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trevize

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Juste un être humain conscient que son point de vue sur le monde est unique car personnel, et probablement pas partagé dans son ensemble avec les autres humains qu'il considère tout de même comme ses frères quelles que soient leurs opinions.
Conscient aussi que le savoir, l'information, est la seule richesse que nous sachions réellement créer, que la liberté de circulation des informations est la clef qui ouvre la porte vers les autres libertés, et que l'éducation et la recherche sont les seuls outils que nous ayons à notre disposition pour obtenir cette liberté.
 

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  • Premier article le 24/12/2014
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Derniers commentaires



  • trevize trevize 14 juin 2014 20:42

    "De plus, la décentralisation tant attendue par certains ne l’est pas par une majorité de la population qui ne souhaite pas plus d’autonomie et de liberté, mais une meilleure protection de la part des autorités…« 

    Hé oui, de bien bonnes idées, mais il faut encore attendre que tout le monde ait fini d’expurger sa peur et sa haine, atteigne un autre point de vue, pour qu’on puisse enfin passer à la suite.

    Parce que tant que les gens en seront réduits à chercher des boucs émissaires (USA, capital, europe, finance, mondialisation, étrangers...), à s’accrocher à des reliques (la nation) et des rituels (le vote papier), on ne pourra pas penser à un vote numérique, ni à une réelle démocratie numérique.
    Tant qu’ils auront plus peur de la monnaie décentralisée que de la crise et de leur banquier, les monnaies numériques resteront une anecdote.
    Tant qu’ils utiliseront le raisonnement primaire »technologie = nouveau = inconnu = flemme de chercher à comprendre = tabou, mauvais, vite m’opposer à la technologie« ou »je suis pauvre, je suis gentil, donc les pauvres sont gentils, donc les riches sont méchants, les riches sont néolibérocapitalistomondialistes, donc moi je dois être tout le contraire, gauchosocialocommunistonationaliste« on sera condamnés à rester au purgatoire, à essayer de toutes les manières possibles de les faire changer d’idées, pour finalement ne récolter que des insultes, genre suppôt du capital, nazi, idiot utile, ou encore mieux : »zombi anesthésié par la propagande" (le comble quand même !).

    Oui, notre monde est beaucoup trop gros, il faut qu’on le segmente de nous-même, ou bien il éclatera tout seul.
    Il faut tout décentraliser : politique, justice, surveillance, production de biens, de monnaies et d’énergie... Si on devient tous banquiers, juges, ouvriers et politiciens à la fois, alors on mérite leur salaire (au moins le temps de s’apercevoir que ce sont les machines qui bossent à notre place)

    Privatiser, c’est transférer le pouvoir de l’état vers les citoyens. Jusqu’à présent, seul le capital en tire des bénéfices. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut défendre le système actuel à tout prix ! On peut privatiser n’importe quoi de façon démocratique. EDF pourrait être une simple association, sans but lucratif, à laquelle tous les français seraient adhérents. Chaque citoyen aurait le même pouvoir au sein de cette structure, mais un pouvoir direct, pas une bête délégation de voix.



  • trevize trevize 13 juin 2014 22:01

    Le capital ne crée pas la richesse. Avoir un gros tas de billets, ou même une usine ne produit rien en soi.
    Le travail ne produit pas vraiment de richesse non plus. Tous les prolétaires vous le diront : leur travail leur rapporte à peine de quoi survivre.

    Ce qui crée la valeur c’est l’échange.

    Si je trouve le bon gogo, je peux vendre une babiole presque sans aucune valeur (exemple : une biscotte avec une tache qui ressemble à la tête de jésus ), contre un paquet monstrueux d’argent, et chacun des deux aura l’impression d’avoir gagné quelque chose (moi, un paquet de biftons, et le gogo une relique sacrée)

    Par contre, je peux avoir une usine hi-tech, si ma chaîne de production est mal réglée, mes produits m’auront coûté une fortune mais n’auront aucune valeur. Même si la production se passe bien, si mes produits ne trouvent pas d’acheteur (produit dépassé technologiquement , de mauvaise qualité...) mes produits n’ont alors aucune valeur.
    Si je ne suis pas efficace, que je passe trop de temps ou gaspille trop de ressources dans ma production, alors la valeur de mes produits ne reflétera pas le travail qu’il m’a coûté.
    Ce qui compte c’est l’échange ; si les deux parties sont satisfaites, ou du moins que la satisfaction de l’un dépasse l’insatisfaction de l’autre, alors il y a création de valeur.

