’est bien lui. Il est connu depuis bien longtemps. On l’appelait autrefois la quadrature du cercle.

    Et nous nous y sommes tous tellement attachés et avec des chaînes si lourdes, qu’à défaut d’en démontrer l’efficience, il nous suffit désormais de le brandir comme un étendard tristement pendant sur les ruines de notre économie et de nos rêves d’ Europe.

    Alors donnons nous une chance d’en finir avec nos remèdes d’apprentis sorciers. Le travail ne se décrète pas avec des lois. Il n’est ni une ressource à exploiter ni un composant industriel ni une punition. Il est tout simplement la vie

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