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  • Premier article le 24/05/2010
  • Modérateur depuis le 02/08/2010
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Derniers commentaires



  • SEPH SEPH 15 août 2011 18:47

    La Le Pen ( ou son nègre) est habile, elle propose des solutions vagues ou très précises qui n’engagent en rien ( voir les remarques pertinentes de Sisyphe ).
    Mais enfin, elle dirige un parti d’extrême droite qui défend les nantis ( elle appartient à la classe des très riches).

    Bien sur elle pleure sur la pauvreté mais attaque les pauvres ( notamment les immigrés) , comme le faisait cet imposteur de Mitterrand, mais la dignité humaine elle sans fou, tout le reste est démagogie.

    Il y a des repères, des valeurs sur lesquels on ne peut pas transiger, si on enlève le masque de la Le Pen, il apparait la démagogie la plus perfide. Lui faire confiance ou croire en sa sincérité relève de la plus grande naïveté.

    Elle se comportera comme ceux qu’elle dénonce, elle veut un ministère dans le prochain gouvernement de Sarkozy. En bout de compte elle votera pour lui, car elle appartient à sa classe sociale.



  • SEPH SEPH 15 août 2011 14:31

    Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.

    Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

    Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

    A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

    Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts.

    Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur.

     
    Il est dès lors naturel qu’ils s’accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir :

    Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics.

    Désengagement total des états de l’économie, y compris des secteurs de l’éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l’armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

    Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu’une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle du système financier, et plus il fait augmenter la dette de son pays.

    Précarisation des emplois et maintien d’un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n’importe quel salaire ou conditions de travail.

    Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

    Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu’elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse "crise asiatique" de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.

    Quelques citations à méditer...

    "Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

    David Rockefeller
    Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations).
    Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

     

    "Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire."

    David Rockefeller
    Interview dans Newseek en février 1999

     

    "Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain ils en seront reconnaissants ! Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial."

    Henry Kissinger
    Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

     

    "Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir si il sera créé par conquête ou par consentement."

    Paul Warburg
    Grand banquier, premier président du CFR en 1920. Plus d’infos sur ce site)

     

    "Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

    David Rockefeller

     

    Quelques chiffres à méditer...

    Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) :

    Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.

    Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliards d’habitants.

    Les 225 personnes les plus riches disposent d’une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d’individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.

    Selon le même organe des Nations-Unies, il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base et aux services élémentaires : santé, éducation, alimentation.

    Rapport ONU - PNUD 1998 - disponible chez Economica, 49, rue Héricart, 75015 Paris

    Aujourd’hui les choses ont empiré.



  • SEPH SEPH 14 août 2011 14:53

    AFFICHAGE DU TABLEAU QUI A ÉTÉ MAL PRÉSENTÉ

    Voici une liste des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir.

    Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales.

    Chiffres d’affaires ou PIB, en milliards de dollars


    General Motors 178,2             Singapour 96,3

    Danemark 161,1                       Toyota 95,2

    Thaïlande 157,3                          Israel 92

    Ford 153,5                     General Electric 90,8

    Norvège 153,4                       Philippines 83,1

    Mitsui & Co 142,8                          IBM 78,5

    Pologne 135,7                              NTT 77

    Afrique du Sud 129,1        Axa - UAP 76,9

    Mitsubishi 129                            Egypte 75,2

    Royal Dutch Shell 128,1                     Chili 74,3

    Itoshu 126,7                             Irlande 72

    Arabie Saoudite 125,3               Daimler-Benz 71,5

    Exxon (Esso) 122,4   British Petroleum 71,2

    Wall Mart 119,3                       Venezuela 67,3

    Ford 100,1                   Groupe Volkswagen 65,3

    Grèce 119,1                     Nouvelle Zélande 65

    Finlande 116,2                          Unilever 43,7

    Marubeni 11,2               Pakistan 41,9

    Sumimoto 109,3               Nestle 38,4

    Malaisie 97,5                              Sony 34,4

    Portugal 97,4                           Nigeria 29,6

    Chiffres 1999
    Sources : Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995),Courrier International, Le Monde Diplomatique





  • SEPH SEPH 14 août 2011 14:11

    RÉPONSE AUX ANERIES DE E.COHEN

    Le pouvoir a déjà changé de mains

    Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.

    Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

    Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

    A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

    Voici une liste des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir.

    Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales.

    Chiffres d’affaires ou PIB, en milliards de dollars

    General Motors

    178,2

     

    Singapour

    96,3

    Danemark

    161,1

     

    Toyota

    95,2

    Thaïlande

    157,3

     

    Israel

    92

    Ford

    153,5

     

    General Electric

    90,8

    Norvège

    153,4

     

    Philippines

    83,1

    Mitsui & Co

    142,8

     

    IBM

    78,5

    Pologne

    135,7

     

    NTT

    77

    Afrique du Sud

    129,1

     

    Axa - UAP

    76,9

    Mitsubishi

    129

     

    Egypte

    75,2

    Royal Dutch Shell

    128,1

     

    Chili

    74,3

    Itoshu

    126,7

     

    Irlande

    72

    Arabie Saoudite

    125,3

     

    Daimler-Benz

    71,5

    Exxon (Esso)

    122,4

     

    British Petroleum

    71,2

    Wall Mart

    119,3

     

    Venezuela

    67,3

    Ford

    100,1

     

    Groupe Volkswagen

    65,3

    Grèce

    119,1

     

    Nouvelle Zélande

    65

    Finlande

    116,2

     

    Unilever

    43,7

    Marubeni

    11,2

     

    Pakistan

    41,9

    Sumimoto

    109,3

     

    Nestle

    38,4

    Malaisie

    97,5

     

    Sony

    34,4

    Portugal

    97,4

     

    Nigeria

    29,6

    Chiffres 1999
    Sources : Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995),Courrier International, Le Monde Diplomatique

    La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés.

    Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique : le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé « mondialisation ».



  • SEPH SEPH 13 août 2011 22:14

    VOICI LA REPONSE DU BERGER A LA BERGERE (l’incompétent E ;Cohen) par Eberhard HAMER

    Article placé le 13 août 2011, par Mecanopolis :

    "Certains aspects des crises de l’euro et de la finance mondiale qui nous paraissent absurdes pourraient obéir à une stratégie :

     - Pourquoi les citoyens américains ont-ils dû endosser la responsabilité étatique des spéculations ratées des banques de la haute finance ?

     - Pourquoi les Etats de l’UE ont-ils dû assumer la responsabilité des pertes des banques spéculatrices ?

     - Pourquoi la Réserve fédérale (FED), qui appartient à la haute finance, a-t-elle réduit à zéro le taux d’intérêt pour les banques qu’elle possède ?

     - Pourquoi les banques spéculatrices internationales ont-elles imposé aux pays des crédits dont ils ne peuvent payer les intérêts à des taux normaux et surtout qu’ils ne peuvent pas rembourser ?

     -Pourquoi Sarkozy, Trichet, Strauss-Kahn et Obama, qui étaient liés au milieu des « banksters » avant d’entrer en politique, ont-ils forcé les pays sérieux de la zone euro à endosser les dettes des Etats surendettés et transformé l’UE en une union de transfert au mépris de tous les statuts et traités ?

     - Pourquoi la Banque centrale européenne (BCE) a-t-elle, contrairement à ses statuts, racheté plus de crédits pourris pour les Etats endettés (Grèce, Portugal) qu’elle n’a de fonds propres ?

    - Pourquoi les banques internationales qui ont accordé des crédits pourris aux Etats en faillite ne peuvent-elles pas participer à la garantie de ces crédits ?

     - Pourquoi, après les superprofits réalisés sur ces produits financiers pourris, on ne peut discuter que de responsabilité et de remboursements socialisés ?

     - Pourquoi l’industrie financière mondiale et les gouvernements serviles refusent-ils avec une telle obstination de reconnaître l’insolvabilité des Etats débiteurs (Grèce, Portugal, Irlande, etc.) qui existe depuis longtemps ?

     - Pourquoi les Etats débiteurs surendettés comme la Grèce et le Portugal n’ont pas le droit de se déclarer en faillite et d’assainir leurs finances ?

    A toutes ces questions, il existe des milliers d’explications politiques et économiques ou des propositions de solutions dont l’inconvénient réside dans le fait qu’elles sont partielles et ne laissent supposer aucune vision d’ensemble et encore moins une stratégie globale. La presse officielle fait en sorte que l’on ne puisse pas évoquer des « théories du complot » contre la haute finance.