    Chaque individu a son propre système de valeur. L’argent n’est qu’une des innombrables tentatives de l’humain d’établir une échelle de valeur universelle. C’est aussi certainement la plus lamentable et l’un de nos plus cuisants échecs en la matière ; mais à quelque chose, malheur est bon, car il paraît que nous apprenons en faisant des erreurs...



  • trevize trevize 12 juin 2014 13:59

    Ce monsieur apporte une vision tout à fait révolutionnaire du monde qui nous entoure . Il l’a exposée dans de très nombreux ouvrages, c’est donc à la disposition de tout le monde.
    Que peut-il faire de plus ? il n’est qu’un homme pas un dieu, un prophète ou un héros. Et encore moins un dictateur ; devrait-il obliger les gens à lire ses livres et appliquer ses idées ?

    La pensée complexe est au coeur de ses travaux. Elle nous apprend par exemple que tous les clivages sur lesquels les français s’arc-boutent et se déchirent son dépassables, que des notions comme individualisme et collectivité par exemple, sont complémentaires et pas antagonistes.
    Mais le français moyen n’a que faire de ce concept. Il a sa petite vision du réel et fait tous les efforts possibles pour ne pas en changer. Le gentil, c’est toujours lui, et la cause de ses malheurs vient toujours de l’extérieur.



  • trevize trevize 12 juin 2014 11:28

    Pour voir les effets, encore faudrait-il que la population soit informée de ses travaux et s’empare de ses idées. Pour ça, il faut les lire, au lieu de regarder star academy (version musicale ou politique)



  • trevize trevize 11 juin 2014 23:13

    Bon article.

    Ce que je retiens : puisqu’on parle de propagande, c’est que nous ne sommes pas entièrement hypnotisés, que cette propagande n’est pas efficace à 100% ; autrement, on ne s’en rendrait pas compte, et ce qu’on appelle propagande, nous l’appellerions tous « Vérité absolue » avec un air béat sur la figure.

    "Cette interprétation, la théorie du complot, est elle aussi une interprétation préconçue des faits qui nous dispensent d’une double mission sacrée : celle de notre souveraine réflexion, et celle de nous remettre en question, car la faute vient d’un autre, nous ne sommes que des victimes. « 

    ça me paraît évident ! Mais du coup, vous balayez d’un revers de la main toutes les »interprétations dissidentes de la réalité« qui ont en commun ce fatalisme, on ne peut rien y faire, »ils« sont trop forts et »ils« contrôlent tout. Toutes ces constructions mentales, aussi douillettes que fragiles, sont élaborées de façon à protéger de l’angoisse provoquée par les événements que nous vivons depuis une bonne dizaine d’années, toutes ces mutations que la société humaine subit à un rythme jamais égalé dans toute l’histoire. Vous vous attaquez à leur amour-propre ! Ces théories leur permettent de ne pas se remettre en question (opération fort douloureuse) en projetant la cause de leurs malheurs sur une cause extérieure.

    Et oui, en général, la phase suivante, quand l’esprit a bien été gavé par les média, quand il a épuisé toute sa réserve de peur déchaînée sur tel ou tel sujet (politique, économie, écologie...) vient la phase de la colère. Le populo, excédé de s’être laisser rouler à l’insu de son plein gré, comme un enfant qui apprend à dire non, comme un ado en révolte, va s’opposer purement et simplement à la propagande, selon la logique suivante : je ne comprend pas les évolutions du monde, »c’était mieux avant, alors je m’oppose pour bloquer la situation. « ils » me veulent du mal alors je vais faire tout le contraire de ce qu’« ils » me disent de faire.

    Puis vient l’âge adulte, où on apprend à faire la part des choses, on comprend que le monde est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, que chaque conséquence a de multiples causes, que les affrontements sur base d’oppositions gauche/droite capitalisme/communisme individualisme/collectivité n’ont pas vraiment de sens ; la vérité est toujours quelque part entre les deux.

    Des exemples ?

    Les capitalistes et les communistes n’ont ni tort ni raison, et leur dispute est vaine. Ce qui crée la valeur, ce n’est pas le capital, ce n’est pas le travail, c’est l’échange.

    C’est pas parce que le présent est pourri qu’il faut se tourner vers le passé.

    Révolution, du latin revolvo : retourner en arrière. Pourquoi ne pas ouvrir les yeux, regarder autour de nous et tenter un bond vers l’avant pour une fois ?

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