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Thucydide

Thucydide

Biologiste de formation, informaticien de profession.

TOC (troubles obsessionnels compulsifs) : sauvegarde de la biodiversité ; croissance durable ; maîtrise démographique ; instruction pour tous et recul des obscurantismes ; sciences ; histoire ; musique ; sports ; etc. ; etc.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/12/2005
  • Modérateur depuis le 29/12/2005
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Derniers commentaires



  • Thucydide Thucydide 6 janvier 2006 14:15

    Saluons cet article, qui relance un débat sans cesse occulté par des lustres de rapports flatteurs non dans leurs résultats, mais dans la façon dont ils sont présentés (tout est question de choix des paramètres). Je ne connais pas grand-chose à la mécanique, mais depuis des décennies que la question du diesel me tarabuste à cause de la suie déposée sur les monuments ou sur mes vêtements et dans mes poumons, je lis ou j’entends régulièrement : « cette fois, c’est la bonne, les nouveaux moteurs diesel sont réellement moins polluants ». Non seulement ce constat prouve implicitement que, la fois précédente, on nous a raconté des bobards, mais surtout, invariablement, dès que ces mêmes véhicules « ultra-sophistiqués » vieillissent un peu, on les retrouve pétaradant sur les routes, le cul noir de suie. La nouvelle génération me donnera-t-elle tort ? Espérons. Je ne connais pas d’étude qui évalue précisément le rendement pratique -à l’usage- des filtres à particules (à quelques-unes des particules, devrait-on dire). En théorie, c’est bien joli, tout le monde est censé en être équipé, mais en pratique, il n’y a qu’au moment du contrôle technique qu’on se préoccupe de savoir s’il fonctionne correctement (idem pour les pots catalytiques, d’ailleurs). Donc, existe-t-il des études -non commanditées par les constructeurs automobiles ou l’état- qui évaluent l’efficacité réelle de ces mesurettes qui font l’effet d’un cautère sur une jambe de bois ?

    Certes, les constructeurs français ont beaucoup misé sur le diesel, et on ne voudrait pas les pénaliser du jour au lendemain en le vouant aux gémonies. Mais depuis les années 80, les occasions de se diversifier ou de se reconvertir n’ont pas manqué, encore fallait-il que les politiques infléchissent leur discours et, en douceur mais avec détermination, leur fiscalité. Pourtant, une fenêtre s’était ouverte en ce sens il y a moins de dix ans, le diesel était au centre des contestations. Allait-on enfin faire reculer le tout-diesel ou le tout-camion ? Le problème a une fois de plus été repoussé aux calendes grecques devant la difficulté de vaincre certaines résistances, et le diesel est reparti de plus belle, malgré ses rejets cancérigènes. Sans nier qu’il a quand même dû s’améliorer au fur et à mesure, les efforts de recherche n’auraient-ils pas été plus rentables s’ils avaient été consacrés à d’autres pistes ?



  • Thucydide Thucydide 3 janvier 2006 15:53

    Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais le but de ce bon condensé est simplement de nous informer, j’imagine, sans chercher à ouvrir de débat. Ceci dit sans nier l’interêt de celui que vous soulevez, Sylvain. Peut-être à l’occasion d’un autre article ?

    Justement, je voudrais poser une question terre-à-terre : comme je n’ai pas la patience de lire les 225 pages du rapport (je n’essaye même pas, honte sur moi), je serais intéressé de voir développés les inconvénients de l’open source (ils n’apparaissent pas ci-dessus). Et en particulier, si ces inconvénients croissent ou décroissent avec l’importance de l’utilisateur -de simple particulier à très grosse multinationale, avec toutes sortes de normes et de standards qu’on imagine.

    Merci.