    Or toutes ces questions ont effectivement un sens quand on voit dans les phénomènes qu’elles révèlent des excès d’un plan stratégique caché. Cela vaut particulièrement pour le fait que la crise de l’endettement de certains pays européens et des Etats-Unis n’est pas résolue à court terme et donc de manière moins douloureuse, mais qu’on la traîne en longueur.

    John Perkins est un homme courageux. Il vit toujours, quoique sous une autre identité. Pendant des années, il fut un des plus importants agents de la haute finance américaine et il a décrit les magouilles criminelles organisées par lui-même et ses collègues. Son livre passionnant intitulé Les confessions d’un assassin financier révèle les magouilles de la haute finance américaine et du gouvernement des Etats-Unis qui en dépend. Il apporte des réponses valables également pour la crise financière actuelle : « Les assassins financiers sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Ils dirigent d’argent de la Banque mondiale, de l’Agence américaine du développement international (US Agency for International Development – USAID) et d’autres organisations ‹humanitaires› vers les coffres de grandes compagnies et vers les poches de quelques familles richissimes qui contrôlent les ressources naturelles de la planète. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre. Ils jouent un jeu vieux comme le monde, mais qui a atteint des proportions terrifiantes en cette époque de mondialisation. »

    « C’est ce que les assassins financiers font le mieux : construire un empire global. Ils constituent un groupe d’élite d’hommes et de femmes qui utilisent les organisations financières internationales pour créer les conditions permettant d’assujettir d’autres nations à la corporatocratie formée par nos plus grandes compagnies, notre gouvernement et nos banques. Comme leurs homologues de la Mafia, les assassins financiers accordent des faveurs. Lesquelles ? Des prêts pour développer les infrastructures : centrales électriques, autoroutes, ports, aéroports ou zones industrielles. Ces prêts sont octroyés à la condition suivante : ce sont des compagnies d’ingénierie et de construction américaines qui doivent réaliser tous ces projets. On peut donc dire qu’en réalité l’argent ne quitte jamais les Etats-Unis, mais qu’il est simplement transféré des banques de Washington aux compagnies d’ingénierie de New York, de Houston ou San Francisco.

    Bien que l’argent retourne presque immédiatement aux compagnies membres de la corporatocratie (le créancier), le pays récipiendaire doit tout rembourser, capital et intérêts. Si l’assassin financier a bien travaillé, les prêts sont si élevés que le débiteur faillit à ses engagements au bout de quelques années. Alors, tout comme la Mafia, nous réclamons notre dû, sous l’une ou l’autre des formes suivantes : le contrôle des votes aux Nations unies, l’installation de bases militaires ou l’accès à de précieuses ressources comme le pétrole ou le canal de Panama. Evidemment, le débiteur nous doit encore l’argent … et voilà dont un autre pays qui s’ajoute à notre empire global. »

    Les sommes illimitées nécessaires à ces magouilles, la haute finance américaine les obtient de la FED qui lui appartient. Il suffit de faire fonctionner la planche à billets. Au cours des 35 dernières années, la masse de dollars a été multipliée par 40 (alors que la production de biens n’a que quadruplé). Cet argent est le pouvoir permettant à la haute finance des Etats-Unis de dominer le monde, de s’assurer ses services et d’asservir ses débiteurs.

    Perkins décrit comment, à l’aide de rapports d’expertise falsifiés, on impose des crédits démesurés aux pays, comment, par la corruption et la menace, on pousse les gouvernements à les solliciter. Ceux qui se montrent trop récalcitrants sont alors victimes d’« accidents », comme les présidents Torrijos (Panama) et Roldos (Equateur), ou réduits au « suicide », comme Allende (Chili), etc.

    De même que, selon S. Rothschild, « qui a l’argent domine le monde  », qui possède la FED dispose d’une machine produisant des quantités illimitées d’argent permettant de dominer le monde.

    Cette nouvelle forme de domination mondiale consiste non pas à soumettre les peuples militairement mais à mettre à leur disposition des crédits démesurés pour les asservir ensuite financièrement au moyen des intérêts (« asservissement aux intérêts »).

