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Sandro Ferretti

Sandro Ferretti

 
N'aime pas trop raconter sa vie. Préfère écrire sur celles des autres.

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  • Premier article le 28/01/2008
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Derniers commentaires



  • Sandro Ferretti SANDRO 24 juillet 2009 21:19

    En fait, ce « débat » est révélateur d’un syndrome assez connu en matière de littérature (et j’imagine en peinture, mais je n’y connais presque rien).
    Ce que j’appelle le « syndrome de la midinette » (qui frappe des gens qui n’ont rien de midinettes).
    C’est à dire ceux qui lisent les livres en disant « j’aime, ou j’aime pas ».
    Comme ils disent « quel super acteur , j’adore ses yeux verts ». « Céline, pouhah, il écrit mal, il parait qu’il était anti-sémiste ».
    Moi, j’admire d’autant plus les bons acteurs qu’ils « n’avaient pas les armes au départ » : les Jean Bouise, les Roland Blanche.Ceux qui ne pouvaient se contenter de ramener leur geule pour que « ça le fasse »

    La littérature, c’est une technique. Seul quelqu’un qui écrit (ou au minimum quelqu’un qui a passé quelques années de sa jeunesse à désosser le moteur pour voir la carcasse et le chassis) peut juger (indépendament de savoir si l’histoire est belle, plait ou non, si l’auteur est chauve ou gros) si « c’est du bon boulot »ou pas.
    Bizzarement, les gens comme moi qui n’y connaissent rien en maçonnerie , se contentent de dire d’un mur : ça a l’air droit, ou « c’est lisse » ou non. Pas si c’est solide ni si c’est construit dans les règles de l’art.
    Mais en littérature, tout le monde a son avis, sans seulement reconnaitre une litote, une alitération, une abyme, un appel/ contre appel. 
    Tant mieux pour les libraires, ou ce qu’il en reste.



  • Sandro Ferretti SANDRO 24 juillet 2009 19:38

    J’aime bien K Dick, surtout quand c’est le grand Bashung qui lui rendait hommage dans « Etrange été » ou « Bombez ».
    Pour me tuer, repassez quand vous écrirez en français.
    Si, si, vous pouvez le faire.



  • Sandro Ferretti SANDRO 24 juillet 2009 18:31

    Mais Imothep, vous vous enferrez :
    « un beau salaud qui écrit bien est-il exempté d’étre jugé comme un écrivain-salaud ? » ;

    Mais justement.. on ne juge pas un écrivain-salaud . On juge un salaud si ses actes sont pénalement réprehensibles, comme on juge un violeur, pas un arabe-violeur , un braqueur et pas un black-braqueur.
    Et pour le reste, on lit un écrivain ( ou un écrit-vain, c’est selon...) , point barre.
    Pour prendre un exemple qui vous parlera plus que la littérature ( qui est et reste une technique, pour ceux qui s’y adonnent ou en vivent) :
    au moemnt d’aller voter, savoir si Bayrou pue de spieds m’est indifférent.
    Si en revanche, je devais partager , par le plus grand des hasards, la méme salle de bain, c’est à prendre en considération, et plus que son éventuelle stature d’homme d’état.



  • Sandro Ferretti SANDRO 24 juillet 2009 18:21

    Bonjour Snoopy,

    Tu m’as lu trop vite. Dès le deuxième paragraphe, je le cite, mais dans ceux qui suivent « bien plus bas dans les tiroirs de la morgue pleine ».
    C’est jugement que je revendique, mais qu’on peut bien sur discuter.
    C’est bien , mais ça boxe moins lourd que Manchette/ Prudon/Pagan ou Fajardie.



  • Sandro Ferretti SANDRO 24 juillet 2009 18:02

    @ Gazi
    Assez d’accord avec tout cela.
    Ce n’est pas pour rien que je citais un passage du « Petit bleu.. » sur les rapports de production.
    Reste chez Manchette une recherche exceptionnelle du style (parfois très dépouillé et ascétique, et c’est le plus dur à faire).
    « La position du tireur couché » reste un joyau indémodable et jamais surpassé (et je ne suis pas le seul à le penser). Seules les marques de voitures ont vieilli...
    Mais structurellement , « le petit bleu... » est un cas d’école à étudier en khagne.


    PS : pas d’accord avec vous sur les adaptations cinéma des romans de Manchette( pour Delon), qui furent toutes désastreuses, hormis Nada par Chabrol.
    Mais Manchette avait besion de fric, et malade d’un premier cancer du poumon six ans avant le pancréas fatal « n’en avait plus rien à battre de rien », selon ses termes à l’époque de la sortie de ces films.

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