OK, sur la base de cet article, je suis d’accord avec vous pour dire que le CEA n’a pas la neutralité nécessaire pour qu’une évaluation des retombées des essais militaires français en Polynésie réalisée par cet organisme, puisse être considérée comme indépendante. C’est une histoire d’expertise et de contre-expertise. Car il y a là des enjeux politiques, et juridiques probablement.
Mais notre discussion tourne autour d’études qui n’ont que des enjeux scientifiques. Il s’agit juste de comprendre des mécanismes biologiques. Et en matière de sciences, ce qui crée la crédibilité, ce qui vaut « contre-expertise », ce n’est pas l’indépendance par rapport à un état ou une compagnie (sinon, aucune publication scientifique, ou quasi, ne serait digne de foi), mais d’abord la confrontation avec la communauté scientifique, le débat entre les chercheurs.
Donc je ne suis donc pas d’accord avec vous pour dire que, sur ce sujet là, une étude émanant du CEA ne serait pas valable. Par contre, je serais tout à fait prêt à recevoir des études ou des commentaires contradictoires émanant de scientifiques reconnus.
Et, quoi qu’il en soit, les études et observations que je vous ai citées n’ont pas été réalisées par le CEA.
« Prose » est un terme plutôt péjoratif pour des résultats de recherche.
En outre, les références que je vous donne sont citées par le CEA, mais n’émanent pas que de cet organisme.
Quoi qu’il en soit, je ne vois pas pourquoi une étude publiée ou citée par le CEA ne serait pas digne de foi.
Le CEA est un organisme public de recherche qui travaille en suivant les protocoles et l’éthique professionnelle en vigueur à l’échelle internationale en matière de recherche scientifique.
Je ne vois donc pas très bien ce qui vous permet de remettre en cause l’objectivité de cet organisme en matière de sciences et la valeur scientifique des études qui en émanent.