Mais à partir d’un certain revenu, elles créeront une inégalité entre foyers redevables de l’IR sans enfants et foyers redevables de l’IR avec enfants, ce que corrige le quotient familial.
La communauté française a effectivement fait le choix réduire les inégalités entre les foyers avec enfants et les foyers sans enfants, ce qui est le sens du quotient familial, qui en effet n’a pas pour objet de réduire les inégalités de revenus entre les foyers.
C’est un choix de société auquel personnellement je souscris et que je ne souhaite pas voir remettre en cause (des aménagements restent possibles compte tenu de l’état de nos finances mais je pense qu’il y a des moyens plus efficaces pour réduire le deficit).
Vous oubliez dans votre équation toutes les prestations qui sont versées sous condition de ressource.
Notre système de redistribution n’est pas parfait, et les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres se sont accrues ces dernières années, c’est vrai, et ce n’est pas juste.
Mais le quotient familial ou le quotient conjugal, ou les demi-parts supplémentaires de vos autres exemples ne sont pas la cause de cette situation, qu’il faut plutôt à mon avis imputer :
- d’une part à l’absence de régulation financière à l’échelle mondiale, qui permet aux détenteurs de capitaux de se localiser fiscalement là où ils seront le moins taxés, ce qui incite les états, qui en ont besoin pour développer leur économie, à leur ménager des conditions fiscale favorables ; d’où l’écart de taxation entre revenus du capital et revenus du travail, sur lequel on est en train de revenir doucement, à l’occasion de la crise de la dette publique.
- d’autre part, sur le périmètre français, à une politique de réduction des impôts directs et de mise en place de niches fiscales, qui est probablement allé trop loin, sous l’effet là encore d’une concurrence fiscale que je situerais plutôt à l’échelle européenne.