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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 8 février 2008 23:28

    Bonne remarque du l’auteur : le rapport Attali n’est pas très disert sur la question du revenu des salariés. Un rééquilibrage serait pourtant bénéfique à chacun et à tous : par exemple un relèvement de 20% du smic puis 19% à 1100€ nets, 18% à 1200, 17% à 1300, 16% à 1400, etc jusqu’à 0% à 3000€ mensuels. Comment ? par un effort de l’entreprise et une baisse de la part salariale des cotisations compensée par l’Etat qui réduirait ses dépenses d’armement (dont l’utilité est contestable). Par exemple. Sur les bas revenus, toute augmentation part en consommation, contrairement aux cadeaux faits aux classes aisées qui renforcent encore cette aisance en gonflant la masse "d’actifs" financiers, sur des comptes...

    Le rapport est aussi muet précisément sur ce budget "défense" qui absorbe 15% de notre PIB pour un intérêt général plus que douteux. Mais intérêts privés, oui clairement, tels Lagardère, Dassault, bons amis de NS...

    Aucune remarque relative aux rémunérations stratosphériques empochées par certains pour des compétences assez ordinaires et des résultats parfois mauvais (EADS, Alcatel, SocGen...) Sans parler des "stars" de la TV, des sports et spectacles... Démesure, mépris et voracité.

    Rien non plus sur les privilèges du haut fonctionnariat qui, même supportable fiancièrement par un Etat riche (ce qu’est objectivement la France, et dire "les caisses sont vides" ne signifie rien, tout est usage et orientations) n’en reste pas moins une résurgence des privilèges et propage défiance et démoralisation dans la société civile.

    Rien sur le partage de la valeur ajoutée ou profit brut (dont la somme constitue le PIB qui doit augmenter d’une année sur l’autre, disons de 3 à 5% pour qu’on puisse "distribuer" quelque chose à la populace.... Rien sur la répartition du profit net qui par actuellement à 43% aux actionnaires, alors que les salaires et l’investissement sont en berne.

    Parmi ces 316 "décisions" à prendre, beaucoup sont bonnes, mais les impasses faites sur bien des points essentiels témoigne d’une soumission servile au libéralisme.

    La Croissance, comme un mantra, pour ne pas avoir à s’attaquer aux inégalités, cancer des sociétés riches, arrivées au terme d’un modèle d’évolution. ATTALI : manque de courage. Peut mieux faire.



  • Thierry LEITZ 8 février 2008 00:36

    Très bon article, précis et didactique.

    Faites perdre 5 000 € à votre employeur et vous serez virés pour faute...

    Faites perdre 5 000 000 000 € à la SocGen et vous serez invité chez MOF, écrirez un bouquin, etc...

    Sinon, cette tragédie financière souligne l’absurdité de l’excès de rémunération. Malgré les 500 000 € de salaire mensuel, sans compter la liquidation de stocks-options, Mr Bouton n’a pas empêché l’impensable, ses hauts cadres surpayés non plus, le gratin des traders non plus, personne.

    Pas responsables, pas capables, pas coupables, rien... une sorte d’immunité.

    Mais alors pourquoi si bien payés ?

    C’est une avalisation obscène de l’avidité, le pire exemple venu "d’en haut", l’acception de l’amoralisme le plus avéré. Comme disait Henry Ford, un dirigeant ne devrait pas gagner plus de 30 fois le salaire de base. : sa journé vaudrait donc un mois de travail de son ouvrier. Chiche ! Mais on en est si loin ! La question du mérite doit se re-poser. Dire que ceux qui critiquent feraient de même en pareille situation est faux : il y a des gens intègres et honnêtes pour qui un salaire représente un travail, et un devoir de résultat.

    Rien de tout cela dans la haute finance. Un jeu de haut vol, hyper stressant, jouissif, une "coke", le fun, l’argent...

    La surpondération de la finance dans l’économie est LE danger économique de demain. Seules des mesures multilatérales et fortes venant des Etats dans la fiscalité, les sanctions financières et pénales pourraient infléchir la tendance lourde (qui commence à peser sur les chaussures des populations, en passant) du capitalisme financier mondial qui n’est pas -comme on veut le faire croire- une fatalité.



  • Thierry LEITZ 4 février 2008 16:15

    Si les prélèvements obligatoires sont historiquement élevés en France, il y certainement deux causes majeures à relever :

    Un système social lourd, qui nous est certes envié par bien d’autres nations, mais qui doit être rendu plus efficient par tous moyens : franchises dégressives, chasse aux abus et fraudes, élargissement de l’assiette des cotisations vers les revenus financiers, indexation des cotisations sociales sur la valeur ajoutée.

    Un fantasme de la Puissance, qui nous a valu des decennies de gaspillage budgétaire dans des programmes militaires douteux tombant régulièrement dans l’obsolescence (faute de guerre pour les rendre "utiles" : silos à missiles, sous-marins, porte avions et autres mirages, comme ce cher Rafale.)

    La grandeur d’une nation se définit par sa capacité à donner à tous un accès "égal" au savoir, à la santé, à la prospérité, à garantir une juste rétribution de ses efforts et créer un environnement propice au bonheur.

    Chers agoravoxiens, qu’en pensez-vous ?

     



  • Thierry LEITZ 4 février 2008 15:52

    Enfin un début de sanction de cet étalage bling-bling indigne d’un président.

    La faute à qui ? Au populo se jetant sur Voici ? Aux diffuseurs de la chose people ? A "auteurs" c’est à dire les people eux-même ?

    Aux trois sans doute. Mais avec une prime pour les plus "éclairés", ceux qui sont censés avoir du recul, de la responsabilité, donc dans l’ordre, NS lui-même, les médias ensuite, le crétin de base à la fin.

    Le décrochage sondagier offrira-t-il enfin une chance au débat de fond ? Il faut l’espérer.

    Et qu’on se positionne sur le bien fondé des actes gouvernementaux en terme de réduction des inégalités (apparemment pas son truc) de vraie politique environnementale (un peu seulement alors que...) d’un assainissement des finances publiques (mal parti en réalité) d’un arrêt de l’interventionnisme stérile en Afrique (utile pour justifier les dépenses militaires) d’une politique salariale efficace contre la néopaupérisation (qui seule connait une Forte Croissance).

    Il y a du travail. Mais apparemment ces sujets ne passionnent pas le pouvoir...

    Quand au temps qu’il faut, la question est plutôt de savoir si la direction prise est bonne pour la majorité des citoyens. Si ce n’est pas le cas, le temps est un facteur aggravant. Comme avec Bush et sa politique étrangère. (à moins que, en lui laissant les rennes 8 ans de plus, il aurait fait de l’Irak un paradis démocratique...) Plus tôt les corrections seront faites, mieux se sera !



  • Thierry LEITZ 1er février 2008 08:58

    @ Clarazed

    Vous ne commentez qu’une remarque mineure de mon post (Schröeder)... sans doute à bon escient.

    Mais quel est votre avis sur le partage des fruits de la croissance ? Sur l’opportunité d’un budget militaire de 45 milliards d’€ annuels ? Sur l’intérêt réel du projet ITER ? Ce sont pourtant des enjeux considérables, mais là, silence radio, personne ne semble s’en émouvoir.

    Pourquoi ?

    Si on en parle pas sur AV, où en parlera-t-on ? Surement pas dans les médias aux mains des marchands d’armes !

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