Je dois vous avouer que je n’ai pas tout à fait la même vision que vous de la place de l’humanité dans le cosmos, ni de la manière dont chacun peut s’arroger le droit de juger ses semblables.
On peut s’élever contre le comportement agressif de l’homme vis à vis de son environnement, sans pour autant verser dans le nihilisme.
Je vous fait une suggestion tout à fait provocatrice et qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre, dans le seul but de vous remettre à votre place parmi vos semblables : pourquoi, plutôt que de juger les autres comme vous le faites, ne tirez vous pas les conséquences, en ce qui concerne votre propre personne, de votre dernière phrase ? Vous pourriez à peu de frais apporter votre pierre à une oeuvre salutaire qui consisterait à débarasser la planète de cette espèce parasite ...
Je ne crois pas du tout que cela soit le cas de la part des exploitants nucléaires, qui ont complètement intérêt à maintenir un niveau de sûreté maximal. Voir, à titre d’illustration, l’article de J. Foos mentionné plus haut. Et ce n’est pas parce que le vivant serait capable de développer des défenses contre les radiations, que les rayonnements ionisants, même à faible dose, ne présenteraient aucun danger. De même le soleil peut-il être bénéfique, ou présenter des effets nocifs, selon l’intensité du rayonnement, les circonstances, ou bien l’individu qui s’expose ...
Donc je poursuis et j’en reviens à ma question initiale : que faites vous des observations rapportées dans l’article de J. Foos, concernant des populations humaines exposées à des faibles niveaux de radioactivité artificielle, comme les espèces sauvages de Tchernobyl, et qui comme elles n’ont pas eu l’air d’en pâtir (exemple : constat d’une incidence moindre des décés par cancer chez une population de 10 000 individus à Taïwan, ayant été exposée involontairement pendant plusieurs années à des doses supérieures à la normale ; observation rapportée en 2003 au congrés annuel de la Health Physics Society) ?
Car vous conviendrez que cette observation vient infirmer votre hypothèse selon laquelle seules les espèces sauvages seraient capables de développer des mécanismes de défense contre la radioactivité.
Comme je vous l’ai déjà expliqué, l’article de SDN que vous m’avez donné en référence ne remet pas en cause cette observation.
Pardonnez moi mais je ne suis toujours pas sûr de bien comprendre le point de vue que vous développez à travers votre article. Je ne parle pas de vos opinions au sujet de l’industrie nucléaire : là, c’est tout à fait clair ! Mais ce n’est pas là dessus que je souhaite vous interroger. C’est sur votre interprétation du reportage d’Arte et ce que vous en déduisez d’un point de vue scientifique.
Bon, je reprends.
Premier point :
En me basant sur votre dernière réponses à mes commentaires,je comprends que vous accordez du crédit aux observations scientifiques faites à Tchernobyl sur des espèces sauvages (comprendre non humaines ou non domestiques). Moyennant un raisonnement sur la base du nombre de chromosomes (dont les espèces sauvages sont pourvues en plus grand nombre), vous en déduisez même une hypothèse selon laquelle ceratines espèces sauvages seraient armées pour se défendre contre la radioactivité, contrairement à l’homme (le tout au conditionnel bien entendu).