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ThierryCH

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  • ThierryCH 14 février 2012 15:25

    « Nous produisons chaque année près de 900 millions de tonnes de déchets, et au moins la moitié de ceux-ci peuvent produire de l’énergie, nous assurant une indépendance énergétique ; Il serait dommage de s’en priver d’autant que le potentiel de biogaz dépasse les 50 mtep/an. »

    Où trouvez vous ce chiffre de 50 MTEP/an ?
    Car le lien que vous donnez parle de 3,5 MTEP/an, ce qui n’est déjà pas rien, mais insuffisant pour se passer de toute importation d’hydrocarbures, en l’état actuel de la consommation.

    Citation issue de votre lien :
    « LE GISEMENT VALORISABLE EN FRANCE : La méthanisation produit 500 m3 en moyenne de méthane par tonne de matière organique dégradée.Avec une vingtaine d’installations par département, le gisement potentiellement valorisable en France est de l’ordre de 3,5 M Tep/an ».



  • ThierryCH 14 février 2012 15:15

    « Et puis il n’oublie pas que 40% de l’eau potable consommée dans toute la France est utilisée pour le secteur nucléaire pour refroidir ses réacteurs, et par ces temps de sécheresse annoncée, il n’est guère très sage de continuer. »

    Fort heureusement, ce n’est pas de l’eau potable qu’on utilise pour refroidir les centrales ! Il s’agit d’eau pompée en mer ou dans les fleuves, qui est traitée pour ne pas dégrader les installations (ce qui ne la rend pas potable pour autant !).

    http://www.sfen.org/Comment-fonctionne-une-centrale,19

    Maintenant, il est vrai que cette consommation d’eau représente une part importante des capacités hydrauliques du pays, que Rifkin évalue à 40 ou 50% dans une interview récente :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/07/20002-20120207ARTFIG00526-rifkin-le-futur-appartient-a-la-production-partagee.php



  • ThierryCH 14 février 2012 14:54

    Olivier,

    J’adhère à ce programme dans ses principes (la question est comment y arriver, plusieurs voies sont possibles, et c’est là que se situe le débat politique).

    Mais je pense qu’il est illusoire de croire qu’une production locale peut être complètement autonome.
    Et d’ailleurs, en l’absence de moyens de stockage fiables et économiques, ne produire que pour ses propres besoins serait une aberration économique
    En effet, pour être autonome en énergie, il faut avoir des installations capables de suivre une consommation de pointe, qui n’arrive qu’une fois de temps en temps. Même si vous réduisez vos besoins globaux en énergie, il y aura toujours une pointe à assurer, car la consommation varie dans le temps. Donc votre puissance nominale devra être égale à la puissance maximale dont vous aurez besoin pour couvrir ces pointes.
    Alors qu’en mutualisant la production, les moyens de production sont complémentaires : lorsque l’un est indisponible, l’autre prend le relais ... Ainsi, la somme des puissances nominales de chaque unité de production peut se rapprocher de la moyenne de la consommation, plus une surcapacité de production, sous la forme d’unités non intermittentes et que l’on peut mobiliser très rapidement (gaz, hydraulique, en l’état actuel de la technologie), pour passer les pointes.

    Or pour mutualiser, il faut des réseaux. Plus la production sera diffuse, et plus les unités de production seront de petite taille, et plus les réseaux devront être étendus et interconnectés.

    Le problème des pertes de réseau se poseront donc toujours. La question des pertes sur le réseau doit bien entendu être traité, il s’agit d’éviter le gaspillage, mais cette question n’est pas une tare du système actuel qui disparaîtra avec un système diffus. Il persistera.



  • ThierryCH 14 février 2012 14:43

    Olivier,

    Ce n’est pas une question d’unités, mais les chiffres que vous citez et ceux qui figurent dans le rapport du RTE recouvrent deux choses différentes. Qu’il y ait des pertes dans le transport, c’est incontestable, c’est la physique. Mais elles ne sont pas à la heuteur de ce que vous dites, car les chiffres que vous citez (275 MTEP) concernent la consommation d’énergie primaire (toute l’énergie « brute », ramenée en une seul unite, la Tep, que l’on met dans les moteurs et les installations qui transforment cette énergie brute en une forme « consommable ») , et non la production d’électricité (ce qui sort des centrales électriques, fabriqué à partir d’une énergie brute qui prend la forme de fioul, de charbon, de gaz, d’uranium).
    Référez vous aux informations publiées par le RTE ou par la CRE, c’est encore la meilleure source (car c’est la source qui est à l’origine de l’information) pour comprendre ces données.



  • ThierryCH 14 février 2012 11:44

    « D’autant que l’électricité produite est gaspillée pendant son transport, et l’on sait que pour 275 MTEP (millions de tonnes équivalent pétrole) produits annuellement, seulement 145 MTEP arrivent chez le consommateur. »

    D’après le lien que vous donnez, 275 MTEP c’est l’offre d’énergie primaire, et 145 MTEP, c’est la consommation finale.
    La différence entre les deux et due avant tout au rendement des moyens de transformation de l’énergie sous sa forme primaire (pétrole, gaz, uranium, vent, soleil, biomasse ...) en sa forme consommée (électricité notamment).

    D’après le bilan électrique 2011 établit par le RTE, la consommation d’électricité s’élève à 478,2 TWh, tands que la production s’élève à 541,9 TWh. C’est plutôt dans la différence entre ces deux chiffres que l’on va retrouver les pertes dues au réseau.

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