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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 1er février 2008 01:01

    J’ai parcouru tout le rapport.

    Refaire le monde avec "ceux qui comptent", c’est plutôt sympa et justifierait la non rémunération des membres de la commission, selon Attali sur RMC avec JJ Bourdin. Il faut dire que d’argent, ces penseurs en ont assez pour vivre des siècles d’inactivité... Mais bon. Deux remarques :

    1/ LE PARTAGE. Sur l’ensemble des 316 "décisions", disons, chiche ? Il faut oser bouger comme le fit le chancelier Schröeder en Allemagne, mais, dixit le rapport, dans l’esprit d’un bénéfice aux exclus actuels de la croissance. C’est le bon côté de ce rapport Attali... en théorie.

    Car, habile, il se reprend lui-même aussitôt dans sa conclusion : en substance il dit : "voici les recettes pour faire gonfler le gâteau (la croissance) mais à chaque majorité ensuite d’en affecter les fruits en fonction des catégories qu’elle entend privilégier." Se voulant non partisan, le rapport evacue la question ESSENTIELLE du partage de la valeur ajoutée ; et l’impact de ce partage en termes de motivation citoyenne jugée "indispensable" pour libérer cette croissance. Dans les 3 tiers (Actionnaires, Investissement, Salariés) qui ont la préférence de NS, rien pour l’Etat, plus d’IS, c’est simple... Je pense que les 4 quarts, c’est mieux. Mieux en tout cas que refiler 43% des bénéfices aux actionnaires (gros en général, assez vieux et déjà riches comme Crésus).

    Peut-on dire au peuple : allons-y, retroussons nous les manches, faisons du gras, mais pour le partage, c’est une autre histoire, faut voir... Histoire de rapport de forces ? Le butin se partage avec les guerriers, sinon la mutinerie guette, et c’est normal. La commission manque de courage sur ce point, ou bien est hypocrite, ce qui se conçoit aisément vu le niveau social de ses membres et leur admiration idéologique pour le capital et le président lui-même.

    2/ DEPENSE OU DEFENSE ? La grande muette a su imposer son silence sur cette commission décidément pas courageuse quand il s’agit de s’en prendre aux puissants. Reprenons quelques chiffres : 40 milliards d’€ par an. C’est :

     1.Les intérêts de la dette publique, sempiternellement

     2.Le déficit du commerce extérieur

     3.Le montant de la fraude fiscale

     4.Le budget de la défense nationale. (15% du PIB !)

    Rien à faire ? Les pays nordiques (Danemark, Finlande, Suède, Norvège) constamment cités en exemple ont un budget militaire symbolique. Ce qui leur permet de mettre en oeuvre bien des réformes utiles à TOUS. Et qui menace de les envahir en hurlant ? Personne. Pourtant la Norvège a du pétrole. Comme c’est bizarre... Pensez donc : elle n’a même pas de bouton rouge pour terrifier l’ennemi, le russe ou le terroriste psychopathe ! (qui s’en fout d’ailleurs)

    Evidemment il faut un Etat plus efficient. Mais de très lourds "investissements" militaires sont avalisés sans débat à l’Assemblée, sans que leur utilité soit seulement discutée. Un dogmatisme anachronique qui fabrique de la mauvaise dette... au profit de Dassault et quelques autres firmes du trafic d’armes... Ca fait cher l’emploi ! 30 milliards "engloutis" dans le programme Rafale, même pas vendable à Kadhafi ! Et le PAN en panne ou en révision à 3 milliards, toujours d’accord pour un deuxième ? Et les SMLE au fond...

    Et ITER, cette éprouvette géante de 15 milliard d’€ à la charge de l’Etat français sur 20 à 30 ans pour des résultats plus qu’incertains attendus... en 2060-70 pas avant. Pourtant dans le chapitre sur l’environnement, le rapport demande la mise en route de l’EPR au plus vite, effet de serre ou effet d’aubaine, c’est selon, mais sur la (grosse) dépense dans ITER, rien. Une paille sans doute.

    Donc : de bonnes suggestions, souvent évidentes, parfois audacieuses, qui supposent des moyens conséquents sur fond de réduction des déficits alors que l’impôt est malmené dans les faits : problème.

    Et manque de courage sur les questions évitées du partage, de la défense et ITER.



  • Thierry LEITZ 11 janvier 2008 15:23

    Au Péripate,

    Hélas plutôt d’accord avec vous.

    Continuer de dépenser 1000 milliards € pour l’armement, environ 50 en France dans l’acquiescement général, voilà de quoi nous "défendre" !

    Mais de quoi au juste ? De la bêtise humaine ? C’est sans espoir...

    Donc, nous disons : catastrophes prévisibles... et méritées.



  • Thierry LEITZ 11 janvier 2008 14:47

    Judesbois,

    Merci de citer Courrier International, très bonne revue, comme Alter Eco, pour une vision autre - et argumentée- que celle du tout économique sur fond de mondialisation heureuse et ineluctable.

    Dans l’avant dernier paragraphe, vous citerz le Guardian :

     « les gouvernements adorent la croissance parce qu’elle les dispense de s’attaquer aux inégalités » et présente la croissance comme « un sédatif politique qui étouffe la contestation ».

    C’est bien vu. La croissance perçue comme une "clé magique" permettant de donner aux uns (les modestes qui revendiquent) sans prendre aux autres (les riches qui voient la solidarité comme un viol de leur prospérité) permettrait de masquer les inégalités par de petits cadeaux, genre bouts de pains frais jetés du carrosse.

