35 ans, ingénieur Télécom de formation. Je suis consultant en solutions pour centres d'appels chez un grand intégrateur Européen.
Je suis également webmaster de http://www.paris-vientiane.fr
JJ il muratore
Je ne sais pas si l’attaque concernant le caractere peu constructif de certains commentaires m’était destinée (si c’est le cas, je pense que vous non plus vous n’avez pas lu le document dont j’ai indiqué le lien), mais je me permetrais juste une remarque par rapport à ce que vous dites.
Qui met en oeuvre la "marchandisation" des productions artistiques ?
- Ceux qui defendent la mise en oeuvre d’une adaptation d’un système existant mais en l’état illégal, permettant une diffusion massive de toutes ces productions artistiques pour un cout dérisoire (adaptation nécessaire pour que les échanges faits via ce système apportent leur juste contribution au financement de la création -mais pas plus-) ?
- Ou ceux qui font tout pour empecher le développement de ces échanges, d’abord en refusant d’adresser ce media (diffusion sur internet), puis, lorsqu’ils le font enfin, refusent d’adapter leur modèle économique à ce nouveau media, Organisant la rareté avec des DRM ou des morceaux vendus à l’unité ?
Pour moi, ca ne fait aucun doute, c’est la seconde catégorie. Vous n’etes aps d’accord ?
A partir du moment ou la diffusion n’a plus de cout, elle n’a plus de valeur (contrairement au process de création, qui lui conserve un cout fixe à volume de création égal), et elle peut (doit) donc etre illimitée.
Plutot que de partager le cout de rétribution des auteurs entre quelques privilégiés, un système basé sur la légalisation d’échanges massifs et illimités permettrait de faciliter considérablement l’accès à la culture et donc la diversité culturelle (à condition bien sur que le mécanisme de redistribution des sommes collectées soit irréprochable). Ce n’est pas ce que vous souhaitez ?
C’est pourtant bien la raison d’etre des Artistes, non ? Etre entendu et écoutés par le plus grand nombre possible ! Un artiste digne de ce nom a un message à faire passer, des choses (opinions, sentiments) à partager... le meilleur modèle pour lui est donc celui qui lui permet de toucher le plus grand nombre (à condition bein sur que ce modele préserve ses revenus). Dans ce contexte, toutes les offres légales actuelles, basées sur un modele de diffusion "centralisé" (donc couteux et limité) ne pourront jamais égaler l’efficacité des réseaux d’échange (en terme de maitrise des couts mais aussi de diversité des catalogues).
Mon calcul pour 1To a été fait sur la base des éléments que vous avez posté plus haut.... si il y a une erreur d’interprétation de ma part, et comme vous semblez tres bien maitriser cet aspect précis du problème, je vous serai gré de corriger.
Si vous aviez suivi le lien que j’ai indiqué plus haut (dans ma premiere réponse à votre article), vaus auriez vu que mon argumentation sur le sujet est pour le moins construite, élaborée, et en aucun cas anomyme.
Mais je ne vais pas coller ici, dans les commentaires, les dizaines de pages que j’ai pu écrire sur le sujet, dont d’ailleurs quelques uns des principaux arguments (auxquels vous n’apportez bien entendu aucune contre-argumentation valable) ont déjà été tres bien résumées par les premiers commentateurs.
Je viens de faire le calcul pour un disque dur externe de 1 To (ce qui devient la norme en terme de capacité de stockage)
J’arrive à 26,9 euros HT de redevance .... pour un disque qui doit couter HT 100 euros environ (on en trouve meme à 100 euros TTC), avouez que ca calme (26,9%) ! Pensez encore à celui qui achete ce disque pour stocker ses films de vacances ! +27% sur le prix totalement injustifiés dans son cas !
Et encore, les prix des disques durs passant leur temps à baisser, dans 1 ou 2 ans, quand ces disques couteront la moitié de leur prix actuel, les la redevance représenteront 60% du prix de disque, plus de la moitié du prix total ! C’est vraiment du grand n’importe quoi !
Et l’auteur de l’article ose nous sortir "Il s’agit là d’un dispositif souple et juste pour toutes les parties." : S’agit-il d’un culot monumental de la part de quelqu’un qui travaille à la solde du lobby des majors ou de la simple imbécilité ? J’ose espérer qu’il s’agit plutot d’une profonde méconnaissance du sujet (l’auteur semble avoir certaines connaissances tres approfondies sur le sujet, mais se contente malheureusement d’une vision partiale et surtout très partielle du problème qu’il aborde)
Quelle vision élaborée et construite du problème !!!
Sérieusement, vous avez lu les différents arguments développés dans les commentaires précédents ?
Pour répondre point à point :
"Franchement, vous accepteriez que votre travail ne vous rapporte rien ? "
Certains artictes, ceux qui placent leurs oeuvres sous licence libre, OUI...
"tout le monde sait que le téléchargement illégal est le sport national pratiqué par tout le monde"
"Et vous venez pleurer parce qu’on vous fait payer des taxes dérisoires pour les droits d’auteur des artistes ? "
Déjà la redevance pour copie privée n’autorise en rien les échanges via P2P. Il s’agit de deux choses différentes. Si le fait de payer la redevance rendait légal les échanges via P2P, on pourrait commencer à discuter. Mais là, on nous demande de payer non pas pour les oeuvres obtenues par téléchargement P2P, mais juste pour chaque copie à usage personnel que l’on fait d’une oeuvre dont on a déjà acquis et payé un premier "support" (CD, ou fichier souvent DRMisé...)... ce n’est pas du tout la même chose.
D’autre part, bien que ce bidule s’appelle "redevance", il s’agit en fait d’une taxe puisqu’elle s’applique aveuglément à tous les usagers de ces supports, y compris ceux qui n’ont rien à voir avec l’usage que cherche à rémunérer la redevance. Voici une des raisons pour laquelle cette redevance est inaceptable !
Enfin, faite le calcul, le montant des taxes est loin d’etre dérisoire : il multiplie facilement par 2 voire plus le cout des CD et DVD vierge. Sur un disque dur, on atteint vite 20% ou 30% de la valeur du disque, etc...
"et de deux ; chacun a maintenant accès, sur des sites dispensateurs de musique gratuite, à l’ensemble du répertoire mondial (deezer, entre autres...)"
Vous rigolez ? Si vous vous contentez d’écouter les derniers tubes à la mode, OK, deezer "le légal" fera votre affaire (reste à voir si leur modèle économique est pérène). Mais si vous vous intéressez à des choses un peu rares, anciennes ou plus exotiques, en dehors des réseaux P2P, vous aurez bien peu d’espoir de trouver votre bonheur. Rien que ca justifie que l’on préfere utiliser les réseaux P2P pour accéder aux oeuvres audio/vidéonumériques... indépendament meme de la notion de gratuité qui effectivement pose problème (il n’y a plus de cout de diffusion, il est donc hors de question de demander à l’internaute de les payer, mais il y a toujours des couts de "création" que l’internaute téléchargeur doit effectivement contribuer à amortir... reste à mettre en place le bon mécanisme pour ca.... un mécanisme juste et équitable pour tous... c’est à dire tout l’inverse de cette ignoble redevance pour copie privée qui repose betement sur la vente de supports physiques)