    On retrouve le même principe dans la crise de l’euro :

    La Grèce était déjà en faillite lorsqu’elle a été attirée dans l’UE grâce à des notes surévaluées et à des bilans falsifiés de Goldmann-Sachs. Dans cette nouvelle structure, les banques internationales ont accordé sans retenue des crédits jusqu’au moment où le pays fut non seulement surendetté mais insolvable.

    Au lieu de permettre à la Grèce de se déclarer en faillite et ensuite d’assainir ses finances, les banques internationales – comme si c’était la seule solution possible – ont exigé et obtenu des autres pays de la zone euro un « plan de sauvetage » prétendument en faveur de la Grèce mais en réalité en faveur des dettes des banques, de sorte que celles-ci n’ont plus eu comme débitrice la Grèce uniquement mais que ses dettes sont devenues celles de tous les pays de l’UE et que cette dernière est devenue, par le Mécanisme européen de stabilité, une union de transfert.

    Non seulement pour les pays de l’UE mais également pour les banques internationales, le plan de sauvetage était un moyen de se débarrasser de la totalité de leurs produits financiers pourris en les refilant aux divers pays et donc à la collectivité. Ils représentent une telle somme – 6000 milliards d’euros – que non seulement les pays débiteurs mais les pays sérieux ayant accepté de participer à la responsabilité solidaire ne pourront jamais s’en sortir et tomberont définitivement dans la servitude de la haute finance américaine. En Europe, au cours des 50 prochaines années, on travaillera donc moins pour la prospérité intérieure que pour payer les intérêts des crédits accordés par la haute finance.

    Quand on a lu John Perkins, on comprend aussi pourquoi il fallait présenter l’endettement de l’Allemagne vis-à-vis de banques et de pays étrangers comme la seule solution possible. Il ne s’agissait pas de l’euro, pas même de l’Europe, mais de sauvegarder les crédits de la haute finance et d’éviter qu’en cas d’effondrement d’un pays ces crédits, et donc l’asservissement aux intérêts, ne disparaissent.

    C’est pourquoi il ne doit pas y avoir de « participation privée » à ces dettes, c’est pourquoi les banques coupables ne doivent pas être mises à contribution pour désendetter les Etats – par exemple en rééchelonnant leur dette. Les dettes ne doivent plus être le problème des créanciers mais uniquement de l’Etat créancier et des Etats de la zone euro qui lui sont liés en responsabilité solidaire, en particulier l’Allemagne.

    La domination mondiale de la haute finance au moyen de dollars émis sans retenue, de crédits et d’intérêts est une nouvelle forme d’impérialisme fondé non plus sur les baïonnettes mais sur les dettes.

    L’endettement du monde envers la haute finance a en outre l’avantage qu’il survivra à la probable dévaluation prochaine du -dollar par rapport aux autres monnaies, qu’il restera même relativement identique. Le système est construit de manière si subtile que les citoyens et les pays croient que cela est dans leur intérêt ou dans l’intérêt de la « solidarité européenne » alors qu’en réalité, seul l’impérialisme financier en profite.

    Cependant si les pays endettés, comme l’Argentine il y a quelques années, dévaluaient leur monnaie et cessaient de payer les intérêts, la haute finance aurait de très gros problèmes parce qu’à l’époque, leurs troupes mondiales d’intervention telles que le FMI, la Banque mondiale, le Fonds monétaire européen, etc. n’ont rien pu faire. L’Argentine s’est imposée et a même assaini ses finances. La haute finance doit donc tout mettre en ?uvre pour que de tels phénomènes ne se reproduisent pas, par exemple en Grèce, afin que leur édifice ne commence pas à s’écrouler. Mais elle a des auxiliaires complaisants au « Bureau politique » de Bruxelles, à la Banque centrale européenne, au FMI, etc. qui s’efforcent, au moyen du MSE, de faire durer l’endettement le plus longtemps possible.

    Or il apparaît que pour la politique d’asservissement menée par la haute finance, il est judicieux de prolonger indéfiniment le problème plutôt que de le résoudre douloureusement mais rapidement parce que l’union de transfert et notamment la question de la reprise des dettes par l’Allemagne doivent encore être réglées définitivement avant qu’on trouve une autre solution."

    Eberhard Hamer, traduit par Horizons et Débats

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