    Or sans croissance, ce qu’on jette du carrosse, c’est plutôt des slogans style ’"travaillez plus..." "c’est bien pire ailleurs..." "valeur travail..." etc. Et c’est pas super du point de vue électoral.

    Mais la croissance ne se décrète pas. Et elle n’est qu’un indicateur comptable de ce qui est "produit" sans rien indiquer sur l’intérêt de cette "production" en terme de développement humain.

    Consommer n’est pas tout. Le croire est un piège dont les griffes sont surendettement, suroccupation, stress, embouteillages, vie de famille et loisirs créatifs en berne... Rien de bon pour l’Homme.

    Se réapproprier son temps, l"usage de ses jours, c’est encore un vrai luxe. Mais c’est aussi un choix car d’une part, beaucoup de hauts revenus poursuivent la richesse avec frénésie, et d’autre part, pour les revenus modestes, le choix du "temps à soi"se paie précisément par la modération et la relativisation de leurs désirs d’achat.

    Au lieu de vouloir la "libérer", Attali ferait mieux de nous expliquer le bonheur de l’indépendance et du choix retrouvé. En déposant ses recommandations, il avalise un système à bout de souffle, impasse écologique avérée et menace majeure pour la cohésion des sociétés, pas seulement en France.

    Oui, prenez du temps pour dialoguer, vous instruire, jouer (pas aux jeux d’argent), marcher et penser.

    Consommez moins, appréciez ce que vous avez déjà, aimez plus, vous serez gagnants.

     



  • Thierry LEITZ 11 janvier 2008 09:07

    Cette idée d’évaluation des ministres par un cabinet privé relève une fois de plus de la com-propagande qui sera décidément la "patte" du manipulateur en chef elu en 2007 avec 42,7 % des inscrits, rappelons-le. (19 millions de voix sur 45 millions d’inscrits). C’est au parlement d’évaluer, avec des critères pertinents si possible, ce qui est un défi en soi. Mais déjà, ça évite de parler du chef et de Sa politique...

    Risible est l’idée, et donc merci à l’auteur d’en rire et de partager ce moment d’humour !

    Ce qui est moins drôle,, c’est que ces gens sont vraisemblablement surpayés et sur-retraités à nos frais (ou dette plutôt).

    Carrément scandaleux, cette politique du "il faut faire croire que" pendant que les mesures concrètes vont dans le sens d’un bonus à la fortune et une destruction de "centre de coûts" pourtant utiles à la société et sa cohésion (tribunaux, asssociations, solidarités diverses, culture autre que commerciale ; etc.)

    Attristant également ce reflexe des français à se la jouer grande puisssance mondiale, alors qu’au plan militaire, nous resterons forcément loin des EU, de la Russie et bientôt la Chine avec leurs moyens énergétiques, en main d’oeuvre et en avance technologique tels que se battre sur ces plans ne sert à rien qu’à engraisser un industrie de l’armement qui vampirise les fonds publics. De plus, bien des pays fort avancés (nordiques entre autres) n’ont pas de puissance militaire et vivent en paix, sans paranoïa ni gabegie.

    Pour une "politique de civilisation" digne de ce nom, il faudrait commencer par donner l’exemple :

     1/ en dégageant au moins 15 milliards par an du budget défense et le reporter sur, par ex. :

     2/ l’environnement avec une palette d’action, dont une du Grenelle portant sur l’isolation du bâti, mais bien d’autres en énergies, transport, agriculture de proximité, etc

     3/ le soutien au tissu micro-économique potentiel employeur, via des baisses ciblées de charges

     4/ l"éducation en revenant aux fondamentaux incontournables qui par leur non maîtrise accentueront la fracture sociale et enfermeront plus encore les déshérités dans la frustration

     5/ la justice, de proximité, avec les moyens humains qui lui manquent

     6/ un co-développement dirigé uniquement vers des pouvoirs qui luttent contre la corruption et engagent de vraies politiques publiques (infarstructures, éducation, santé)

     7/ une responsabilisation des utilisateurs (patients ET professionnels) de la Sécu qui considèrent tout comme un du, en redemandent et ne disent pas merci. Pour sortir des spirales déficitaires récurrentes

    Etc., etc. Tout est question de moyens, et clairement, il en manque année après année. Chaque euro est précieux, tout gâchis d’argent public insulte le contribuable et détruit la démocratie

    Alors, noter les ministre, une galéjade... Si la voie suivie est globalement mauvaise, de bons ministres n’y changeront rien. Ce serait juste un gâchis de compétences, qui s’ajouterait au gâchis de temps et d’argent auquel nous assistons impuissants.

    Enfin, j’espère que je me trompe...



  • Thierry LEITZ 8 janvier 2008 14:02

    @ JL

    Hélas, cher JL, les intégristes sont tout sauf tolérants.

    Aucune vision de la laïcité ne pourrait les satisfaire.

    C’est pour cela qu’il faut défendre la laïcité, mais sans tomber dans un travers « intégriste » bouffeur de curé, rabbins et autres en y incluant tous les croyants, yc notre voisin de palier, qu’on trouvait sympa jusqu’au jour où vous apprenez qu’il est croyant...

    Un monde sans religions, sans immigrés, sans pauvres, sans crétins, sans requins, etc. çà n’existe pas.

    Le monde est forcément « avec » : la diversité lui est consubstantiel.

    Opposez-vous à ce fait et il ne vous reste plus qu’à prendre votre Kalachnikov pour éliminer, ou mieux, éradiquer tous les gêneurs de cette foutue diversité.

    Ne restera que les lepénistes athées français riches et généreux qui risqueront encore de s’entretuer !

    Qu’est-ce qu’on se marre ! smiley

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