Le mot création est l’une de ces prétentions consanguines qui n’a de sens que dans les livres. La création traduit et matérialise le besoin enfantin d’existence dans le regard de l’autre qui obsède les gens sains. Car les fous, eux, ont la modestie et l’honnêteté de ne pas faire état ni commerce de leur soi-disant découvertes ex-nihilo.
Internet n’est qu’une technique de langage sophistiquée de plus qui, en promulguant la liberté extrême, a permis de définir les limites des utilisateurs et d’institutionnaliser l’autocensure comme outil démocratique. La dictature de l’instantanéité voudrait nous faire croire que nous sommes en pleine révolution, mais tout au plus il s’agit d’une vulgaire révision mécanique des 4,7 milliards d’années.
Les insultes ou jeux de l’esprit sont, quant à eux, gratuits lors de leur formulation confidentielle et payants a posteriori, via la diffusion de masse. Puisque la civilisation est l’objet de maîtrise sociale le plus high-tech, les lois qu’elle engendre ne tolèrent pas ce qui sort de son cadre mais elles pardonnent parfois pour le bon fonctionnement du système de refroidissement culturel.
Ce qu’il y a de pathologiquement pathétique dans les commémorations industrielles, c’est peut-être le besoin des consommateurs à reconnaître leur rôle de poulets de batterie ou de tests clinique usagers.
Entre la mise en scène et la mise en abîme.
Le spectacle de la débâcle ou cette liberté d’expression trop souvent prise en otage par ces vendeurs ambulants de bons sentiments et de contre-culture existant avec un contrat et quelques avances sur profit, cette liberté nous apparaît aussi chorégraphiée que captive.
La suite ici : http://souklaye.wordpress.com/2009/03/01/defaite-de-la-musique-ou-therapie-de-groupe/
Le mot création est l’une de ces prétentions consanguines qui n’a de sens que dans les livres. La création traduit et matérialise le besoin enfantin d’existence dans le regard de l’autre qui obsède les gens sains. Car les fous, eux, ont la modestie et l’honnêteté de ne pas faire état ni commerce de leur soi-disant découvertes ex-nihilo.
Internet n’est qu’une technique de langage sophistiquée de plus qui, en promulguant la liberté extrême, a permis de définir les limites des utilisateurs et d’institutionnaliser l’autocensure comme outil démocratique. La dictature de l’instantanéité voudrait nous faire croire que nous sommes en pleine révolution, mais tout au plus il s’agit d’une vulgaire révision mécanique des 4,7 milliards d’années.
Les insultes ou jeux de l’esprit sont, quant à eux, gratuits lors de leur formulation confidentielle et payants a posteriori, via la diffusion de masse. Puisque la civilisation est l’objet de maîtrise sociale le plus high-tech, les lois qu’elle engendre ne tolèrent pas ce qui sort de son cadre mais elles pardonnent parfois pour le bon fonctionnement du système de refroidissement culturel.
Tout est une affaire de cycle électoral, d’amnésie collective et de timing économique.
Les antagonismes d’hier produisent les addictions de demain car elles ne sont que les parties visibles de l’interdépendance structurelle et géographique des peuples sédentarisés.
Depuis que les idées incarnent les hommes, et plus l’inverse, les symboles monopolisent le temps des négociations, tout en rendant mimétiques les extrêmes supposés.
Le monde est une construction sociale à géométrie variable et à durée déterminée où le moyen terme articule l’appareil idéologique des expansionnistes autarciques.