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trevize

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Juste un être humain conscient que son point de vue sur le monde est unique car personnel, et probablement pas partagé dans son ensemble avec les autres humains qu'il considère tout de même comme ses frères quelles que soient leurs opinions.
Conscient aussi que le savoir, l'information, est la seule richesse que nous sachions réellement créer, que la liberté de circulation des informations est la clef qui ouvre la porte vers les autres libertés, et que l'éducation et la recherche sont les seuls outils que nous ayons à notre disposition pour obtenir cette liberté.
 

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  • Premier article le 24/12/2014
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Derniers commentaires



  • trevize trevize 17 juin 2014 20:54

    Les maths ne doivent être qu’une béquille, pas l’alpha et l’oméga.

    Les modèles mathématiques ne sont pas l’univers. Ils sont une représentation humaine transposée.

    La physique c’est les labos, l’observation, les expériences reproductibles et infaillibles, ensuite la théorisation définitive.

    C’est un peu paradoxal ce que vous dites... Et en même temps très caractéristique du dilemme dans lequel la science est encore plongée.

    Parce qu’en fait, quand on y réfléchit bien, le seul monde réel dont nous sommes capables de parler, le seul sur lequel on peut théoriser, ce sont ces fameux modèles mathématiques. Une théorie scientifique, c’est un ensemble de mots ordonnés, soit un objet mathématique.

    Il n’y a pas d’expériences infaillibles. Si c’est infaillible, c’est non réfutable, si c’est non-réfutable, ce n’est pas scientifique. 

    Il n’y a pas de théorisation définitive. Tout ce qu’on a, ce sont des modèles qu’on améliore. S’installe avec eux une dialectique au cours du temps : nous appliquons la théorie au monde réel, puis la complétons, la rectifions en fonction des nouvelles observations et découvertes.

    En fait nos sens ne sont pas infaillibles (sens directs naturels, ou sens synthétiques, tout nos instruments d’observation), tout comme notre raison. On croit toujours que telle découverte, quand elle sera faite, sera la solution à tous nos problèmes. Mais la recherche c’est jamais fini ! c’est le fameux paradoxe d’Achille et de la tortue.

    On peut avoir confiance en nos théories, en nos modèles, mais une confiance relative, toujours garder à l’esprit que ce ne sont que des théories. La répétition des expériences ne sont pas suffisantes pour accorder à une théorie le statut de « Vérité Définitive ». Une théorie définitive serait une théorie dynamique, qui contiendrait en son sein le germe de son évolution face aux découvertes futures, plutôt que de se défendre médiocrement derrière des « expériences répétées infaillibles » pour défendre son dogme. En particulier, puisque nous ne produisons que des théories, le fait qu’une nouvelle théorie en contredise une plus établie, ne devrait en aucun cas être suffisant pour discréditer la nouvelle. Seule l’expérience peut la valider ou l’infirmer.

    Pour cette théorie d’univers électrique, je me dis pourquoi pas après tout, de toutes façon, on sait depuis einstein qu’énergie et matière sont de même nature. Et ça ne remettrait pas fondamentalement en cause les connaissances que nous avons à ce jour ; je veux dire, les centrales nucléaires fonctionnent, que l’univers soit électrique ou pas. 

    Et oui, je suis bien d’accord avec vous il y a pas mal de bricolage théorique pas fondé sur grand chose en physique ces derniers temps.

    Mais après tout, la réalité c’est flou, différentes théories peuvent coexister en parallèle, du moment qu’on accepte que de toutes façons elles ne sont qu’une construction humaine, proche de la réalité mais ne s’y confondant jamais.

    Pour l’interdisciplinarité, je suis là aussi on ne peut plus d’accord, c’est une pratique qui devrait plus se répandre. On a découpé le savoir en tous petits bouts, distingué tout ce qu’il y avait à distinguer, il serait temps de rassembler à présent.



  • trevize trevize 17 juin 2014 17:23

    « Quittez les maths, l’univers est physique, et compréhensible avec toutes les techniques dont nous disposons aujourd’hui. »
    Je ne comprends pas comment on peut faire de la physique sans mathématiques.



  • trevize trevize 17 juin 2014 16:14

    Religion, philosophie, mythe, ou science, tout ça est du même domaine : celui de la loi, de la règle, l’humain construit des systèmes qui organisent, qui donnent du sens.
    Je pense que vous confondez religion et spiritualité. Jamais je ne vous dirais que toutes les réponses sont dans la bible ou dans un autre bouquin. Je ne dis pas non plus que la science est une vaste supercherie ; il faudrait être fou ou aveugle pour affirmer ça.

