À vrai dire, je confonds le salon international de l’agriculture et le musée Grévin car dans les deux cas, seul le public crée le mouvement.
Si ce salon est censé être une vitrine légale et le pouls du monde agricole, on peut se dire que celui-ci est malade de son caractère unique qui l’isole plus qu’il ne l’immunise.
Derrière une corporation, il y a des hommes et leurs revendications – que l’on rend pittoresques pour satisfaire le folklore et le rôle de chacun – qui sont si proches des maux de l’Homo urbain que l’on peut s’interroger sur la définition contemporaine des Hommes de la terre.
Si la guerre propre consiste à une extermination massive, mais sélective, je ne sais pas si je dois avoir peur de la course à l’armement des États ou celle de l’équipement des foyers en informatique familial.
Au fond, il n’y a pas de différence entre les deux, si ce n’est la démocratisation à outrance au nom du progrès et des actionnaires, petits ou gros.
Le mythe de la technologie de service laisse peu à peu place à l’assistanat compensateur.
Le tout fonctionnel transforme le temps d’activité en consommation passive.
Quand les objets deviennent des outils, on peut observer les premiers signes de dépendance émotionnelle.
Pas besoin d’une grande imagination banale ou d’une de ces paranoïas simulées pour constater que notre écosystème subit une profonde mutation.
90 200, c’est le nombre de gagnants à la loterie nationale.L’important c’est de participer, même si vous n’avez rien demandé.Le lifting idéologique préconisé par la présidence et le gouvernement en place voit son opération de chasse à l’Homme façon R.S.A. reportée de quelques mois. La faute à la crise, toujours et encore elle.
On peut raisonnablement dire que la cessation d’activité à durée indéterminée et non désirée est une MST économique.On la contracte avant même le premier entretien d’embauche, elle fait partie du turnover du pacte social.Et pour les 90 200 élus du jour, il est l’heure de la tournante et de la patience.
« Tout le monde connaîtra une période de chômage à un moment donné dans sa vie ».Je ne sais pas si cet adage industriel tient de la prophétie partisane ou de la fatalité structurelle.Quoi qu’il en soit, cette fausse vérité est aussi paternaliste qu’empathique. De plus, elle s’applique aux exécuteurs en tout genre, pas aux commanditaires vivant sur la dette privée.
On ne peut plus rire de tout avec tout le monde, merci de la fermer
Les lois permettent-elles de légiférer sur la fonction cathartique de l’humour ?
La morale, les mœurs et l’argent sont-ils devenus le triumvirat de base du rire moderne ?
Certains encéphales dépourvus de zygomatiques affirment que oui, car pour eux ce qui est drôle est la matérialisation de la bêtise crasse, d’autres prouvent cette affirmation dans votre salle de spectacle la plus proche.
Nous pourrions pleurer tous ensemble avec plus ou moins d’opportunisme la disparition – le temps d’un éventuel biopic pour César – de la mémoire de l’humour à la Desproges, à l’heure où il faut avoir sa carte dans un parti ou en créer un. Mais il faudrait encore plus larmoyer sur les restes de Coluche qui a malencontreusement engendré des professionnels de l’engagement, plus proches du politicien que du marionnettiste du quotidien.
Aux jeux des tests de paternité et des portraits robots, on justifie toute notre époque uniquement par le passé proche et moins par l’histoire générale.
À croire que la peoplelisation est une visée subjectivement déculpabilisante, qui pourrait avoir sa chaire d’Histoire dans le futur.
On ne peut plus rire de tout avec tout le monde, merci de la fermer
Les lois permettent-elles de légiférer sur la fonction cathartique de l’humour ?
La morale, les mœurs et l’argent sont-ils devenus le triumvirat de base du rire moderne ?
Certains encéphales dépourvus de zygomatiques affirment que oui, car pour eux ce qui est drôle est la matérialisation de la bêtise crasse, d’autres prouvent cette affirmation dans votre salle de spectacle la plus proche.
Nous pourrions pleurer tous ensemble avec plus ou moins d’opportunisme la disparition – le temps d’un éventuel biopic pour César – de la mémoire de l’humour à la Desproges, à l’heure où il faut avoir sa carte dans un parti ou en créer un. Mais il faudrait encore plus larmoyer sur les restes de Coluche qui a malencontreusement engendré des professionnels de l’engagement, plus proches du politicien que du marionnettiste du quotidien.
Aux jeux des tests de paternité et des portraits robots, on justifie toute notre époque uniquement par le passé proche et moins par l’histoire générale.
À croire que la peoplelisation est une visée subjectivement déculpabilisante, qui pourrait avoir sa chaire d’Histoire dans le futur.