Le quotient familial n’est pas un « bénéfice » pour les plus aisés, c’est une réduction de la charge fiscale pour ceux qui paient l’IR et ont par ailleurs charge de famille. Or l’IR est progressif, ce que tout le monde trouve équitable, donc mathématiquement, les réductions qui proviennent de l’application du quotient familial sont plus importantes sur les tranches les plus élevées ; ce qui serait alors inéquitable ?
L’équité ne doit pas fonctionner que dans un sens.
La suppression du quotient familial procède d’une logique toute socialiste : c’est un faux nez pour augmenter les impôts, qui vise en outre à enlever toute responsabilité à la cellule familiale au profit de la collectivisation de l’éducation des enfants.
Si c’est la vérité scientifique que vous voulez défendre, alors il faut aller chercher l’information à la source, et s’en tenir aux conclusions des scientifiques.
Oui au protectionisme, à un protectionnisme intelligent et pragmatique, aux frontières européennes, en bonne intelligence avec nos partenaires, avec lesquels nous sommes capables de peser à l’échelle mondiale, pour peu que l’on s’entende, ce qui ne serait pas le cas en restant seuls.
Je suis d’accord avec vous, il y a un manque de cohérence dans le raisonnement d’Olivier.
En revanche, je ne suis pas d’accord avec les positions que vous défendez. « Démondialiser » comme le préconise Montebourg, est un non sens, d’ailleurs je ne comprends même pas ce que ça veut dire. Quant au protectionnisme à outrance et au repli sur soi défendu par Le Pen et consorts, cela revient à dire m---- à la terre entière, ce qui de la part d’un petit pays qui représente à peine 1% de l’humanité, ne me paraît pas très constructif.
Vous n’avez pas compris mon commentaire : on ne peut pas interdire les délocalisations à des entreprises par ailleurs soumises à la concurrence étrangère.
Je suis d’accord avec vous sur la condamnation du protectionnisme (en tout cas d’un protectionnisme à outrance), mais il faut être cohérent : si vous soumettez les entreprises françaises à la concurrence étrangère, il faut leur permettre de jouer avec les mêmes cartes que leurs concurrentes.
Parmi ces cartes, la possibilité de produire là où les « facteurs de production » sont les moins coûteux.
Je suis un consommateur français. Je veux acheter une cocotte minute. A qualité égale et niveau de service équivalent, laquelle sera la moins chère : celle fabriquée en Chine ou celle fabriquée en France ? A qualité égale et niveau de service équivalent, les seuls facteurs différenciant au niveau du prix seront le coût de la production (avantage Chine) et le coût du transport (avantage France, mais le transport c’est peanuts) ; au bilan c’est le produit chinois le moins cher. Si le produit chinois peut être importé sans contraintes, et ainsi se retrouver dans les rayons aux côtés du produit français équivalent mais plus cher, en consommateur attentif à à son pouvoir d’achat, je vais acheter le produit chinois.