    La science, c’est le savoir, c’est le sens étymologique du mot science (latin scientia) . La « science officielle » actuelle , ne détient pas toute la scientia de l’univers. Déjà, de larges pans de savoir, de pratiques et de connaissances humaines n’intéressent pas la science : religion, art...
    Et dans ces champs de savoir que la science laisse en jachère, il y a éventuellement quelques petites perles qui pourraient lui donner des directions où progresser. Tout ce qu’on appelle pseudo-science peut nous apporter quelque chose un jour ou l’autre. Il n’y aurait pas eu de chimie sans alchimie, et pas d’astronomie sans astrologie.

    Heureusement que des personnes comme Freud ou Jung n’ont pas eu l’étroitesse d’esprit qui domine à notre époque. Freud a bâti sa théorie sur un mythe grec. Jung a étudié des centaines de mythes et de croyances, de toutes sortes de régions du monde, et a montré les grands schémas qui les sous-tendent. En bon scientifique, il a fait une observation : les thèmes des mythes de différentes régions se recoupent, et sont appariés aux délires des psychotiques, et il a cherché des explications.

    L’idée, c’est que les mythes et les croyances sont des formes primaires d’expression, qui peuvent donc contenir, à l’état brut, des vérités très importantes. Jung expliquait par exemple la croyance en l’immortalité de l’âme, comme une forme archaïque, instinctive, de la loi de conservation de l’énergie. Lorsqu’il s’est brouillé avec Freud, c’était pour une cause simple : que dieu existe ou n’existe pas, que les phénomènes paranormaux soient de la supercherie, ou pas, des gens y croient. Pourquoi croient-ils à cela ? Pourquoi et comment les mêmes idées archaïques peuvent-elles être générés par différentes personnes ?

    Comment comprendre le fonctionnement de l’univers si nous ne nous comprenons pas nous-même ? Et comment comprendre l’humain si on refuse de prendre en compte tous les phénomènes qui le caractérisent ? En affirmant que les mystiques ont tort, la science nie une partie des faits, et donc d’une partie de la vérité.



  • trevize trevize 17 juin 2014 14:03

    @philippe913

    J’étais comme vous autrefois, j’avais une vision très tranchée du monde dans lequel nous vivons. La science ne détient la vérité que jusqu’à ce qu’on ait trouvé où elle se trompe ! Le simple fait d’afficher une forme de hargne à « défendre » la science en dénigrant les « croyances et superstitions » comme vous dites, montre que vous êtes vous aussi dans la croyance ! Vous défendez votre dieu science. Dans tout savoir, il y a au moins une petite part de foi.
    Vous avez un bon article sur avox sur le sujet.

    Le hasard n’est que la conséquence de causes que nous n’avons pas perçues. Nous ne sommes pas omniscients, nous n’avons pas connaissance de tous les phénomènes à l’oeuvre dans l’univers ; et ces phénomènes et leurs conséquences visibles sont ce que nous appelons le hasard. Je ne dis pas que ces phénomènes « nous dépassent » dans l’absolu, ce sont simplement des domaines d’étude que la science n’a pas encore exploré.

    Si vous voulez un exemple de sagesse millénaire que la science redécouvre : le principe du ying et du yang, la dualité, en est un bon. Les anciens savaient que nos sens nous trompent, que « tout ce que je sais c’est que je ne sais rien », et que la réalité est beaucoup moins tranchée que ce que nous percevons. C’est nous qui mettons des limites entre les choses, et qui fabriquons ainsi l’illusion dans laquelle nous vivons. La réalité est continue et nous la voyons en pointillés.



  • trevize trevize 17 juin 2014 12:20

    Bonjour, article plus qu’alléchant, mais comme d’autres je me sens un peu blousé, comme dans ces émissions télé où il faut attendre le dernier tunnel de pub pour mater un peu de fesse... :D

    Blague à part, pour Darwin, vous dites qu’il s’est planté, mais que l’évolution est à garder ; rien de nouveau sous le soleil, il n’avait pas toutes les infos, et sa théorie a beaucoup... évolué depuis. La théorie de l’évolution de maintenant est bien différente de celle de Darwin.

    Par exemple, le bel arbre des espèces, avec ses branches à sens unique, n’existe pas. Il ne s’agit pas d’un arbre, mais d’un graphe, un réseau, les branches peuvent communiquer entre elles. On croyait au début que c’était assez rare, mais on a de plus en plus de preuves que ça ne l’est pas.

    Par exemple, on sait depuis longtemps que les bactéries s’échangent des gènes.
    On sait aussi maintenant que nous avons une certain portion d’ADN héritée directement de Néandertal .

    Les arbres aussi mettent à jour leur (code source) heu pardon leur ADN régulièrement, en s’en échangeant des petits brins.

    Voilà voilà, j’espère que je n’ai pas cassé le suspense et que vous avez plus que ça à nous fournir !

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