Ayant constaté que l’univers est essentiellement composé d’une énorme quantité de vide, j’ai décidé de me contenter du reste. J’ai un peu la même attitude envers la société. Et envers moi-même.
« Analyse personnelle » à la rigueur, même si je n’ai pas besoin d’AV pour me faire les miennes. Mais où sont les « petites enquêtes » ? Où est le « travail de proximité incroyable » de JP Lepers ? Il serait temps que le journalisme citoyen arrête de se gratter le nombril et cesse de se glorifier de ses potentialités illusoires.
Qui demande des comptes à qui ? Je vois surtout un bande de petits blogueurs qui n’ont jamais fait d’enquête se répandre en injures contre le journalisme professionnel comme s’il était nécessairement pourri.
Je constate aussi que, malgré vos nombreux articles, vous n’osez pas vous donner en exemple. Je vous félicite pour cette honnêteté.
J’en profite pour conseiller une très belle défense du journalisme : ’Du journalisme après Bourdieu’ de Daniel Schneidermann.
Incroyable ! Personne pour défendre le journalisme professionnel. Cette unanimité est vraiment insupportable.
Alors, chers camarades journalistes citoyens, dites-moi lequel d’entre vous a déjà fait une réelle enquête avant d’écrire un papier sur agoravox ? Avec recherche et recoupement de témoignages, interviews et coups de fils insistants, questions inattendues et dérangeantes ?
On verra si vous êtes capable de répondre à cette question sans vous cacher derrière les défauts des journalistes pro.
(PS. Je ne critique pas les analyses, opinions, vulgarisations... )
On peut se demander pourquoi il ne serait pas possible à Rindy Sam de faire une copie du monochrome original, afin de remplacer celui-ci ? Rien de plus facile, et pourtant inacceptable pour le propriétaire de l’oeuvre. Pourquoi ?
Pourquoi n’accepterions nous pas que ’le pont d’Argenteuil’ soit remplacé par une copie en parfait état ? Pourquoi cette fascination pour l’original ?
Ce qui fait la valeur du monochrome de Cy Twombly, c’est évidemment qu’il a été peint par Cy Twombly lui-même. J’y vois un mysticisme très primitif, où l’Artiste-Dieu est supposé transmettre un souffle sacré à ce qu’il crée, une âme qui ne pourrait se transmettre à une copie.
Pour le dire autrement : le monochrome est une hostie, le Corps de Cy Twombly, et le baiser est le vin de messe, le Sang de Rindy Sam. Alléluia !
Le problème n’est pas de savoir si la toile blanche ou le baiser qui la décore, ou qui la dépare, est ou non de l’art. Ce n’est pas un tribunal qui peut trancher la question, et on a décidé depuis longtemps que c’était uniquement l’affaire du marché de l’art. Donc :
- soit le baiser n’est pas revendiqué comme une oeuvre d’art par son auteur, il est alors une dégradation et Rindy Sam doit être condamnée à rembourser l’oeuvre détruite, au prix du marché, (ou à payer la restauration, bien sûr)
- soit il est revendiqué comme une oeuvre d’art, et alors l’artiste doit d’abord en acquérir le support, au prix du marché, et peut ensuite le revendre avec la plus ou moins-value que le marché accordera à cette nouvelle oeuvre.