  • Thucydide Thucydide 2 janvier 2006 11:28

    A l’intention de l’anonyme et amical amateur d’Asimov [auteur de science-fiction ayant écrit entre autres la saga des « Robots » et celle des « Fondation », dans laquelle est imaginée la planète Trantor, entièrement couverte de constructions humaines et située au centre de la Galaxie] : je ne pense pas qu’il faille compter sur la pression démographique pour doper la conquête spatiale ni, à l’inverse, compter sur cette dernière pour résoudre les problèmes d’environnement. La découverte de l’Amérique par les Européens n’a pas entraîné d’exode massif et a été motivée essentiellement par le profit. Et l’émigration n’était pas une partie de plaisir, il fallait d’impérieuses raisons pour s’y résoudre. De même, en ce qui concerne l’espace et le système Solaire, on imagine mal qu’il puisse être attrayant de s’expatrier de notre douce planète bleue pour des mondes effroyablement hostiles avant de nombreux siècles (sauf bouleversement majeur dans nos connaissances physiques fondamentales). C’est donc dès maintenant qu’il faut choisir de préserver ce qui peut l’être. De ce point de vue, l’héritage biologique de notre planète Terre est à mettre au moins sur le même plan que notre héritage historique, et encore, il reste beaucoup plus facile de reconstituer le parlement de Rennes qu’une espèce disparue.



  • Thucydide Thucydide 2 janvier 2006 11:26

    Certes, mais toutes ces éruptions ne revêtent aucun caractère exceptionnel dans l’équilibre terrestre. Les extinctions qu’elles provoquent sont généralement locales. Il est vrai qu’en termes d’extinctions de masse, de nombreux spécialistes pensent que une activité volcanique exceptionnelle des trappes du Deccan en Inde serait à l’origine de l’extinction des dinosaures. C’est la théorie principale juste après celle d’une collision avec une météorite géante. Mais même si c’est cette théorie qui est la bonne, il s’agit bel et bien d’un phénomène exceptionnel. Pour le reste, les fluctuations de l’activité volcanique terrestre ont probablement à intervalles beaucoup plus réguliers une influence sur le climat (refroidissement par obscurcissement de la lumière solaire ou, au contraire, réchauffement par effet de serre, les deux cas de figure sont possibles). Mais dans le cas de l’homme, le problème, c’est que les bouleversements profonds de l’environnement se font sur plusieurs fronts simultanément, et pas seulement sur celui des perturbations climatiques. D’où le fait qu’on considère de plus en plus que l’action de l’homme est comparable à une de ces extinctions de masse qui ne se produisent que toutes les quelques dizaines de millions d’années. Et le problème reste celui-ci : il ne s’agit pas seulement de déterminer si l’humanité a le droit de le faire, mais si elle a intérêt à le faire, sachant que ces bouleversements sont irréversibles, à moins que l’espèce humaine ne périclite.



  • Thucydide Thucydide 30 décembre 2005 12:06

    La question n’est pas là... Bien sûr que les variations induites par l’homme ne sont ni les premières, ni les dernières. En fait, l’homme est actuellement l’auteur de la plus grosse extinction de masse depuis celle des dinosaures, et au rythme actuel, en quelques siècles, cette extinction sera très vraisemblablement au moins comparable à celle de l’extinction permo-triassique (90 % des espèces rayées de la carte). Bien sûr, le monde vivant s’en remet, de ces extinctions, qui sont des cycles naturels, et même, à échéance de quelques millions ou dizaines de millions d’années, la biodiversité finit par être supérieure à ce qu’elle était.

    Seulement, il y a deux petits problèmes : 1/ L’évolution repart de plus belle, parce qu’après une grosse catastrophe (ou au moins, un gros bouleversement), tout rentre dans l’ordre et la stabilité revient. Là, dans notre cas, la stabilité, tout rentre dans l’ordre équivaut probablement à : disparition de l’espèce humaine. Je n’y tiens pas particulièrement, et je suis sûr que la plupart d’entre vous non plus. 2/ Même si l’homme arrive à stabiliser son environnement (soyons optimiste contre toute raison : stabilisation de la population mondiale, préservation d’espaces naturels en quantités suffisantes), avez-vous envie d’attendre 1 à 5 millions d’années que la biodiversité revienne ?

    Mieux vaut ne pas compter là-dessus, et chercher simplement à préserver le maximum tant qu’il est encore temps, voilà tout. Il ne s’agit pas seulement de s’apitoyer sur ces pauvres bestioles qui disparaissent, il s’agit, égoïstement, d’avoir envie de garder un monde riche et varié, et pas la planète Trantor d’Asimov.

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