On ne peut plus rire de tout avec tout le monde, merci de la fermer
Les lois permettent-elles de légiférer sur la fonction cathartique de l’humour ?
La morale, les mœurs et l’argent sont-ils devenus le triumvirat de base du rire moderne ?
Certains encéphales dépourvus de zygomatiques affirment que oui, car pour eux ce qui est drôle est la matérialisation de la bêtise crasse, d’autres prouvent cette affirmation dans votre salle de spectacle la plus proche.
Nous pourrions pleurer tous ensemble avec plus ou moins d’opportunisme la disparition – le temps d’un éventuel biopic pour César – de la mémoire de l’humour à la Desproges, à l’heure où il faut avoir sa carte dans un parti ou en créer un. Mais il faudrait encore plus larmoyer sur les restes de Coluche qui a malencontreusement engendré des professionnels de l’engagement, plus proches du politicien que du marionnettiste du quotidien.
Aux jeux des tests de paternité et des portraits robots, on justifie toute notre époque uniquement par le passé proche et moins par l’histoire générale.
À croire que la peoplelisation est une visée subjectivement déculpabilisante, qui pourrait avoir sa chaire d’Histoire dans le futur.
Lorsque l’intelligence et la violence débattent dans l’espace public, les individus cherchent instinctivement leurs semblables.
Dans le régime du compassionnel et du participatif, tout le monde est condamné à être concerné ou à émettre un avis.
Le spectacle du moment présent offre à l’industrie audiovisuelle ainsi qu’à la presse le moyen de canaliser leur cible et les dégâts collatéraux.
Guerre religieuse ou financière, meurtre entre amis ou passionnel, infanticide rural, intifada banlieusarde, suicide prémédité, incivilité animale, accident collectif et motorisé, peu importe le contexte, seule la nature et le groupe d’appartenance des bourreaux et des victimes comptent.
Ceux-ci déterminent le potentiel de vente de l’événement et les outils de pression morale adaptés au bassin de population.
Ce déballage public des disfonctionnements structurels et des iniquités mémorielles qui subsistent entre les Dom-Tom et la métropole pose la question de ces deux entités bien distinctes qui sont vendues à l’Union Européenne et aux agences de voyage comme communes, car la base des réflexions à avoir se porte sur la légitimité, l’identité et l’intégrité territoriale.
Il ne voulait rien, et voila pourquoi la situation a dérapée
Pour mieux comprendre la nature ambiguë du conflit qui se joue en Guadeloupe et donc par extension aux Antilles, pour l’instant, il faut envisager une réalité historique en roue libre et une politique économique digne d’une usine à gaz ainsi que les spécificités psychologiques sous-tendues dans lesrevendications, sans omettre l’appointance culturelle pour le barouf organisé, j’ai bien dit barouf, pas carnaval. Il n’y aura pas de promotion de proximité dans cet article.
Ce déballage public des disfonctionnements structurels et des iniquités mémorielles qui subsistent entre les Dom-Tom et la métropole pose la question de ces deux entités bien distinctes qui sont vendues à l’Union Européenne et aux agences de voyage comme communes, car la base des réflexions à avoir se porte sur la légitimité, l’identité et l’intégrité territoriale.
Par ces temps de crise, sortez couverts. Tel est le crédo implicite de chaque nation possédant une carte de membre du G20, donnez vous la main, mais merci de lâcher la mienne.
Les effets d’annonces publicitaires et les photographies officielles ventant l’universalisme économique ne peuvent rien face aux spécificités des succursales nationales. Le patriotisme parle pour le bon sens, sans l’ombre d’un doute.
Une ordonnance mondiale préconisant un patch anti-libéralisme sur une jambe de bois n’arrive pas à endiguer la peur animale de l’obscurité.
Comment gérer diplomatiquement un constat à l’amiable quand personne n’a conduit ?